Retour au port de By, dont j’avais présenté la bouée 29 l’an dernier. Sur les bons conseils d’une autre promeneuse (que je salue si elle passe du côté du Teich !), je vous amènerai cette fois ci en bordure de l’estey et vers l’estuaire, non loin d’une tonne de chasse, avec pour toute compagnie un grèbe huppé et quelques canards !
Juste besoin de faire une pause après une matinée un peu trop citadine, entre embouteillages à l’embauche, tram, CHU, grand centre commercial, immersion chez les Suédois puis dans un temple pour bricoleurs ! Ouf…
Mais après deux ans d’escapades principalement médoquines, hors de la « capitale » bordelaise, une furieuse envie de fuir m’a envahie, et c’est une fois de plus vers les eaux de la Gironde que j’ai trouvé refuge !
Je regretterai d’avoir déjà avalé un casse-croûte et de devoir renoncer à quelques crevettes et bigorneaux… mais un thé au soleil, en terrasse et à deux pas de la rivière, c’est déjà pas mal !
:-)
La pause en terrasse, chez Quinquin
… avant de lever l’ancre, jeter un peu d’encre et philosopher sur le port !
7 Mars 2022 : malgré deux haltes à Calon-Ségur (Saint-Estèphe) puis Grand-Puy-Lacoste (Pauillac), je déciderai cette fois-ci de mettre à l’honneur non pas les châteaux et vins du Médoc mais l’EAU : celle des demoiselles Averous à la grotte d’Artigues et maintenant celle, ferrugineuse (!) de la fontaine de Bernos.
La Fontaine de Bernos est d’origine gauloise. Les Gaulois adoraient les divinités des eaux et les druides célébraient leur culte dans des clairières ou pénétrait le soleil à proximité des sources ferrugineuses considérées comme des divinités. La vie spirituelle des Gaulois occupait une place importante dans leur groupe social. Les druides, vêtus de blanc, symbole de pureté de lumière et de l’immortalité de l’âme, dirigeaient des rassemblements au sein de la forêt devenue temple. La Fontaine de Bernos est un site riche de légendes et de mystères. Sa forme circulaire, ses eaux ferrugineuses, l’arche qui en délimite l’entrée et qui présentait une porte, son entourage de chênes. Ses légendes(*) laissent fortement penser que des cultes druidiques et celtiques ont eu lieu autour de cette fontaine qui n’a jamais été vue tarie.
(*) Entre autres légendes, on raconte qu’une fée revient s’y désaltérer, en souvenir de son existence terrestre, qu’une princesse s’y serait noyée et que ses cheveux roux coloreraient encore aujourd’hui son eau et, que si une jeune fille amoureuse jette deux épingles à cheveux dans l’eau et qu’elles se croisent, elle est assurée d’être aimée en retour.