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Macau : les kiosques du Bout de l’Île… et du bout du monde !

C’était la première vraie balade depuis fort longtemps, pour repartir d’un bon pied en ce début d’année 2022 et revenir timidement sur la blogosphère. J’en profite pour vous présenter tous mes voeux de bonheur et santé !

On aurait pu rester du côté du Teich et des emblématiques Tchanquées de l’île aux oiseaux (d’autant plus qu’elles font l’actualité du Bassin avec la future reconstruction de la cabane aux volets rouges), mais vous verrez qu’il y a quand-même quelques similitudes entre elles et ce qui va suivre !

Nous voici dans le Médoc, à Macau, sur le chemin du Bord de l’Eau, plus précisément « le Bout de l’Île », où se dressent donc, pieds dans l’eau elles aussi, deux étranges « pagodes » aux origines particulières…

😉


Dossiers inventaire général du patrimoine culturel de Nouvelle Aquitaine :

Les kiosques ou pagodes de Biré

le château Biré

Logis, dépendances et kiosques, vers 1960 (collection particulière) (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire


L’Argentine, clé de ce petit mystère !

Si Macau se tourne inlassablement vers les rives de l’estuaire, l’inspiration architecturale de ses bords de fleuve provient parfois de contrées situées à l’autre bout du monde. On peut ainsi observer deux charmants petits kiosques qui braquent leurs regards sur l’eau. Outre qu’ils nous offrent un joli point de vue sur la Garonne et le Bec d’Ambès, avec leurs chapeaux stylisés (un toit hexagonal en tuiles vernies qui se termine par une bordure en rais-de-cœur) ces « pagodes » de 1888-1889 évoquent pourtant l’Amérique latine ! Elles signalaient l’entrée de la propriété du château Biré dont les négociants Dussaud étaient les propriétaires, on sait qu’ils commerçaient avec l’Argentine (à Buenos Aires on trouvait aux embarcadères des kiosques d’accueil très semblables) : c’est sans doute là qu’il faut chercher la clé de ce petit mystère (*) !

source : margaux-tourisme.com

(*) Nota : une légende tenace voudrait que ces deux kiosques proviennent du pavillon chinois de l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Il n’en est rien !

voir article publié par Srpi Aquitaine et revue « le Festin » en 2015 : Gironde / Les kiosques de Macau, des deux rives de l’Atlantique

découvrir le « muelle de pasajeros » de Buenos Aires dont se seraient inspirés les frères Dussaud

Muelle de pasajeros en 1888 – Buenos Aires – Samuel Boote


Quelques images avec l’aimable autorisation des propriétaires :

Kiosques (« pagodes ») du château Biré, à Macau – le 3 Janvier 2022

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La vigne, la tour, l’aspic… et le vin changé en eau !

Construite au milieu du XIXe siècle sur le domaine du château Haut-Batailley, la Tour L’Aspic est caractéristique de ce type d’édifice, fréquent en Médoc.

La tour permet aux propriétaires et aux chefs de culture de surveiller les équipes pendant leur travail dans le vignoble alentour. Le rez-de-chaussée sert de remise pour les outils, et offre un refuge aux ouvriers en cas de pluie.

Cette tour, à deux étages, est construite par Anne-Françoise Averous (*), qui possède le château Averous, aujourd’hui appelé Haut-Batailley. Elle est surmontée d’un dôme et d’une Vierge foulant aux pieds une vipère, symbole du Mal.

Un vin porte le nom de Château la Tour l’Aspic, petit frère du Château Haut-Batailley.

(source : Pauillac-Médoc.com)

(*) Anne-Françoise Averous fit aussi construire près de Pauillac, la grotte d’Artigues, une réplique de la grotte de Massabielle, à Lourdes, où la vierge est apparue à Bernadette Soubirous en 1858.

Afin que les pèlerins sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle puissent boire de l’eau de Lourdes elle adresse chaque année au chapelain de Lourdes un fût de son vin Haut-Bages Averous. Ce dernier lui renvoie le fût rempli d’eau de Lourdes.

(…) A l’entrée de la grotte, une inscription indique : « Allez boire à la fontaine et vous y laver les mains – Février 1858 »

(source : Pauillac-Médoc.com ) (voir photos sur C’est en France.fr )


En 2017 : La famille Cazes, propriétaire du Château Lynch-Bages, fait l’acquisition du Château Haut-Batailley, Grand Cru Classé 1855 à Pauillac, auprès de la famille Des Brest – Borie. Une transmission entre deux familles très solidement ancrées dans le paysage médocain et pauillacais depuis plusieurs générations.

(lire la suite : communiqué de presse sur le site officiel du Château Haut-Batailley)


Tour l’Aspic, château Haut-Batailley (Pauillac) – Novembre 2021

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Vigne, ancien moulin et dôme : plantés là !

Un après-midi dans les vignes du Médoc, suite. Avec cette fois-ci une attention toute particulière au planté non pas de bâton mais de piquet ! Et sur certaines parcelles, l’acier galvanisé a amplement remplacé le bois (d’acacia -ou de châtaignier- , encore utilisé en bouts de rangs).

en savoir + sur les piquets de vigne (dico du vin)

Face à Lamarque et au dôme de l’église Saint-Seurin – Novembre 2021

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La vigne en automne

Je n’ai pas eu l’occasion d’aller dans le Médoc au moment des vendanges. Actuellement, on s’affaire à réparer ou remplacer les piquets endommagés.

Ces nouvelles images de la vigne permettront de clore le chapitre des 4 saisons !

Grand-Poujeaux (Moulis-en-Médoc) – Novembre 2021


Au fil de cette année 2021, à Lynch-Bages (Pauillac) en Janvier, Arcins fin Mars, à Saint-Estèphe avant les gelées d’Avril, à Grand-Puy-Lacoste (Pauillac) en début d’été… et ce jour-là.


A suivre : la vigne à Lamarque et près de Pauillac, à la tour l’Aspic

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Lynch Bages et son chai chinois !

Le Louvre a sa pyramide, le château de Lynch-Bages, son chai ! Pourquoi ce parallèle ? Car son architecte n’est autre que Chien Chung Pei, fils de Ieoh Ming Pei.

Pas le temps ce jour-là de se rendre au village de Bages, que je vous avais amplement présenté en début d’année, et de découvrir le chai dont les travaux sont maintenant achevés. Nous ferons juste une pause au pied de la colline et dans ce champ fleuri en bordure des vignes !

(Bon week-end à tous – pas très disponible ces temps-ci, je ne reprendrai que plus tard mes visites sur la blogosphère)

Nouveau chai du château Lynch Bages, à Pauillac – Novembre 2021


Voir article de Yoan Castaing et photos, sur Anthocyanes – 13 Avril 2021 :

Château Lynch-Bages ; l’oeuvre d’une vie


(Re)visiter le village de Bages :

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Lamothe-Bergeron en automne : nouvel « enchantement » !

Après « la visite enchantée » (*) de l’été dernier (découverte du château, son histoire, son vin Haut-Médoc classé Cru Bourgeois supérieur…) , je n’ai pas résisté à un petit détour par le château Lamothe-Bergeron.

Toute autre ambiance ce jour-là, le soleil encore présent dans la vigne près de Moulis ayant disparu, à l’approche de l’estuaire, derrière un voile de brume. Mon « enchantement », lui, est resté le même !…

(*) en savoir + sur « La visite enchantée »

Château Lamothe-Bergeron, à Cussac Fort Médoc – Novembre 2021

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Pêle-mêle, de Beychevelle vers Saint-Julien… et retour !

Lors de mes deux précédents passages à Beychevelle, la route menant au port était fermée à la circulation. En l’empruntant ce jour là, j’ai constaté de nombreuses plantations d’arbres après le château, et en arrivant au port, de nouveaux aménagements à l’aire de pique-nique.

Une boucle de randonnée (voir description complète) permet de découvrir les ports de Beychevelle et de Saint-Julien, leurs carrelets (dont l’un ouvert au public) , le château Beychevelle (où je m’étais longuement promenée un printemps) et Ducru Beaucaillou (aperçu l’été dernier depuis l’estuaire, lors de la croisière des deux rives)

A la recherche de coins ombragés, je resterai en bordure d’estuaire, en renonçant à « la tournée » des châteaux et en rebroussant même chemin peu avant Saint-Julien : pas le courage de contourner des champs de maïs en plein soleil !

Depuis ces bords d’estuaire, on peut tout de même voir la façade de Ducru Beaucaillou, ainsi qu’une croix érigée à la mémoire d’Edouard Johnston (1868-1890), fils de Nathaniel Johnston, négociant bordelais, inventeur de la « bouillie bordelaise et dont la famille a été propriétaire du château de 1866 à 1928.

On aperçoit enfin le phare sur l’île de Patiras, et, derrière l’île nouvelle, non loin de Blaye (rive droite de l’estuaire), l’église Saint-Pierre de Cars, au clocher assez particulier.

Voilà, vous savez tout… ou presque ! Une balade très agréable, à (re)faire en famille, dès le matin, en prévoyant une pause pique-nique ; certaines tables au bord de l’eau sont particulièrement accueillantes !


Je vous avais prévenus, je vais vous faire marcher

(Album souvenir !)

Saint-Julien Beychevelle, le 10 Août 2021


Le 19 Août, aura lieu la 3ème édition de la nuit des carrelets, port de Saint-Julien

Programme en pages 11, 12, 13 de « Lo Vedilhon »

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Clé des champs à Cussac !

Cussac-Fort-Médoc, le 20 Juillet 2021

Envie de revivre encore un peu cette journée de mardi dernier dans le Médoc ! Un plan, près de l’église Saint-Symphorien indiquait des carrelets (à « la Tuilerie », je crois… d’après une carte de 1888). Difficile de résister à l’appel de la rivière, m’y voilà partie !


Au bord de l’estuaire (pas très loin du Fort-Médoc, ouvrage de Vauban) :

Certains vacanciers sont aux premières loges… Mais je choisirai, en cette journée de canicule, de faire une halte à l’ombre !


Petite route dans les vignes des palus puis vers les pâturages :


Fin de la balade bucolique, tout près du Château Lamothe-Bergeron :

Merci pour vos derniers passages du côté… du Médoc !

😉

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Saint-Symphorien, à Cussac-Fort-Médoc

Retour sur cette journée du 20 Juillet, où l’improvisation et le hasard avaient bien fait les choses en me menant au château Lamothe-Bergeron et dans quelques jolis coins de nature de Cussac-Fort-Médoc.

Mais commençons par le début : une première halte, à une boulangerie (faut bien assurer le ravitaillement !), juste à côté de l’église.

Quelques images des ornements, avec de jolis bas-reliefs et certaines fresques évoquant, comme par exemple à Saint-Romain de Soussans, la vigne. Pour une vision complète et de longues explications, voir les dossiers ci-dessous.


Dossiers inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine :

Église paroissiale Saint-Symphorien

Cussac-Fort-Médoc


Eglise Saint-Symphorien, Cussac-Fort-Médoc – 20 Juillet 2021

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Château Lamothe-Bergeron : « la visite enchantée »…

Je me devais, pour ce billet sur Lamothe-Bergeron, de parler d’abord de vin et non d’histoire !

C’est au hasard des petites routes sillonnant les vignes de Cussac-Fort-Médoc, que j’ai découvert ce très joli château, dans un écrin de verdure.

Sous des platanes et un cèdre, des tables se prêtent à des déjeuners champêtres. Une famille s’est déjà installée. Bref, on l’aura compris, les lieux sont accueillants !

Pour la première fois, j’ai donc mis de côté l’appareil-photo et entamé une vraie visite !

Un grand merci pour celle, individuelle, qui m’a été proposée au pied levé, alors qu’une visite de groupe (mais en anglais) était programmée une heure plus tard.

Et « enchantée », il n’y a pas que la visite qui l’était ! Les explications (terroir, vin) agrémentées de quelques anecdotes, les effets visuels dans le cuvier et les chais d’élevage, et pour finir, l’initiation à la dégustation, m’ont donné envie de mieux découvrir cet univers. Il était temps !…


Quelques images du château de style néo-classique (1868)

(voir description complète avant rénovation)

Château Lamothe-Bergeron, Cussac-Fort-Médoc – le 20 Juillet 2021


Parcours « Découverte & Innovation »

Blotti entre Margaux et Saint-Julien, le vignoble du Château Lamothe Bergeron s’étend sur 67 hectares en appellation Haut-Médoc. Son vin reflète la qualité de son terroir de graves garonnaises et bénéficie du statut de Cru Bourgeois depuis le 19ème siècle. Aujourd’hui, le Château Lamothe Bergeron appartient à la CAPSSA et fait appel à Hubert de Boüard pour suivre et conseiller la propriété.

Depuis 2015, le château accueille les visiteurs dans une bâtisse du 19ème siècle entièrement rénovée et leur propose une immersion scénographique au sein de la propriété. Récompensé aux Best Of Wine Tourism pour ce parcours « Découverte & Innovation » (« les visites enchantées »)
, le château Lamothe Bergeron vous fait découvrir les secrets de l’élaboration et de la dégustation du vin.

(…) source : ruedesvignerons.com, chateau-lamothe-bergeron

Observatoire du terroir, château Lamothe-Bergeron


Un peu d’histoire…

Elle commence au Moyen-Âge avec, à Cussac, une seigneurie du Captal de Buch (eh oui, on n’est pas bien loin du Bassin et du Pays de Buch !) et la construction d’un château sur une « butte » ou « motte » : le château Lamothe.

Au 18ème siècle, le château est la propriété de la famille Bergeron. En 1796, Jacques de Bergeron (1760-1810) à l’origine de plusieurs essais sur la culture de la vigne, met au point une technique de greffe : la « méthode Bergeron ».

Une des descendantes de sa belle famille fait construire avec son époux M. d’Armana le château actuel (1868, architecte Henri Duphot). Le domaine se compose de 25 hectares de vigne.

A la fin du 19ème siècle, un des descendants lui donnera le nom de Château Lamothe de Bergeron.

Au cours du 20ème siècle, le château changera plusieurs fois de propriétaires. Il est classé Cru Bourgeois en 1932.

En 1957, propriété de la famille Camus, il est endommagé par un incendie et sa charpente en bois est remplacée par une charpente métallique.

Le domaine de 56 ha comporte alors 36 ha de vignes. La société Cordier-Mestrezat mènera une opération d’agrandissement portant ces superficies à 77 ha dont 64 ha de vignes dans les années 1990. Ceci, au détriment du château…

En 2009, la société de Cognacs H. Mounier & Hardy achète le domaine et entreprend en 2014 d’importants travaux de rénovation.

Depuis Juillet 2015, le château accueille les visiteurs. (voir chapitre précédent et ci-dessous)

En 2019, il est racheté par la CAPSSA (caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés) et a un nouveau directeur, Charles Lemoine, qui vise un classement Cru Bourgeois Exceptionnel, souhaite  s’orienter vers le bio et poursuivre le travail de son prédécesseur, Laurent Méry, sur le volet oenotouristique.

Aujourd’hui, le vignoble s’étend sur 67 hectares dont 52% plantés en Merlot, 44% en Cabernet Sauvignon, 2% en Cabernet Franc et 2% en Petit Verdot (voir carte du domaine)

en savoir + :

aquitaineonline.com

lamothebergeron.fr/histoire et lamothebergeron.fr/visites


Dossier inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine :

On peut constater l’état du château Lamothe-Bergeron avant sa rénovation de 2014

Photos : Maffre Marie-Hélène (2008)


Si, comme moi, vous voulez commencer à vous instruire… 😉

(le site, malheureusement en sommeil, espère trouver « un repreneur »… )

source images : https://www.oenologie.fr/vigne/cepages/cepage_home.shtml


Enfin, pour compléter la visite : site officiel de château Lamothe-Bergeron

Photos du diaporama téléchargées depuis le site de Château Lamothe-Bergeron