Médoc

Au pied du phare, face à l’estuaire

Ni ennemi, ni visiteur de marque en vue… Aucun coup de canon ne retentira ce jour-là au phare de Richard (où je vous conseille de (re)grimper pour une vue plongeante sur l’estuaire) !

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(Abonnés WordPress : mosaïque N&B visible uniquement sur le blog, avec liens vers images couleur)

Phare de Richard (site officiel), à Jau-Dignac-et-Loirac – le 27 Mai 2021

Médoc

Des mattes à l’estuaire

Sur les mattes, chaque petite route perpendiculaire à la « grande » et menant vers l’estuaire aurait tendance à attirer comme un aimant le promeneur épris de grands espaces et de tranquillité… On y a tout de même croisé ce jour-là une drôle de machine pondant dans le foin, sous l’oeil attentif de quelques rapaces en vol, mais surtout plusieurs troupeaux de vaches bien paisibles, toutes allongées et se souciant peu des rares voitures passant par là !

Et au bout de cette ligne droite, il y a la digue. Et derrière elle, une plage de sable, puis de « nacre » craquant sous les pas.

La marée était basse, seuls deux pêcheurs (et une étrange créature !) attendront que l’eau vienne recouvrir le vasard.

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Une pause face à l’estuaire et aux falaises de Talmont et Meschers (17) :

En bordure d’estuaire, à Jau-Dignac-et-Loirac – 27 Mai 2021

Médoc

Pondre sur les mattes du Médoc !

Suite de la balade, mise au vert !


Nous quittons le port de Talais en direction du phare de Richard. Nous sommes sur la commune de Jau-Dignac-et-Loirac, encore dans les marais, ces « mattes » qui sont des terres gagnées sur l’estuaire au XVIII ème siècle, protégées de celui-ci par des digues et quadrillées de fossés et chemins.

Elles se composent de grands pâturages pour bovins, ovins et chevaux, et on y cultive aussi des céréales, du lin, du tournesol…

En savoir + sur les mattes du Médoc (Atlas des paysages de la Gironde)

Revoir les champs de tournesols près du chenal de Neyran, sur les mattes de Paladon

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Une halte pour assister à la « ponte » de balles de foin ! (comme il y a quelques années, au Teich)

Ramasseuse presse sur les mattes de Jau-Dignac-et-Loirac – le 27 Mai 2021

A SUIVRE :

bord d’estuaire et nouvelle halte au phare de Richard

Médoc, Ostréiculture

Talais, de mémoire d’ostréiculteurs…

Un peu d’histoire, pour commencer. Venant du Bassin d’Arcachon, il était grandement temps de consacrer un chapitre à l’ostréiculture sur l’estuaire, dans le Bas-Médoc

La pêche de l´huître plate est attestée dans l’estuaire dés l´Antiquité, puis au Moyen Âge, mais semble disparaître au 16e siècle. L’abbé Baurein y consacre un passage dans son ouvrage vers 1784-1786.

Des décrets sont mis en œuvre en 1852 et 1853 pour la pêche à pied et à la drague.

Ce n´est vraiment que dans la seconde moitié du 19e siècle que l´ostréiculture prend de l´ampleur avec l´arrivée de l´huître portugaise : en 1868, lors d´une tempête, le navire « Le Morlaisien », en provenance du Tage, transportant des cargaisons d´huîtres portugaises, aurait rejeté une partie des huîtres avariée au niveau du lieu-dit « La Fosse », situé entre Talais et Saint-Vivien-de-Médoc. Des gisements ont ainsi commencé à apparaître progressivement sur la rive gauche. A partir de 1875, les crassats (gisements naturels d’huîtres) ont été organisés en parcs et concessions, du chenal de Goulée jusqu´à Soulac. A Talais, quatre parcs à huîtres sont établis en 1881 sur le crassat du Cheysin, puis agrandis en 1883. Cette même année, la production atteint son apogée avec 62 millions d´huîtres pour l’ensemble des communes du Bas-Médoc. Un extrait des registres de délibérations de la commune de Talais de l´année 1922 (voir en annexe) montre l´ampleur du phénomène ; des cartes postales montrent notamment l´effervescence qui règne alors dans les petits ports du Bas-Médoc. L´activité ostréicole diminue progressivement à partir des années 1970, à la suite de virus et à la pollution cadmium des eaux estuariennes (en provenance d´anciennes mines de l´Aveyron). Le projet de développement de l´avant-port du Verdon et l´envasement de l´estran contribuent également à la disparition de l’ostréiculture ; les parcs sont expropriés afin de permettre la réalisation des bassins portuaires. A Talais, l´activité ostréicole a été relancée avec succès dans les années 2010. (…)

en savoir + : dossier inventaire Aquitaine – exploitation ostréicole

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Le port de Talais

Carte postale de Talais (collection particulière), 2ème moitié du 20e siècle

(…) le port est établi en 1858 sur le chenal de Talais au niveau dela Passe Castillonnaise. L’activité du port est essentiellement tournée vers la pêche de l’huître qui débute autour de 1880.Des travaux sont effectués en 1890. Le port est détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La commune procède alorsà un réaménagement total du lieu en reconstruisant notamment les cabanes. Toutefois, le port de Talais est abandonnéprogressivement à partir de 1950, condamné par l’arrêt définitif de l’activité ostréicole dans les années 1970. L’élevage ostréicole dans le port connait une renaissance dans les années 2010. (…)

en savoir + : dossier inventaire Aquitaine complet sur le port de Talais

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On passe maintenant en mode « tourisme » (voir le dépliant sur Talais) , avec des images-souvenirs d’une vraie journée de vacances !

Port de Talais, le 27 Mai 2021

Médoc

Comment « Talais »-vous ?!

Jeu de mots bon-marché, signe d’un état de fatigue certain, après une journée à sillonner le Médoc et en admirer de nombreuses facettes ! On commencera par Talais, mais demain… si vous le voulez bien !

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Ecluse, port de Talais – ce jeudi 27 Mai 2021