Médoc, Portraits et moments de vie

Se requinquer à la guinguette à Quinquin !

Non non, ni fièvre, ni quinquina !!

Juste besoin de faire une pause après une matinée un peu trop citadine, entre embouteillages à l’embauche, tram, CHU, grand centre commercial, immersion chez les Suédois puis dans un temple pour bricoleurs ! Ouf…

L’idée première était pourtant, une fois « les missions » accomplies, de redécouvrir le quartier des bassins à flot, de peur de ne pas le reconnaître depuis ma dernière visite en Décembre 2019.

Mais après deux ans d’escapades principalement médoquines, hors de la « capitale » bordelaise, une furieuse envie de fuir m’a envahie, et c’est une fois de plus vers les eaux de la Gironde que j’ai trouvé refuge !

Première étape-surprise avant de rejoindre château Margaux : le petit port de Macau, à la charmante guinguette à Quinquin.

Je regretterai d’avoir déjà avalé un casse-croûte et de devoir renoncer à quelques crevettes et bigorneaux… mais un thé au soleil, en terrasse et à deux pas de la rivière, c’est déjà pas mal !

:-)

La pause en terrasse, chez Quinquin

… avant de lever l’ancre, jeter un peu d’encre et philosopher sur le port !

- Margaux, - Route des vins du Médoc, Médoc

Au-delà des murs de Margaux, entre hiver et printemps

On prolonge un peu la balade du 15 Mars 2022 à Château Margaux, en jetant un regard au delà des murs ocre jaune des chais et dépendances, vers l’église Saint-Michel, le vignoble, et la campagne.

Les osiers dans leur parure d’hiver et le saule pleureur d’un ancien moulin à l’approche du printemps complètent cette harmonie de couleurs !

- Margaux, - Route des vins du Médoc, Médoc

Margaux après le sirocco

Je ne vous présente plus ces lieux prestigieux, cela avait été fait à l’issue de ma toute première visite de Château Margaux !

Quelques nouvelles images des chais et dépendances, dont la teinte ocre évoque le Sud. Et du Sud, il a pas mal été question ces jours-ci, après le sirocco, et cette pluie de sable saharien qui s’est invitée sur le pays ! Rien de bien flagrant à ce moment-là de la journée, juste un ciel voilé et une grande douceur.

Château-Margaux, le 15 Mars 2022

A suivre : au delà des murs de Margaux, entre hiver et printemps

Médoc

Bernos : des druides, une fontaine, une fée, de l’eau ferrugineuse !

(billet mis en ligne le 16 Mars 2022)

7 Mars 2022 : malgré deux haltes à Calon-Ségur (Saint-Estèphe) puis Grand-Puy-Lacoste (Pauillac), je déciderai cette fois-ci de mettre à l’honneur non pas les châteaux et vins du Médoc mais l’EAU : celle des demoiselles Averous à la grotte d’Artigues et maintenant celle, ferrugineuse (!) de la fontaine de Bernos.


La Fontaine de Bernos est d’origine gauloise. Les Gaulois adoraient les divinités des eaux et les druides célébraient leur culte dans des clairières ou pénétrait le soleil à proximité des sources ferrugineuses considérées comme des divinités. La vie spirituelle des Gaulois occupait une place importante dans leur groupe social. Les druides, vêtus de blanc, symbole de pureté de lumière et de l’immortalité de l’âme, dirigeaient des rassemblements au sein de la forêt devenue temple. La Fontaine de Bernos est un site riche de légendes et de mystères. Sa forme circulaire, ses eaux ferrugineuses, l’arche qui en délimite l’entrée et qui présentait une porte, son entourage de chênes. Ses légendes (*) laissent fortement penser que des cultes druidiques et celtiques ont eu lieu autour de cette fontaine qui n’a jamais été vue tarie.

Source (!) : office de tourisme Médoc-vignoble

(*) Entre autres légendes, on raconte qu’une fée revient s’y désaltérer, en souvenir de son existence terrestre, qu’une princesse s’y serait noyée et que ses cheveux roux coloreraient encore aujourd’hui son eau et, que si une jeune fille amoureuse jette deux épingles à cheveux dans l’eau et qu’elles se croisent, elle est assurée d’être aimée en retour.

Source : le petit futé

Bernos (Saint-Laurent Médoc) – le 7 Mars 2022

- Route des vins du Médoc, Médoc

Grotte d’Artigues : le vin des demoiselles Averous changé en eau…

la tour Laspic du château Averous (Pauillac)

J’avais évoqué la grotte d’Artigues et les demoiselles Averous en Novembre dernier, dans le billet consacré à la tour l’Aspic qui domine le vignoble du château Haut-Batailley (anciennement château Averous).

Anne-Francoise Averous, fervente croyante, fit aussi construire près de Pauillac, en 1897, la grotte d’Artigues, une réplique de la grotte de Massabielle, à Lourdes, où la vierge est apparue à Bernadette Soubirous en 1858.

Selon la légende, chaque année les demoiselles Averous échangeaient avec le chapelain de Lourdes un tonneau de leur vin (Haut-Bages) contre un tonneau d’eau bénite afin d’en arroser les vignes pour les protéger des maladies.

La grotte, protégée par des grilles, est surplombée d’une statue de la vierge et comprend un autel recevant des ex-voto.

Elle est à la fois un lieu de pèlerinage pour les croyants et pèlerins de Compostelle, et une étape agréable pour les promeneurs soucieux de mettre un peu d’eau dans leur vin !

Grotte d’Artigues, le 7 Mars 2022