(Suite de l’album-souvenir du 28 Juin, mis en ligne le 2 Août)
Château Maucaillou, dont je recommande la visite du musée de la vigne et du vin (j’y suis repassée pour quelques photos de la façade) – Lamothe-Bergeron, ma première visite de château, il y a deux ans, où j’ai plaisir à venir faire quelques emplettes ! – Loudenne, où je n’ai pour l’instant fait qu’une courte halte en bordure des vignes :
C’est peut-être à partir de son port – d’où la commune tire d’ailleurs son nom – que le patrimoine de Portets se dévoile avec le plus de majesté. La première chose qu’on remarque, se dressant au milieu de la vigne, c’est l’élégante Tour du Roy (ou tour de Gascq – XIVème) qui contrôlait le trafic des gabarres sur la Garonne.
Derrière, le château de Portets, à l’architecture Renaissance, domine la Garonne du haut de son altière terrasse de pierre que Napoléon gravit en 1808. A gauche, le charmant quartier du port avec une belle maison qui servait d’auberge au XVIIe siècle. C’est magique, sans ostentation. Toute l’élégance du classicisme. En remontant un peu, on découvre Mongenan, « folie » d’époque Louis XV avec son musée et son jardin botanique inspiré par Jean-Jacques Rousseau qui séjourna au château.
Mais l’histoire de Portets remonte à bien plus loin… A mille ans avant Jésus-Christ. Ligures et Ibères vinrent chercher un refuge au bord d’une rivière qui allait devenir la Garonne. Puis les Romains y aménagèrent un port. Après avoir développé le commerce fluvial, ils y implantèrent la vigne qui fait aujourd’hui la richesse de Portets.
Les Romains, Guillaume de Gascq, le passage de Napoléon 1er, les propriétaires successifs du château, l’occupation allemande, l’abandon, l’acquisition par la famille Théron en 1956 et « une saga familiale grandissante ».
J’ai fait ce jour-là une infidélité au Médoc ; mais pas à ses vins, puisque la balade dans la région des Graves que je connais très mal, fut uniquement touristique et contemplative !…
La belle histoire du Château commence avec la famille Petit-Laroche, négociant en vins, qui s’établit au 19ème siècle au lieu-dit Maucaillou (*) (à Moulis). En 1875, J. Petit-Laroche se marie et offre à sa femme, en cadeau de mariage, la construction d’une belle demeure bourgeoise: le Château actuel. C’est un étrange et audacieux mélange architectural qui semble marier plusieurs styles, à l’image du vin du Médoc qui est issu de l’assemblage de plusieurs cépages. La surabondance du décor, qui veut évoquer à la fois la Renaissance, le milieu et la fin du XVIIème siècle, font de cette construction un excellent exemple de l’architecture éclectique qui fleurit dans le Médoc à la fin du 19ème. La bâtisse du Château Maucaillou est répertoriée dans la Collection inventaire « CHÂTEAUX BORDEAUX ». Simultanément, J. Petit-Laroche constitue aux lieux dits « Maucaillou » et « Caubet», sur 1,5 hectare, un nouveau domaine viticole qui prendra le nom de Château Maucaillou. Ses vins ne cessent depuis 1889 d’être régulièrement à l’honneur, dans le monde entier, lors de concours et de «dégustations à l’aveugle » entre professionnels. La famille Dourthe rachète le Château en 1929 et ne cesse depuis d’appliquer les techniques d’excellence de Philippe Dourthe.
(*) «Maucaillou» signifie «mauvais cailloux», au sens où l’entendaient les agriculteurs du moyen âge, car ce genre de parcelles de terre graveleuse était impropre à toute culture céréalière, principale source de survie à l’époque.
En savoir + (site officiel des domaines de Maucaillou) :
14 Juin 2023 – Arrivée suffisamment tôt à Moulis, j’ai ce matin décidé de bifurquer vers le château de Maucaillou, dont je n’avais vu jusque là que le panneau publicitaire pour le musée. Et bien m’en a pris !…
J’ai pu effectuer avec une guide passionnée la visite du cuvier et du chai, suivie d’une dégustation (dont vous gardez en souvenir le verre gravé).
Après le film de présentation des domaines, place à LA visite du musée des arts et métiers de la vigne et du vin. La collection y est imposante, variée, extrêmement intéressante et les sujets traités nombreux puisque que sont également présentés les métiers annexes directement rattachés à la vie du vin (tonnellerie, fabrication des bouteilles, des bouchons de liège, des étiquettes, oenologie…).
Prévoyez du temps si vous envisagez d’y aller. Pour ma part, un troisième passage va s’imposer, ayant pourtant complété la première visite plus tard dans l’après-midi, après une pause-collation au port de Lamarque !
« Vestiges du patrimoine historique et du paysage typique du Médoc, les cabanes de vignerons émaillent le vignoble. Elles servaient autrefois de refuge pour les ouvriers en cas de mauvais temps et de remise pour les outils. Elles étaient aussi un refuge pour les poules et les canards élevés dans les vignes et qui aidaient les viticulteurs en se nourrissant des escargots qui parasitent les pieds de vigne et dont les attaques peuvent dans les cas extrêmes détruire toute une récolte. »(…)
J’ignore à quel domaine appartient celle-ci, où j’ai déjà fait plusieurs haltes ! Elle n’est pas très loin de celles restaurées par le château Sociando-Mallet et qui jalonnent un circuit pédestre.
Cabane de vignerons – Saint-Seurin-de-Cadourne, le 11 Juillet 2023
Une parcelle de vigne a disparu…
S’agit-il d’un simple renouvellement du vignoble, en attente d’une replantation ?
Ou bien est-ce dans le cadre du plan d’arrachage ? Et lequel ? Celui pour cause sanitaire ou pour cause de surproduction ? Les deux étant parfois liées, des parcelles en friche pouvant devenir un foyer de maladies (mildiou, flavescence dorée …).
En savoir + sur les plans d’arrachage, la crise de la production et les risques sanitaires :
Des cochons nains qui remplacent les herbicides, l’histoire insolite se passe dans le vignoble bordelais, àSaint-Seurin-de-Cadourne. « C’est dingue, vous avez vu le boulot qu’ils ont déjà fait! »
« Ginger, Tirelire, Ortie et Prêle ont beau ne pas avoir la queue en tire-bouchon, ils pourraient bien avoir leur groin sur l’étiquette des futurs millésimes. »