- Mérignac, Agenda, actualité, manifestations diverses, Bordeaux-Métropole

Éclaircie sur les vignes de Picque-Caillou et Luchey-Halde

Toujours pas de château(x) en vue ! Comme je le disais dans le post précédent, il faudra pour ceci se rendre sur leurs sites respectifs… ou participer aux portes ouvertes de ce week-end ! (*)

Une deuxième série d’images après un tour « en ville », pour quelques couleurs d’automne et se situer par rapport à Bordeaux dont on aperçoit le Tripode (CHU Pellegrin).

(*) Présentation et visite de Luchey-Halde (article du 6 Décembre 2021 – blog French Wine Love)

Picque-Caillou et Luchey-HaldeMérignac, le 1er Décembre 2021


Portes ouvertes des châteaux d’appellation Pessac-Léognan ce week-end des 4 et 5 Décembre 2021

voir dépliant

- Mérignac, Bordeaux-Métropole

Sur les vignes de Picque Caillou

Brève halte entre deux averses, à cette demeure en bordure du vignoble du château Picque Caillou, (appellation Pessac-Léognan). Je vous invite à le découvrir sur le site, ou lors des portes ouvertes de ce week-end des 4 et 5 Décembre.

Des images plus colorées (et infos sur les journées portes ouvertes) suivront !…

Vignoble Picque Caillou, Mérignac – 1er Décembre 2021

- Route des vins du Médoc, Médoc

La vigne, la tour, l’aspic… et le vin changé en eau !

Construite au milieu du XIXe siècle sur le domaine du château Haut-Batailley, la Tour L’Aspic est caractéristique de ce type d’édifice, fréquent en Médoc.

La tour permet aux propriétaires et aux chefs de culture de surveiller les équipes pendant leur travail dans le vignoble alentour. Le rez-de-chaussée sert de remise pour les outils, et offre un refuge aux ouvriers en cas de pluie.

Cette tour, à deux étages, est construite par Anne-Françoise Averous (*), qui possède le château Averous, aujourd’hui appelé Haut-Batailley. Elle est surmontée d’un dôme et d’une Vierge foulant aux pieds une vipère, symbole du Mal.

Un vin porte le nom de Château la Tour l’Aspic, petit frère du Château Haut-Batailley.

(source : Pauillac-Médoc.com)

(*) Anne-Françoise Averous fit aussi construire près de Pauillac, la grotte d’Artigues, une réplique de la grotte de Massabielle, à Lourdes, où la vierge est apparue à Bernadette Soubirous en 1858.

Afin que les pèlerins sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle puissent boire de l’eau de Lourdes elle adresse chaque année au chapelain de Lourdes un fût de son vin Haut-Bages Averous. Ce dernier lui renvoie le fût rempli d’eau de Lourdes.

(…) A l’entrée de la grotte, une inscription indique : « Allez boire à la fontaine et vous y laver les mains – Février 1858 »

(source : Pauillac-Médoc.com ) (voir photos sur C’est en France.fr )


En 2017 : La famille Cazes, propriétaire du Château Lynch-Bages, fait l’acquisition du Château Haut-Batailley, Grand Cru Classé 1855 à Pauillac, auprès de la famille Des Brest – Borie. Une transmission entre deux familles très solidement ancrées dans le paysage médocain et pauillacais depuis plusieurs générations.

(lire la suite : communiqué de presse sur le site officiel du Château Haut-Batailley)


Tour l’Aspic, château Haut-Batailley (Pauillac) – Novembre 2021

- Route des vins du Médoc, Médoc

Vigne, ancien moulin et dôme : plantés là !

Un après-midi dans les vignes du Médoc, suite. Avec cette fois-ci une attention toute particulière au planté non pas de bâton mais de piquet ! Et sur certaines parcelles, l’acier galvanisé a amplement remplacé le bois (d’acacia -ou de châtaignier- , encore utilisé en bouts de rangs).

en savoir + sur les piquets de vigne (dico du vin)

Face à Lamarque et au dôme de l’église Saint-Seurin – Novembre 2021

- Route des vins du Médoc, Médoc

La vigne en automne

Je n’ai pas eu l’occasion d’aller dans le Médoc au moment des vendanges. Actuellement, on s’affaire à réparer ou remplacer les piquets endommagés.

Ces nouvelles images de la vigne permettront de clore le chapitre des 4 saisons !

Grand-Poujeaux (Moulis-en-Médoc) – Novembre 2021


Au fil de cette année 2021, à Lynch-Bages (Pauillac) en Janvier, Arcins fin Mars, à Saint-Estèphe avant les gelées d’Avril, à Grand-Puy-Lacoste (Pauillac) en début d’été… et ce jour-là.


A suivre : la vigne à Lamarque et près de Pauillac, à la tour l’Aspic

- Pauillac, - Route des vins du Médoc, Architecture, Médoc

Lynch Bages et son chai chinois !

Le Louvre a sa pyramide, le château de Lynch-Bages, son chai ! Pourquoi ce parallèle ? Car son architecte n’est autre que Chien Chung Pei, fils de Ieoh Ming Pei.

Pas le temps ce jour-là de se rendre au village de Bages, que je vous avais amplement présenté en début d’année, et de découvrir le chai dont les travaux sont maintenant achevés. Nous ferons juste une pause au pied de la colline et dans ce champ fleuri en bordure des vignes !

(Bon week-end à tous – pas très disponible ces temps-ci, je ne reprendrai que plus tard mes visites sur la blogosphère)

Nouveau chai du château Lynch Bages, à Pauillac – Novembre 2021


Voir article de Yoan Castaing et photos, sur Anthocyanes – 13 Avril 2021 :

Château Lynch-Bages ; l’oeuvre d’une vie


(Re)visiter le village de Bages :

- Route des vins du Médoc, Médoc

Lamothe-Bergeron en automne : nouvel « enchantement » !

Après « la visite enchantée » (*) de l’été dernier (découverte du château, son histoire, son vin Haut-Médoc classé Cru Bourgeois supérieur…) , je n’ai pas résisté à un petit détour par le château Lamothe-Bergeron.

Toute autre ambiance ce jour-là, le soleil encore présent dans la vigne près de Moulis ayant disparu, à l’approche de l’estuaire, derrière un voile de brume. Mon « enchantement », lui, est resté le même !…

(*) en savoir + sur « La visite enchantée »

Château Lamothe-Bergeron, à Cussac Fort Médoc – Novembre 2021

- Route des vins du Médoc, Médoc, Nature, faune et flore

Clé des champs à Cussac !

Cussac-Fort-Médoc, le 20 Juillet 2021

Envie de revivre encore un peu cette journée de mardi dernier dans le Médoc ! Un plan, près de l’église Saint-Symphorien indiquait des carrelets (à « la Tuilerie », je crois… d’après une carte de 1888). Difficile de résister à l’appel de la rivière, m’y voilà partie !


Au bord de l’estuaire (pas très loin du Fort-Médoc, ouvrage de Vauban) :

Certains vacanciers sont aux premières loges… Mais je choisirai, en cette journée de canicule, de faire une halte à l’ombre !


Petite route dans les vignes des palus puis vers les pâturages :


Fin de la balade bucolique, tout près du Château Lamothe-Bergeron :

Merci pour vos derniers passages du côté… du Médoc !

😉

Natures mortes

Le canelé bordelais : une affaire de rouge, de blanc, de jaune !

Lue très certainement quand j’avais posté ces images, l’histoire du canelé bordelais m’était sortie de l’esprit. Mais il en a été question pendant la visite du château Lamothe-Bergeron.

Pourquoi ? Parce qu’un des principaux ingrédients du canelé, le jaune d’œuf, provenait de l’industrie viticole !

En effet, les châteaux bordelais utilisaient des blancs d’œuf pour le collage du vin (méthode utilisée par le vigneron pour clarifier son vin et lui apporter sa limpidité en incorporant un produit spécifique), et le surplus de jaune servait donc à la fabrication des canelés !


Canelé et moules en cuivre


Du « canelat » des religieuses des Annonciades, à « notre » canelé…

Son nom provient du Gascon, langue parlée à Bordeaux jusqu’au 20e siècle, « Canelat » avec un seul « n », orthographe conservée jusqu’à nos jours.

Ce sont les religieuses du couvent des Annonciades, situé derrière l’église de Ste Eulalie, qui les fabriquaient. Elles récupéraient sur le port le blé tombé des cales des bateaux ou de sacs éventrés, ainsi que les jaunes d’œufs des chais à vin du Quai des Chartrons, les blancs servant à coller le vin.

Bordeaux était un grand port commercial où il était facile de se procurer du rhum et de la vanille venant des îles. Les religieuses ont ajouté ces ingrédients à leur recette afin d’y apporter plus de goût. Ces petites friandises étaient ensuite distribuées aux pauvres ou vendues à leur profit.

En 1790 elles furent chassées de leur couvent. Plus de Canelats.

Heureusement la recette fut reprise. Les bordelais fabriquaient les Canelés sur les quais, le moule reposant sur de la braise. La tradition se perpétua. Néanmoins la mode du Canelé avait bien été emportée dans la tourmente révolutionnaire, et la petite pâtisserie ne perdura que sur quelques tables bourgeoises bordelaises. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que la recette est prise en main et améliorée par les professionnels. Le Canelé retrouve alors sa place dans les bonnes pâtisseries bordelaises pour devenir un emblème de la ville (*).

(source « la Toque cuivrée »)

(*) En vogue dans les années 30, un peu délaissés à l’après-guerre, ils doivent à Jacques Chaban-Delmas, qui en proposait lors des réceptions à la mairie, leur grand retour dans les années 80… avec un succès jamais démenti depuis !!


À Limoges, on connaît la Canole, une spécialité de pain, fait avec de la farine et des jaunes d’œufs. Il est possible que ce soit le même produit vendu à Bordeaux depuis le XVIIème siècle. (…)

(lire la suite : cuisine à la française)


Pour la recette, je vous renvoie aux innombrables sites et blogs !

- Route des vins du Médoc, Architecture, Médoc

Château Lamothe-Bergeron : « la visite enchantée »…

Je me devais, pour ce billet sur Lamothe-Bergeron, de parler d’abord de vin et non d’histoire !

C’est au hasard des petites routes sillonnant les vignes de Cussac-Fort-Médoc, que j’ai découvert ce très joli château, dans un écrin de verdure.

Sous des platanes et un cèdre, des tables se prêtent à des déjeuners champêtres. Une famille s’est déjà installée. Bref, on l’aura compris, les lieux sont accueillants !

Pour la première fois, j’ai donc mis de côté l’appareil-photo et entamé une vraie visite !

Un grand merci pour celle, individuelle, qui m’a été proposée au pied levé, alors qu’une visite de groupe (mais en anglais) était programmée une heure plus tard.

Et « enchantée », il n’y a pas que la visite qui l’était ! Les explications (terroir, vin) agrémentées de quelques anecdotes, les effets visuels dans le cuvier et les chais d’élevage, et pour finir, l’initiation à la dégustation, m’ont donné envie de mieux découvrir cet univers. Il était temps !…


Quelques images du château de style néo-classique (1868)

(voir description complète avant rénovation)

Château Lamothe-Bergeron, Cussac-Fort-Médoc – le 20 Juillet 2021


Parcours « Découverte & Innovation »

Blotti entre Margaux et Saint-Julien, le vignoble du Château Lamothe Bergeron s’étend sur 67 hectares en appellation Haut-Médoc. Son vin reflète la qualité de son terroir de graves garonnaises et bénéficie du statut de Cru Bourgeois depuis le 19ème siècle. Aujourd’hui, le Château Lamothe Bergeron appartient à la CAPSSA et fait appel à Hubert de Boüard pour suivre et conseiller la propriété.

Depuis 2015, le château accueille les visiteurs dans une bâtisse du 19ème siècle entièrement rénovée et leur propose une immersion scénographique au sein de la propriété. Récompensé aux Best Of Wine Tourism pour ce parcours « Découverte & Innovation » (« les visites enchantées »)
, le château Lamothe Bergeron vous fait découvrir les secrets de l’élaboration et de la dégustation du vin.

(…) source : ruedesvignerons.com, chateau-lamothe-bergeron

Observatoire du terroir, château Lamothe-Bergeron


Un peu d’histoire…

Elle commence au Moyen-Âge avec, à Cussac, une seigneurie du Captal de Buch (eh oui, on n’est pas bien loin du Bassin et du Pays de Buch !) et la construction d’un château sur une « butte » ou « motte » : le château Lamothe.

Au 18ème siècle, le château est la propriété de la famille Bergeron. En 1796, Jacques de Bergeron (1760-1810) à l’origine de plusieurs essais sur la culture de la vigne, met au point une technique de greffe : la « méthode Bergeron ».

Une des descendantes de sa belle famille fait construire avec son époux M. d’Armana le château actuel (1868, architecte Henri Duphot). Le domaine se compose de 25 hectares de vigne.

A la fin du 19ème siècle, un des descendants lui donnera le nom de Château Lamothe de Bergeron.

Au cours du 20ème siècle, le château changera plusieurs fois de propriétaires. Il est classé Cru Bourgeois en 1932.

En 1957, propriété de la famille Camus, il est endommagé par un incendie et sa charpente en bois est remplacée par une charpente métallique.

Le domaine de 56 ha comporte alors 36 ha de vignes. La société Cordier-Mestrezat mènera une opération d’agrandissement portant ces superficies à 77 ha dont 64 ha de vignes dans les années 1990. Ceci, au détriment du château…

En 2009, la société de Cognacs H. Mounier & Hardy achète le domaine et entreprend en 2014 d’importants travaux de rénovation.

Depuis Juillet 2015, le château accueille les visiteurs. (voir chapitre précédent et ci-dessous)

En 2019, il est racheté par la CAPSSA (caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés) et a un nouveau directeur, Charles Lemoine, qui vise un classement Cru Bourgeois Exceptionnel, souhaite  s’orienter vers le bio et poursuivre le travail de son prédécesseur, Laurent Méry, sur le volet oenotouristique.

Aujourd’hui, le vignoble s’étend sur 67 hectares dont 52% plantés en Merlot, 44% en Cabernet Sauvignon, 2% en Cabernet Franc et 2% en Petit Verdot (voir carte du domaine)

en savoir + :

aquitaineonline.com

lamothebergeron.fr/histoire et lamothebergeron.fr/visites


Dossier inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine :

On peut constater l’état du château Lamothe-Bergeron avant sa rénovation de 2014

Photos : Maffre Marie-Hélène (2008)


Si, comme moi, vous voulez commencer à vous instruire… 😉

(le site, malheureusement en sommeil, espère trouver « un repreneur »… )

source images : https://www.oenologie.fr/vigne/cepages/cepage_home.shtml


Enfin, pour compléter la visite : site officiel de château Lamothe-Bergeron

Photos du diaporama téléchargées depuis le site de Château Lamothe-Bergeron