Natures mortes

Le canelé bordelais : une affaire de rouge, de blanc, de jaune !

Lue très certainement quand j’avais posté ces images, l’histoire du canelé bordelais m’était sortie de l’esprit. Mais il en a été question pendant la visite du château Lamothe-Bergeron.

Pourquoi ? Parce qu’un des principaux ingrédients du canelé, le jaune d’œuf, provenait de l’industrie viticole !

En effet, les châteaux bordelais utilisaient des blancs d’œuf pour le collage du vin (méthode utilisée par le vigneron pour clarifier son vin et lui apporter sa limpidité en incorporant un produit spécifique), et le surplus de jaune servait donc à la fabrication des canelés !


Canelé et moules en cuivre


Du « canelat » des religieuses des Annonciades, à « notre » canelé…

Son nom provient du Gascon, langue parlée à Bordeaux jusqu’au 20e siècle, « Canelat » avec un seul « n », orthographe conservée jusqu’à nos jours.

Ce sont les religieuses du couvent des Annonciades, situé derrière l’église de Ste Eulalie, qui les fabriquaient. Elles récupéraient sur le port le blé tombé des cales des bateaux ou de sacs éventrés, ainsi que les jaunes d’œufs des chais à vin du Quai des Chartrons, les blancs servant à coller le vin.

Bordeaux était un grand port commercial où il était facile de se procurer du rhum et de la vanille venant des îles. Les religieuses ont ajouté ces ingrédients à leur recette afin d’y apporter plus de goût. Ces petites friandises étaient ensuite distribuées aux pauvres ou vendues à leur profit.

En 1790 elles furent chassées de leur couvent. Plus de Canelats.

Heureusement la recette fut reprise. Les bordelais fabriquaient les Canelés sur les quais, le moule reposant sur de la braise. La tradition se perpétua. Néanmoins la mode du Canelé avait bien été emportée dans la tourmente révolutionnaire, et la petite pâtisserie ne perdura que sur quelques tables bourgeoises bordelaises. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que la recette est prise en main et améliorée par les professionnels. Le Canelé retrouve alors sa place dans les bonnes pâtisseries bordelaises pour devenir un emblème de la ville (*).

(source « la Toque cuivrée »)

(*) En vogue dans les années 30, un peu délaissés à l’après-guerre, ils doivent à Jacques Chaban-Delmas, qui en proposait lors des réceptions à la mairie, leur grand retour dans les années 80… avec un succès jamais démenti depuis !!


À Limoges, on connaît la Canole, une spécialité de pain, fait avec de la farine et des jaunes d’œufs. Il est possible que ce soit le même produit vendu à Bordeaux depuis le XVIIème siècle. (…)

(lire la suite : cuisine à la française)


Pour la recette, je vous renvoie aux innombrables sites et blogs !

- Route des vins du Médoc, Architecture, MEDOC

Lamarque : ascension du dôme de Saint-Seurin

L’église Saint-Seurin de Lamarque (XIXème), surtout connue pour son dôme offrant une vue panoramique sur le Médoc, se refait une beauté, avec la restauration des peintures de la coupole, au dessus de l’autel.

Elle reste toutefois ouverte, et les bénévoles de l’association des Amis de l’église de Lamarque accueillent les visiteurs (en savoir +).

Page Facebook de l’association


Voir le dossier-inventaire de la région Nouvelle-Aquitaine :

L’église paroissiale Saint-Seurin de Lamarque


L’avis du Petit Futé sur ÉGLISE SAINT-SEURIN

Cette église fait la fierté des habitants de Lamarque. Avec son dôme de plomb, elle offre une vue panoramique sur l’estuaire, ses îles ainsi que le vignoble. Par beau temps, vous pouvez même voir le pont d’Aquitaine. L’église, construite à partir de 1838, a pourtant failli perdre son plus bel atout à la fin des années 1960. Son dôme menaçait de s’effondrer, le budget de la commune ne permettait pas alors de le restaurer. Il a fallu attendre 2005 pour que la coiffe de l’église soit rénovée et que ses fidèles puissent profiter du petit bijou que vous avez sous les yeux. Le visiteur pénètre dans le dôme par un escalier unique en son genre, tantôt droit, tantôt en colimaçon. Il rappellera peut-être aux cinéphiles celui du film « Le nom de la rose ». Le tout a un côté fantastique et poétique qui vaut le détour.


VISITE EXPRESS… pour les sportifs impatients !

Lamarque, le 15 Juillet 2021



VISITE… à ma vitesse de croisière !


En savoir + et voir autres images de l’église et son dôme :

(Depuis 2019, les visites sont en tarif libre)

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Travaux de restauration des peintures de la coupole :


Quelques vitraux :


Expositions dans les chapelles :


Les premiers escaliers et les salles d’exposition du dôme :


Les derniers escaliers vers le clocher et le dôme


Au sommet du dôme !

2 - BASSIN D'ARCACHON, GUJAN-MESTRAS

De retour sur un port (et sur le blog !)

Bref passage après quelques jours de pause. Reconnexion progressive sur blogosphère et boîte mail ! A bientôt !

Port de Meyran, ce 26 Juin 2021

Au sujet du blog, Natures mortes

Une orangeade au soleil

PAUSE !

Pas de nouvelle virée médoquine depuis celle du 10 Juin à Saint-Julien, appareil-photo au repos forcé, j’en suis réduite à rebloguer des articles et chercher quelques vieilleries oubliées !… La pause s’impose !

Bonnes vacances aux chanceux qui font leurs valises, et à bientôt !

🙂

2 - BASSIN D'ARCACHON, Agenda, actualité, manifestations diverses, GUJAN-MESTRAS

Pinamar expose à la cabane 244

« Dia de muertos en musica », « les danseuses » et « Expo » de PINAMAR, cabane 244

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Ce samedi, PINAMAR (Georges Kohnen), jeune artiste peintre désireux de se consacrer à plein temps à sa passion, exposait à la cabane 244, sur le port de Larros.

Puisant son inspiration dans ses séjours en Amérique latine, son histoire personnelle, l’actualité, il nous offre des oeuvres colorées, originales, avec des jeux de superpositions (aux interprétations multiples !), sur des thèmes très divers et donc une large palette d’émotions.

Je vous invite à faire sa connaissance et découvrir son univers, via son site…

https://www.pinamar.fr/

… et sa page Instagram

https://www.instagram.com/couleurpinamar/

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Un aperçu de l’exposition :

Au port de Larros, ce 12 Juin 2021

MEDOC, Ostréiculture

Talais, de mémoire d’ostréiculteurs…

Un peu d’histoire, pour commencer. Venant du Bassin d’Arcachon, il était grandement temps de consacrer un chapitre à l’ostréiculture sur l’estuaire, dans le Bas-Médoc

La pêche de l´huître plate est attestée dans l’estuaire dés l´Antiquité, puis au Moyen Âge, mais semble disparaître au 16e siècle. L’abbé Baurein y consacre un passage dans son ouvrage vers 1784-1786.

Des décrets sont mis en œuvre en 1852 et 1853 pour la pêche à pied et à la drague.

Ce n´est vraiment que dans la seconde moitié du 19e siècle que l´ostréiculture prend de l´ampleur avec l´arrivée de l´huître portugaise : en 1868, lors d´une tempête, le navire « Le Morlaisien », en provenance du Tage, transportant des cargaisons d´huîtres portugaises, aurait rejeté une partie des huîtres avariée au niveau du lieu-dit « La Fosse », situé entre Talais et Saint-Vivien-de-Médoc. Des gisements ont ainsi commencé à apparaître progressivement sur la rive gauche. A partir de 1875, les crassats (gisements naturels d’huîtres) ont été organisés en parcs et concessions, du chenal de Goulée jusqu´à Soulac. A Talais, quatre parcs à huîtres sont établis en 1881 sur le crassat du Cheysin, puis agrandis en 1883. Cette même année, la production atteint son apogée avec 62 millions d´huîtres pour l’ensemble des communes du Bas-Médoc. Un extrait des registres de délibérations de la commune de Talais de l´année 1922 (voir en annexe) montre l´ampleur du phénomène ; des cartes postales montrent notamment l´effervescence qui règne alors dans les petits ports du Bas-Médoc. L´activité ostréicole diminue progressivement à partir des années 1970, à la suite de virus et à la pollution cadmium des eaux estuariennes (en provenance d´anciennes mines de l´Aveyron). Le projet de développement de l´avant-port du Verdon et l´envasement de l´estran contribuent également à la disparition de l’ostréiculture ; les parcs sont expropriés afin de permettre la réalisation des bassins portuaires. A Talais, l´activité ostréicole a été relancée avec succès dans les années 2010. (…)

en savoir + : dossier inventaire Aquitaine – exploitation ostréicole

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Le port de Talais

Carte postale de Talais (collection particulière), 2ème moitié du 20e siècle

(…) le port est établi en 1858 sur le chenal de Talais au niveau dela Passe Castillonnaise. L’activité du port est essentiellement tournée vers la pêche de l’huître qui débute autour de 1880.Des travaux sont effectués en 1890. Le port est détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La commune procède alorsà un réaménagement total du lieu en reconstruisant notamment les cabanes. Toutefois, le port de Talais est abandonnéprogressivement à partir de 1950, condamné par l’arrêt définitif de l’activité ostréicole dans les années 1970. L’élevage ostréicole dans le port connait une renaissance dans les années 2010. (…)

en savoir + : dossier inventaire Aquitaine complet sur le port de Talais

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On passe maintenant en mode « tourisme » (voir le dépliant sur Talais) , avec des images-souvenirs d’une vraie journée de vacances !

Port de Talais, le 27 Mai 2021

2 - BASSIN D'ARCACHON, LANTON, CASSY, TAUSSAT

Grand bleu et annexes

Annexes sur leur rack, à Cassy – le 20 Mars 2021

Insolite, humour, humeurs, POITOU-CHARENTE, VENDEE *

Tour de canard !

Saviez-vous que les Hollandais appellent affectueusement notre Deudeuche nationale « le canard (moche) » ?!

Voilà qui explique le nom donné par Peter van Heijst et Marianne Hazejager, installés à Aubeterre et à Bonnes, à leur petite entreprise de location de 2CV !

(en savoir +, pour visiter la région en deuche : tour de canard.com)

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Ce jour-là, dans des ruelles quasi désertes d’Aubeterre, c’est un petit canard (pas vilain du tout !) qui lézardait au soleil, par 28°C !

Aubeterre-sur-Dronne, le 8 Mai 2021

POITOU-CHARENTE, VENDEE *

Les volets gris

… en attendant le dernier volet, plus coloré, de cette balade dans les rues d’Aubeterre !

Aubeterre-sur-Dronne (16) – le 8 Mai 2021

POITOU-CHARENTE, VENDEE *

Les chaises empilées

Je vous aurais bien proposé un verre en terrasse, avant de commencer la balade à Aubeterre-sur-Dronne, un des plus beaux villages de France, mais…

😉

Aubeterre sur Dronne, en Charente (16) – 8 Mai 2021