- Bourges, Berry, Touraine, Centre, châteaux de la Loire *

Bourges : le merle et la Halle au blé

La Halle au blé est un élément caractéristique de l’économie urbaine au XIXe siècle. Elle est construite en 1836 à l’emplacement du couvent des Cordeliers, désaffecté depuis 1791, et à proximité du marché au grain de la place de la Nation. L’emplacement avait été choisi, entre autres, pour sa proximité avec l’Auron, qui était en partie navigable, et surtout du Canal de Berry. La Halle au Blé est à l’origine destinée au stockage et au commerce contrôlé et réglementé du blé (…)

Réaménagée à la fin du XIXe siècle, elle devient un lieu d’expositions et de manifestations diverses, tel à l’automne 1976 « la Halle en fête », un mini festival organisé par les créateurs du  Printemps de Bourges.
Elle accueille aujourd’hui le marché du samedi matin.

Cet ensemble architectural est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1984.

D’importants travaux de réhabilitation ont été réalisés de 2013 à 2015.

(Source : site officiel ville de Bourges / halle au blé)

Halle au blé de Bourges (1836) – le 12 Mai 2022


L’avis du Petit Futé sur le marché du samedi matin à la Halle au blé :

capture d’écran site Le Petit Futé

- Bourges, Berry, Touraine, Centre, châteaux de la Loire *

Bourges : église Saint-Pierre le Guillard

Après la cathédrale Saint-Étienne, Saint-Pierre-le-Guillard est la plus intéressante église de Bourges sur un plan architectural. C’est aussi la plus ancienne (voir l’origine du nom plus bas). Sa construction démarre vers 1220. Le narthex et tout le côté sud actuels sont de cette époque. Le style de l’église est le gothique bourguignon, proche du gothique champenois. Ce choix montre l’influence de Nevers, métropole bourguignonne toute proche. Du XIIIe siècle, il reste aussi une fort intéressante chapelle dédiée actuellement à sainte Thérèse, dans le déambulatoire (voir plus bas). Au XVe siècle, d’importantes restaurations sont entreprises sur le côté nord et sur la voûte du vaisseau central (voir l’encadré sur le problème non résolu de l’écroulement du côté nord et du rôle probable du Grand Incendie de 1487). La dissymétrie des élévations nord et sud (bien visible sur la photo ci-dessous) date de cette époque. Au XVe siècle toujours, Jacques Cœur finance une chapelle au nord du chœur. À la même époque, l’architecture de l’église s’enrichit au titre d’un processus coutumier après la guerre de Cent Ans : les riches bourgeois et les corporations de la ville financent la construction de douze chapelles latérales entre les arcs-boutants. Le style retenu est bien sûr le gothique flamboyant.
À la Révolution, l’église Saint-Pierre-le-Guillard, désaffectée, est transformée en salpêtrière. Elle arrive cependant au Concordat de 1802 sans trop de dommages et elle est rendue au culte. De 1826 à 1855, on assiste à une nouvelle vague de restaurations pour consolider un ensemble qui reste fragile (reprise de piliers, de contreforts et d’arcs-boutants).
Dans l’Entre-deux-guerres, l’état de l’église se délabre fâcheusement. Les chapelles gothiques, bâties sans fondation, s’affaissent, menaçant dangereusement les voûtes latérales, et par suite celle du vaisseau central. Les eaux de pluie finissent par s’infiltrer partout. Pis ! en 1951, le chanoine qui dessert la messe de minuit meurt d’un sévère refroidissement. En conséquence, l’édifice est fermé au culte. Avec l’aide de la population, la mairie de Bourges lance un emprunt et le bâtiment peut être sauvé de la ruine.
L’église possède quelques tableaux anciens et des fresques des XIIIe et XVIe siècles (notamment dans la chapelle Cujas). Enfin, une chapelle latérale, sur le côté sud, garde quelques fragments de vitraux Renaissance dans le tympan d’une verrière.
(…)

Lire dossier richement illustré : PATRIMOINE HISTOIRE – Eglise Saint-Pierre-le-Guillard à Bourges


Saint-Pierre-le-Guillard est l’une des rares églises gothiques du département. La tradition locale attribue sa fondation à un miracle de saint Antoine de Padoue, dont le passage est attesté à Bourges vers 1225-1230.
Comme la cathédrale Saint-Etienne dont elle est contemporaine, l’église Saint-Pierre-le-Guillard est dépourvue de transept et possède un déambulatoire à chapelles rayonnantes.
Les voûtes en pierre de la nef datent probablement du début du XVIe siècle : elles ont remplacé une charpente lambrissée.

Les chapelles latérales ont conservé, pour l’essentiel, leur décor intérieur : bas-reliefs en pierre sculptée, peintures murales, tableau de l’école française du XVIIe siècle (Ascension), verrières de l’atelier Lobin (XIXe siècle).

Panneau descriptif – site officiel ville de Bourges


Visite express… en suivant (le guide) la grive !

Bourges, le 11 Mai 2022

Médoc, Nature, faune et flore

Port de By, de l’estey à l’estuaire

Retour au port de By, dont j’avais présenté la bouée 29 l’an dernier. Sur les bons conseils d’une autre promeneuse (que je salue si elle passe du côté du Teich !), je vous amènerai cette fois ci en bordure de l’estey et vers l’estuaire, non loin d’une tonne de chasse, avec pour toute compagnie un grèbe huppé et quelques canards !

Port de By, commune de Begadan – ce 26 Avril 2022

- Saint-Estèphe, Médoc

Saint-Estèphe : le port à marée basse

Passage obligé quand je suis dans le Médoc : cette route entre Pauillac et Saint-Estèphe (on pourrait l’appeler « avenue des carrelets » tant ils sont nombreux !!) avec, en fin de parcours, une halte au petit port de la Chapelle.

Le port de Saint-Estèphe, en bordure d’estuaire – le 7 Mars 2022


Quelques carrelets et le port à marée haute (Mars 2019)

(cliquer pour voir série complète)

BASSIN D'ARCACHON, Lanton, Cassy, Taussat, Nature, faune et flore

Aigrette figure de proue

Aigrette garzette, vieux port de Taussat – 15 Janvier 2022