- Route des vins du Médoc, MEDOC, Nature, faune et flore

Clé des champs à Cussac !

Cussac-Fort-Médoc, le 20 Juillet 2021

Envie de revivre encore un peu cette journée de mardi dernier dans le Médoc ! Un plan, près de l’église Saint-Symphorien indiquait des carrelets (à « la Tuilerie », je crois… d’après une carte de 1888). Difficile de résister à l’appel de la rivière, m’y voilà partie !


Au bord de l’estuaire (pas très loin du Fort-Médoc, ouvrage de Vauban) :

Certains vacanciers sont aux premières loges… Mais je choisirai, en cette journée de canicule, de faire une halte à l’ombre !


Petite route dans les vignes des palus puis vers les pâturages :


Fin de la balade bucolique, tout près du Château Lamothe-Bergeron :

Merci pour vos derniers passages du côté… du Médoc !

😉

- Route des vins du Médoc, Architecture, MEDOC

Château Lamothe-Bergeron : « la visite enchantée »…

Je me devais, pour ce billet sur Lamothe-Bergeron, de parler d’abord de vin et non d’histoire !

C’est au hasard des petites routes sillonnant les vignes de Cussac-Fort-Médoc, que j’ai découvert ce très joli château, dans un écrin de verdure.

Sous des platanes et un cèdre, des tables se prêtent à des déjeuners champêtres. Une famille s’est déjà installée. Bref, on l’aura compris, les lieux sont accueillants !

Pour la première fois, j’ai donc mis de côté l’appareil-photo et entamé une vraie visite !

Un grand merci pour celle, individuelle, qui m’a été proposée au pied levé, alors qu’une visite de groupe (mais en anglais) était programmée une heure plus tard.

Et « enchantée », il n’y a pas que la visite qui l’était ! Les explications (terroir, vin) agrémentées de quelques anecdotes, les effets visuels dans le cuvier et les chais d’élevage, et pour finir, l’initiation à la dégustation, m’ont donné envie de mieux découvrir cet univers. Il était temps !…


Quelques images du château de style néo-classique (1868)

(voir description complète avant rénovation)

Château Lamothe-Bergeron, Cussac-Fort-Médoc – le 20 Juillet 2021


Parcours « Découverte & Innovation »

Blotti entre Margaux et Saint-Julien, le vignoble du Château Lamothe Bergeron s’étend sur 67 hectares en appellation Haut-Médoc. Son vin reflète la qualité de son terroir de graves garonnaises et bénéficie du statut de Cru Bourgeois depuis le 19ème siècle. Aujourd’hui, le Château Lamothe Bergeron appartient à la CAPSSA et fait appel à Hubert de Boüard pour suivre et conseiller la propriété.

Depuis 2015, le château accueille les visiteurs dans une bâtisse du 19ème siècle entièrement rénovée et leur propose une immersion scénographique au sein de la propriété. Récompensé aux Best Of Wine Tourism pour ce parcours « Découverte & Innovation » (« les visites enchantées »)
, le château Lamothe Bergeron vous fait découvrir les secrets de l’élaboration et de la dégustation du vin.

(…) source : ruedesvignerons.com, chateau-lamothe-bergeron

Observatoire du terroir, château Lamothe-Bergeron


Un peu d’histoire…

Elle commence au Moyen-Âge avec, à Cussac, une seigneurie du Captal de Buch (eh oui, on n’est pas bien loin du Bassin et du Pays de Buch !) et la construction d’un château sur une « butte » ou « motte » : le château Lamothe.

Au 18ème siècle, le château est la propriété de la famille Bergeron. En 1796, Jacques de Bergeron (1760-1810) à l’origine de plusieurs essais sur la culture de la vigne, met au point une technique de greffe : la « méthode Bergeron ».

Une des descendantes de sa belle famille fait construire avec son époux M. d’Armana le château actuel (1868, architecte Henri Duphot). Le domaine se compose de 25 hectares de vigne.

A la fin du 19ème siècle, un des descendants lui donnera le nom de Château Lamothe de Bergeron.

Au cours du 20ème siècle, le château changera plusieurs fois de propriétaires. Il est classé Cru Bourgeois en 1932.

En 1957, propriété de la famille Camus, il est endommagé par un incendie et sa charpente en bois est remplacée par une charpente métallique.

Le domaine de 56 ha comporte alors 36 ha de vignes. La société Cordier-Mestrezat mènera une opération d’agrandissement portant ces superficies à 77 ha dont 64 ha de vignes dans les années 1990. Ceci, au détriment du château…

En 2009, la société de Cognacs H. Mounier & Hardy achète le domaine et entreprend en 2014 d’importants travaux de rénovation.

Depuis Juillet 2015, le château accueille les visiteurs. (voir chapitre précédent et ci-dessous)

En 2019, il est racheté par la CAPSSA (caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés) et a un nouveau directeur, Charles Lemoine, qui vise un classement Cru Bourgeois Exceptionnel, souhaite  s’orienter vers le bio et poursuivre le travail de son prédécesseur, Laurent Méry, sur le volet oenotouristique.

Aujourd’hui, le vignoble s’étend sur 67 hectares dont 52% plantés en Merlot, 44% en Cabernet Sauvignon, 2% en Cabernet Franc et 2% en Petit Verdot (voir carte du domaine)

en savoir + :

aquitaineonline.com

lamothebergeron.fr/histoire et lamothebergeron.fr/visites


Dossier inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine :

On peut constater l’état du château Lamothe-Bergeron avant sa rénovation de 2014

Photos : Maffre Marie-Hélène (2008)


Si, comme moi, vous voulez commencer à vous instruire… 😉

(le site, malheureusement en sommeil, espère trouver « un repreneur »… )

source images : https://www.oenologie.fr/vigne/cepages/cepage_home.shtml


Enfin, pour compléter la visite : site officiel de château Lamothe-Bergeron

Photos du diaporama téléchargées depuis le site de Château Lamothe-Bergeron

MEDOC

Le chemin qui « Lamena » (t’amena, m’amena) à bon port !

Ceci n’est pas une leçon de conjugaison !! Juste quelques images d’une nouvelle balade au Port de LAMENA , en direction des carrelets aperçus de loin la dernière fois.

Carrelets et marégraphe du Port de Lamena, à Saint-Yzans-de-Médoc – 1er Juillet 2021

- Pauillac, - Route des vins du Médoc, MEDOC

Lafite-Rothschild, fontaine de Jouvence !

Quittant Pauillac, en direction de Saint-Estèphe, une nouvelle halte s’imposait devant l’un des plus prestigieux châteaux du Médoc, Lafite Rothschild (appellation Pauillac), « premier grand cru classé », une distinction rare qu’il partage avec Latour et Mouton Rothschild (également d’appellation Pauillac), Margaux (appellation Margaux), ainsi qu’avec Haut-Brion (du vignoble des Graves et d’appellation Pessac-Léognan).

Si le château Grand-Puy-Lacoste, vu précédemment, n’a connu que deux familles de propriétaires, il en est tout autre pour Lafite-Rothschild, dont l’histoire mérite un large chapitre !

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Château Lafite-Rothschild

Ses origines remontent à la Seigneurie médiévale de Lafite (XIVème), avec probablement de la vigne sur la propriété.

Jacques de Ségur effectue d’importantes plantations vers 1670.

La renommée de Château Lafite se fait à Londres dès le début du XVIIIème et bien plus tard en France, grâce au marquis Nicolas Alexandre de Ségur « prince des vignes » et au Maréchal de Richelieu (petit neveu du cardinal). Ce dernier, alors gouverneur de la Guyenne, se fait recommander par son médecin le château Lafite (la « tisane du Maréchal » !) et le fait connaître en 1755 à la Cour qui ne buvait alors que du vin de Bourgogne ou de Champagne.

« Maréchal, lui dit Louis XV à son retour à Paris, je suis tenté de croire que vous avez vingt-cinq ans de moins qu’à votre départ pour la Guyenne ». – « Votre Majesté ignore-t-elle que j’ai trouvé la fameuse fontaine de Jouvence? J’ai découvert que le vin de Château Lafite est un cordial généreux, délicieux et comparable à l’ambroisie des Dieux de l’Olympe »

Château Lafite devient alors le « Vin du Roi » !

Thomas Jefferson, futur président des Etats-Unis, ambassadeur auprès de la Cour de Versailles en fait l’éloge en 1787, dans ses notes de voyage et contribue à la renommée des vins de Bordeaux dans son pays.

Après des successions difficiles, le château passe de mains en mains, subit la Terreur, devient propriété de Hollandais.

En 1855, il est consacré « premier des premiers crus ».

Le Baron James de Rothschild l’acquiert en 1868, décède trois mois après, ses trois fils en héritent.

Suivront des périodes prospères, des calamités avec le mildiou, puis la 1ère guerre mondiale, la crise des années 30, la seconde guerre avec l’occupation du Médoc en 1940 et la séquestration de Lafite-Rothschild (et Mouton-Rothschild) où s’installe une garnison allemande. Les Barons n’en reprendront possession que fin 1945 et devront se consacrer à la remise en état du domaine pour assurer sa renaissance et confirmer son caractère d’excellence.

(en savoir + sur l’histoire de Château Lafite-Rothschild)

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Le château (inscrit MH en 1989) et le parc, se refaisant une beauté (face au miroir !) :

Château Lafite-Rothschild, Pauillac – 1er Juillet 2021

Nature, faune et flore

Le feijoa : pas la joie, encore là, et bien las…

Petit état des lieux du jardin, après deux nuits de grêle cette semaine, dont une vraiment mémorable. Pas de gros dégâts, les fleurs annuelles avaient été mises à l’abri.

Quant au FEIJOA, son triste état n’a rien à voir avec la météo. Manifestement, il ne se plaît pas dans la forêt teichoise… et peut-être aussi en ma compagnie, malgré ma promesse de le remettre sur pieds !

Deux vues de sa descente aux enfers, entre 2019 et ce jour :

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Feijoa – Revue horticole 1898

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Retour en 2013, l’année de sa première floraison… et de tous mes espoirs :

. »L« Le feijoa aussi se fait traiter de tous les noms ! »

… Un peu comme la joubarbe !
😛

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« Le Feijoa, Goyave-ananas, Goyavier de Montevideo (Feijoa sellowiana, synonymes : Acca sellowiana, Orthostemon sellowianus), aussi appelé Goyavier du Brésil, est un arbuste fruitier de la famille des Myrtacées, originaire d’Amérique du Sud (Colombie, Uruguay, Brésil, Argentine, et Paraguay) et utilisable en haie. On le trouve également maintenant cultivé dans le sud de la Russie (région de Krasnodar, sud du Daghestan), dans le Caucase du sud (en Azerbaïdjan, en Abkhazie), ainsi qu’en Nouvelle-Zélande.

L’arbre à port buissonnant et à croissance lente les premières années peut atteindre 6 m de hauteur. Son tronc, de couleur rougeâtre, est couvert de plaques d’écorce claires.Le feuillage est coriace, persistant, opposé, simple, à revers blanc. Toutes les jeunes pousses sont recouvertes d’une sorte de duvet blanchâtre. La floraison a lieu en juin et juillet. Les fleurs sont superbes, blanches et rouges. Le feijoa peut très bien être cultivé à des fins ornementales. Les pétales de saveur fruitée, sucrée et acidulée sont comestibles et peuvent apporter une note exotique dans les salades.

Les fruits, appelés feijoas, goyaves ananas, goyaves du Brésil ou goyaves de Montevideo, ont la forme d’un kiwi vert et sans poils, avec une peau rugueuse verte qui le reste même à maturité. La pulpe est granuleuse à pépins avec un goût légèrement acidulé et un arôme délicieux rappelant l’ananas, la goyave et la fraise. La chair est riche en vitamine B et en vitamine C.

Le botaniste allemand Otto Karl Berg a nommé le Feijoa en hommage au naturaliste brésilien João da Silva Feijó. »

(source Wikipédia – lire la suite)

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Pour la petite histoire, le feijoa fait un peu partie de mes (lointains !) souvenirs d’enfance puisqu’il y en avait un, en pleine terre et bien touffu, sous le balcon de ma chambre, au Maroc.

L’actuel (le Teichois !), acheté il y a une bonne dizaine d’années, végétait jusqu’à l’an dernier où je l’avais taillé et rempoté, et s’est ENFIN décidé à fleurir aujourd’hui !!  (tiens, voilà qui rappelle encore l’histoire de la joubarbe !…). J’espère que les fruits parviendront à maturité, car j’avoue n’en avoir jamais goûté.

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Eclosion des boutons de feijoa en moins de 24 heuresle 9 Juillet 2013

- Lacanau, MEDOC, Portraits et moments de vie, Sport

Flashback : ganivelles et surfeurs

Lacanau-Océan – le 13 Juin 2019

- Route des vins du Médoc, MEDOC

Bouqueyran : l’ancien moulin, la vigne et l’arbre mort

(…) Déjà à l’époque Antique, marquée par la polyculture sous forme de latifundia (grandes propriétés), la vigne était cultivée à Moulis puisque trois établissements gallo-romains y ont été reconnus. C’est de cette époque que date le fameux cépage biturica, ancêtre de notre cabernet et qui a laissé dans le langage populaire le terme de « biture » pour désigner l’ivresse !

Durant le Moyen Âge, le Médoc est un des greniers de Bordeaux ; la présence de nombreux moulins, pour moudre le grain, l’atteste. C’est du terme « moulin » que Moulis tire son nom : Molinis / Moulinis. Les vignobles existants appartenaient à des propriétaires féodaux et à la communauté religieuse dont l’église romane atteste l’importance.

(…) source Wikipédia – Moulis-en-Médoc

Bouqueyran (commune de Moulis-en-Médoc) – le 10 Juin 2021

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A suivre :

Château Bouqueyran, reconstruit pierre par pierre sur le coteau d’en face

Nature, faune et flore

Coquelicot de l’estuaire

L’incontournable de la saison. Mais bien seul… Tant pis pour le grand « bokeh » tout rouge que j’aimerais tant « cueillir » à nouveau !

😉

Coquelicot et herbes folles au port de Saint-Julien – le 10 Juin 2021

MEDOC

Des mattes à l’estuaire

Sur les mattes, chaque petite route perpendiculaire à la « grande » et menant vers l’estuaire aurait tendance à attirer comme un aimant le promeneur épris de grands espaces et de tranquillité… On y a tout de même croisé ce jour-là une drôle de machine pondant dans le foin, sous l’oeil attentif de quelques rapaces en vol, mais surtout plusieurs troupeaux de vaches bien paisibles, toutes allongées et se souciant peu des rares voitures passant par là !

Et au bout de cette ligne droite, il y a la digue. Et derrière elle, une plage de sable, puis de « nacre » craquant sous les pas.

La marée était basse, seuls deux pêcheurs (et une étrange créature !) attendront que l’eau vienne recouvrir le vasard.

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Une pause face à l’estuaire et aux falaises de Talmont et Meschers (17) :

En bordure d’estuaire, à Jau-Dignac-et-Loirac – 27 Mai 2021

MEDOC

Pondre sur les mattes du Médoc !

Suite de la balade, mise au vert !


Nous quittons le port de Talais en direction du phare de Richard. Nous sommes sur la commune de Jau-Dignac-et-Loirac, encore dans les marais, ces « mattes » qui sont des terres gagnées sur l’estuaire au XVIII ème siècle, protégées de celui-ci par des digues et quadrillées de fossés et chemins.

Elles se composent de grands pâturages pour bovins, ovins et chevaux, et on y cultive aussi des céréales, du lin, du tournesol…

En savoir + sur les mattes du Médoc (Atlas des paysages de la Gironde)

Revoir les champs de tournesols près du chenal de Neyran, sur les mattes de Paladon

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Une halte pour assister à la « ponte » de balles de foin ! (comme il y a quelques années, au Teich)

Ramasseuse presse sur les mattes de Jau-Dignac-et-Loirac – le 27 Mai 2021

A SUIVRE :

bord d’estuaire et nouvelle halte au phare de Richard