S’ajoute aussi l’activité de détroquage des huîtres, que Pierre Belloc, marin, exercera pour une durée de 5 ans, dans une guérite. (j’ai photographié une coquille St Jacques peinte sur la bouée 29, s’il y avait aussi une huître, mea culpa pour cet oubli !)
La fin du siècle verra le déclin et l’abandon de l’activité de transport de marchandises.
Et la bouée 29, mise en place dans le chenal du port de By dans les années 1890, déplacée à plusieurs reprises, a fini sa carrière en 2000. Elle trône désormais sur une aire de pique-nique !
Un peu d’histoire, pour commencer. Venant du Bassin d’Arcachon, il était grandement temps de consacrer un chapitre à l’ostréiculture sur l’estuaire, dans le Bas-Médoc…
La pêche de l´huître plate est attestée dans l’estuaire dés l´Antiquité, puis au Moyen Âge, mais semble disparaître au 16e siècle. L’abbé Baurein y consacre un passage dans son ouvrage vers 1784-1786.
Des décrets sont mis en œuvre en 1852 et 1853 pour la pêche à pied et à la drague.
Ce n´est vraiment que dans la seconde moitié du 19e siècle que l´ostréiculture prend de l´ampleur avec l´arrivée de l´huître portugaise : en 1868, lors d´une tempête, le navire « Le Morlaisien », en provenance du Tage, transportant des cargaisons d´huîtres portugaises, aurait rejeté une partie des huîtres avariée au niveau du lieu-dit « La Fosse », situé entre Talais et Saint-Vivien-de-Médoc. Des gisements ont ainsi commencé à apparaître progressivement sur la rive gauche. A partir de 1875, les crassats (gisements naturels d’huîtres) ont été organisés en parcs et concessions, du chenal de Goulée jusqu´à Soulac. A Talais, quatre parcs à huîtres sont établis en 1881 sur le crassat du Cheysin, puis agrandis en 1883. Cette même année, la production atteint son apogée avec 62 millions d´huîtres pour l’ensemble des communes du Bas-Médoc. Un extrait des registres de délibérations de la commune de Talais de l´année 1922 (voir en annexe) montre l´ampleur du phénomène ; des cartes postales montrent notamment l´effervescence qui règne alors dans les petits ports du Bas-Médoc. L´activité ostréicole diminue progressivement à partir des années 1970, à la suite de virus et à la pollution cadmium des eaux estuariennes (en provenance d´anciennes mines de l´Aveyron). Le projet de développement de l´avant-port du Verdon et l´envasement de l´estran contribuent également à la disparition de l’ostréiculture ; les parcs sont expropriés afin de permettre la réalisation des bassins portuaires. A Talais, l´activité ostréicole a été relancée avec succès dans les années 2010. (…)
(…) le port est établi en 1858 sur le chenal de Talais au niveau dela Passe Castillonnaise. L’activité du port est essentiellement tournée vers la pêche de l’huître qui débute autour de 1880.Des travaux sont effectués en 1890. Le port est détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La commune procède alorsà un réaménagement total du lieu en reconstruisant notamment les cabanes. Toutefois, le port de Talais est abandonnéprogressivement à partir de 1950, condamné par l’arrêt définitif de l’activité ostréicole dans les années 1970. L’élevage ostréicole dans le port connait une renaissance dans les années 2010. (…)
en savoir + : dossier inventaire Aquitaine complet sur le port de Talais
Reprise des balades sur les ports, avec les incontournables images de collecteurs pour le captage des naissains d’huîtres : coupelles et tubes. Le chaulage des tuiles commencera dans quelques semaines.
Un peu de fantaisie, sous une éclaircie ! Des collecteurs à coupelles (pour naissains d’huîtres), plus souvent photographiés de profil, et dont j’ai aimé cette fois-ci les couleurs et le motif 70’s !!