Lors de mes deux précédents passages à Beychevelle, la route menant au port était fermée à la circulation. En l’empruntant ce jour là, j’ai constaté de nombreuses plantations d’arbres après le château, et en arrivant au port, de nouveaux aménagements à l’aire de pique-nique.
A la recherche de coins ombragés, je resterai en bordure d’estuaire, en renonçant à « la tournée » des châteaux et en rebroussant même chemin peu avant Saint-Julien : pas le courage de contourner des champs de maïs en plein soleil !
Depuis ces bords d’estuaire, on peut tout de même voir la façade de Ducru Beaucaillou, ainsi qu’une croix érigée à la mémoire d’Edouard Johnston (1868-1890), fils de Nathaniel Johnston, négociant bordelais, inventeur de la « bouillie bordelaise et dont la famille a été propriétaire du château de 1866 à 1928.
Voilà, vous savez tout… ou presque ! Une balade très agréable, à (re)faire en famille, dès le matin, en prévoyant une pause pique-nique ; certaines tables au bord de l’eau sont particulièrement accueillantes !
On reste pour l’instant concentré sur le chemin, sans même un regard vers l’estuaire, les carrelets (dont un ouvert au public… un avant-goût de nuit des carrelets ?), les champs voisins, le troupeau de vaches et le veau fugueur (!), le château Ducru Beaucaillou, les mûres et les papillons…
Une balade vraiment sympa et pas mal de mots échangés avec plusieurs promeneurs.
Envie de revivre encore un peu cette journée de mardi dernier dans le Médoc ! Un plan, près de l’église Saint-Symphorien indiquait des carrelets (à « la Tuilerie », je crois… d’après une carte de 1888). Difficile de résister à l’appel de la rivière, m’y voilà partie !
Au bord de l’estuaire (pas très loin du Fort-Médoc, ouvrage de Vauban) :
Certains vacanciers sont aux premières loges… Mais je choisirai, en cette journée de canicule, de faire une halte à l’ombre !
Petite route dans les vignes des palus puis vers les pâturages :
Je me devais, pour ce billet sur Lamothe-Bergeron, de parler d’abord de vin et non d’histoire !
C’est au hasard des petites routes sillonnant les vignes de Cussac-Fort-Médoc, que j’ai découvert ce très joli château, dans un écrin de verdure.
Sous des platanes et un cèdre, des tables se prêtent à des déjeuners champêtres. Une famille s’est déjà installée. Bref, on l’aura compris, les lieux sont accueillants !
Pour la première fois, j’ai donc mis de côté l’appareil-photo et entamé une vraie visite !
Un grand merci pour celle, individuelle, qui m’a été proposée au pied levé, alors qu’une visite de groupe (mais en anglais) était programmée une heure plus tard.
Et « enchantée », il n’y a pas que la visite qui l’était ! Les explications (terroir, vin) agrémentées de quelques anecdotes, les effets visuels dans le cuvier et les chais d’élevage, et pour finir, l’initiation à la dégustation, m’ont donné envie de mieux découvrir cet univers. Il était temps !…
Quelques images du château de style néo-classique (1868)
Château Lamothe-Bergeron, Cussac-Fort-Médoc – le 20 Juillet 2021
Parcours « Découverte & Innovation »
Blotti entre Margaux et Saint-Julien, le vignoble du Château Lamothe Bergeron s’étend sur 67 hectares en appellation Haut-Médoc. Son vin reflète la qualité de son terroir de graves garonnaises et bénéficie du statut de Cru Bourgeois depuis le 19ème siècle. Aujourd’hui, le Château Lamothe Bergeron appartient à la CAPSSA et fait appel à Hubert de Boüard pour suivre et conseiller la propriété.
Depuis 2015, le château accueille les visiteurs dans une bâtisse du 19ème siècle entièrement rénovée et leur propose une immersion scénographique au sein de la propriété. Récompensé aux Best Of Wine Tourism pour ce parcours « Découverte & Innovation » (« les visites enchantées »), le château Lamothe Bergeron vous fait découvrir les secrets de l’élaboration et de la dégustation du vin.
Elle commence au Moyen-Âge avec, à Cussac, une seigneurie du Captal de Buch (eh oui, on n’est pas bien loin du Bassin et du Pays de Buch !) et la construction d’un château sur une « butte » ou « motte » : le château Lamothe.
Au 18ème siècle, le château est la propriété de la famille Bergeron. En 1796, Jacques de Bergeron (1760-1810) à l’origine de plusieurs essais sur la culture de la vigne, met au point une technique de greffe : la « méthode Bergeron ».
Une des descendantes de sa belle famille fait construire avec son époux M. d’Armana le château actuel (1868, architecte Henri Duphot). Le domaine se compose de 25 hectares de vigne.
A la fin du 19ème siècle, un des descendants lui donnera le nom de Château Lamothe de Bergeron.
Au cours du 20ème siècle, le château changera plusieurs fois de propriétaires. Il est classé Cru Bourgeois en 1932.
En 1957, propriété de la famille Camus, il est endommagé par un incendie et sa charpente en bois est remplacée par une charpente métallique.
Le domaine de 56 ha comporte alors 36 ha de vignes. La société Cordier-Mestrezat mènera une opération d’agrandissement portant ces superficies à 77 ha dont 64 ha de vignes dans les années 1990. Ceci, au détriment du château…
En 2009, la société de Cognacs H. Mounier & Hardy achète le domaine et entreprend en 2014 d’importants travaux de rénovation.
Depuis Juillet 2015, le château accueille les visiteurs. (voir chapitre précédent et ci-dessous)
Ceci n’est pas une leçon de conjugaison !! Juste quelques images d’une nouvelle balade au Port de LAMENA, en direction des carrelets aperçus de loin la dernière fois.