Débarcadère, port et halte nautique de Blaye, Fort Médoc, drague Anita Conti, Port de Lamarque, estuaire
Il est temps de quitter Blaye et sa citadelle (et d’en finir – pour aujourd’hui, du moins ! – avec l’apprentissage du nouvel éditeur WordPress).
Sur le port, piétons et véhicules attendent d’embarquer. Beaucoup de vacanciers mais aussi quelques abonnés du Trans-Gironde.
Un peu plus loin, sur le quai de la halte nautique, on pêche à la ligne et au carrelet.
16h30 : le bac Sébastien Vauban largue les amarres ! Nous retraversons le « verrou de l’estuaire », entre l’île Nouvelle et l’île Pâté, dont le fort, propriété privée fermée à la visite, reste hélas invisible via cet itinéraire (décidément, une nouvelle escapade sur les eaux de l’estuaire est à prévoir, en plus des remparts de Blaye !).
16h50 : débarquement au port de Lamarque, où promeneurs et pêcheurs profitent de ce bel après-midi. La pêche à la crevette semble avoir été bonne… De quoi donner envie d’une pause gourmande !
Mais il est l’heure de reprendre la route, non sans avoir jeté un dernier regard sur l’estuaire, ses rivages et ses îles.
A suivre… très certainement !!
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(*) Reportage FR3 Aquitaine sur la drague Anita Conti
Pas moyen d’aller à la pêche ce 1er Avril… Pas encore l’heure de l’agneau pascal accompagné d’ail du Tarn ! Mais comment résister à quelques pancakes offerts par le KId ?!
;-)
En période de confinement, le critique culinaire de Télérama ne passe plus sa vie à table mais en cuisine. Sa mission : vous proposer tous les jours une recette simple, inspirée d’un film ou d’une série. Un plateau télé pour votre soirée, afin de réconcilier les nourritures terrestres et intellectuelles. Voici une recette spéciale confinement, […voir la recette…]
… entre villas, (cliniques, maternités)… et résidences !
Retour sur la balade du 12 Février. Siles petites rues vers St Ferdinand offrent quelques recoins pittoresques, elles ont aussi connu des transformations plus ou moins radicales et pas toujours harmonieuses…
Résidence Clara
Clara et Vue de rêve en sont deux exemples frappants.
A la fin des années 60, la villa Clara, maternité, a été rasée pour céder la place à une résidence à l’architecture bien… différente. Les villas typiques avoisinantes font presque figure de résistantes !
Résidence Vue de Rêve
En 2016, l’ancienne clinique (et maternité… décidément !) Lacaze, a été réhabilitée par le groupe Pichet, pour devenir la résidence « Vue de rêve ». On regrettera bien-sûr le fait qu’on ne naît plus à Arcachon (mais ça c’est un autre débat… et les textes risquent d’évoluer !), en revanche, on ne peut que saluer cette transformation qui reprend quelques éléments caractéristiques de l’architecture locale, comme c’est souvent le cas actuellement (dans le Coeur de ville, notamment).
Pour les défenseurs du patrimoine architectural arcachonnais, la protection des villas et la recherche d’ensembles cohérents sont une priorité. Et après les quelques dossiers brûlants de ces dernières années (musée-aquarium, POA, hôtel-casino), ce débat devrait animer la campagne des municipales, ces prochaines semaines !
Vers St Ferdinand,
sur les hauteurs d’Arcachon et en bord de plage le 12 Février 2020
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Interview Sud-Ouest du 12 Février 2020 : L’urbaniste Jean Marieu porte son regard sur la ville :
Ecouté avec attention, surtout après ce dernier état des lieux !
En résumé :
– Constat : à une époque, « disparité dans la créativité des architectes » (« pas toujours les meilleurs et souvent sans ambition esthétique » !)
– Objectif : faire ressortir une harmonie architecturale
– Eviter : démolitions de demeures anciennes et leur remplacement par des immeubles
– Un des moyens : les orientations d’aménagement et de programmation (OAP), pour remédier aux limites des PLU.
« En entrant dans cette cathédrale de béton, fais silence.
Ici, tout est rigueur, élan, rudesse, austère beauté.
La pénombre chante l’insaisissable, le divin, variable et constant comme la mer. »
André MALRAUX, ministre des Affaires Culturelles (1958-1969)
4000 églises ont été endommagées durant la deuxième guerre mondiale et 2500 ont été reconstruites, dans un foisonnement de formes originales, facilité par les nouvelles techniques de construction et les progrès de l’industrialisation du bâtiment.
A Royan, après les bombardements du 5 janvier 1945 qui détruisirent l’ancien sanctuaire néo-gothique qui datait de 1874 , il fut décidé de construire un édifice de plus grande taille, inspiré par l’esthétique des grandes cathédrales gothiques.
Notre-Dame de Royan a été édifiée en trois ans (1955-1958) par les architectesGuillaume Gillet (1912-1987) et Marc Hébrard, en collaboration avec les ingénieurs Bernard Laffaille, René Sarger et Ou Tseng. Elle est considérée comme un chef-d’œuvre de l’architecture moderne et a été classée Monument Historique en 1988
Un miracle de technique
une capacité de 2 000 fidèles
24 piliers en V de 10 à 12 cm d’épaisseur
une nef de 35 m de haut
un clocher à 56 m
un orgue de 47 jeux et 3 600 tuyaux
Un chef-d’œuvre en péril
Le clocher et son beffroi ont été restaurés de 1994 à 1996. La réparation des vitraux a été terminée en 1999.
Mis en œuvre rapidement dans un souci d’économie, le béton s’est trop vite dégradé. Le bâtiment, qui n’a jamais été terminé, a souffert de l’air maritime, salé, et d’importants travaux restent à réaliser pour assurer sa survie.
L’association pour la défense de l’église de Royan (Ader) a été créée en 2008 pour sensibiliser l’opinion et organiser la sauvegarde de l’édifice. (voir informations sur les travaux en cours)
L’orgue (classé MH en 2006), plus détérioré qu’il n’y paraissait, a vu s’interrompre sa restauration, faute de crédits suffisants. Un appel aux dons est lancé (en savoir +).
Quelques pas sous l’immense nef et la partie basse, avec un coup de cœur pour les vitraux
Chemin de croix – maître-verrier Henri Martin-Granel (1958)
Scènes bibliques – maîtres-verriers Henri Martin-Granel et fils (1995)
Maîtres-verriers Henri Martin-Granel (nef) et Claude Idoux (chœur) – ((1958)
La plupart d’entre eux, aux motifs abstraits ou géométriques, ont été dessinés par Guillaume Gillet et réalisés par le maître-verrier Henri Martin-Granel. Ceux du chemin de croix, dans la partie basse, ont une conception « 3D » d’une grande originalité. Les plus récents, conçus et réalisés par Martin-Granel et son fils en 1995 représentent des scènes de la vie de Jésus dans l’esprit d’une bande-dessinée.
Le vitrail du chœur (1958), financé par souscription, est quant à lui l’œuvre de Claude Idoux, choisi par les autorités religieuses et municipales, sans intervention de Gillet.