Pas de nouvelle virée vers l’estuaire, et l’été, ma recherche de coins tranquilles autour du Bassin me ramène le plus souvent au port des Tuiles.
Bien que ce jour-là, il y régnait une certaine animation, avec sur les quais pêcheurs et vacanciers, et surtout, en raison de la marée, le retour des bateaux de plaisance.
L’Eyre ressemblait donc à un boulevard ! Et le long de ce boulevard aussi, la vie était (presque !) trépidante : chasseurs rejoignant les tonnes pour l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, pilote de drone, promeneuses avec leurs chiens ou leur appareil-photo… Les quelques images seront prises à la volée, pour ne pas perdre le fil de la conversation !
L’Eyre, le port des Tuiles… et une passerelle du sentier sud
Pour découvrir le site naturel protégé, en amont du port des Tuiles, on reviendra quelques années en arrière (et pour cause…), avec des images automnales. Les baccharis étaient en pleine floraison et les roseaux se contentaient de faire une haie d’honneur aux promeneurs !
Site naturel protégé du port des Tuiles, le 17 Octobre 2017
Biganos, le 18 Août 2021 – J’aurais donc aimé suivre de nouveau cette petite boucle paisible. Sauf que cette fois-ci, son accès, à travers les roseaux, était un peu folklorique, sans coupe-coupe ! Pas mieux ensuite avec, sur le sentier, quelques branchages glissants et ornières. Et pour finir, un petit bras de l’Eyre, à sec à ce moment là, mais trop escarpé et vaseux pour être franchi sans risque de vol-plané, me contraindra à un demi-tour toute !!…
Après le repli stratégique la capitulation, retour près du long fleuve tranquille qu’est l’Eyre, face à l’île de Malprat…
… puis sur les quais où quelques promeneurs, avec leurs chiens, leurs vélos ou leurs tandems, s’accordent une pause dans la douceur de cette fin d’après-midi. On y retrouve les herbes folles où se cache Marysol !
… et pour finir, les cabanes dans la végétation. J’y croiserai une vieille connaissance ayant complètement perdu la tête mais au regard encore espiègle, ainsi qu’un nouveau-venu à l’oeil malicieux !
Voilà, c’était une des rares balades de cet été autour du Bassin ! Trop de monde encore pour oser s’aventurer vers les plages… Pause !!
Lors de mes deux précédents passages à Beychevelle, la route menant au port était fermée à la circulation. En l’empruntant ce jour là, j’ai constaté de nombreuses plantations d’arbres après le château, et en arrivant au port, de nouveaux aménagements à l’aire de pique-nique.
A la recherche de coins ombragés, je resterai en bordure d’estuaire, en renonçant à « la tournée » des châteaux et en rebroussant même chemin peu avant Saint-Julien : pas le courage de contourner des champs de maïs en plein soleil !
Depuis ces bords d’estuaire, on peut tout de même voir la façade de Ducru Beaucaillou, ainsi qu’une croix érigée à la mémoire d’Edouard Johnston (1868-1890), fils de Nathaniel Johnston, négociant bordelais, inventeur de la « bouillie bordelaise et dont la famille a été propriétaire du château de 1866 à 1928.
Voilà, vous savez tout… ou presque ! Une balade très agréable, à (re)faire en famille, dès le matin, en prévoyant une pause pique-nique ; certaines tables au bord de l’eau sont particulièrement accueillantes !
On reste pour l’instant concentré sur le chemin, sans même un regard vers l’estuaire, les carrelets (dont un ouvert au public… un avant-goût de nuit des carrelets ?), les champs voisins, le troupeau de vaches et le veau fugueur (!), le château Ducru Beaucaillou, les mûres et les papillons…
Une balade vraiment sympa et pas mal de mots échangés avec plusieurs promeneurs.