Bizarrerie d’une mise au point :

Ce 13 Janvier, de chaque côté du grillage
A suivre : Taris tourisme, airial de Lavigne à Moustey (40)
Bizarrerie d’une mise au point :

Ce 13 Janvier, de chaque côté du grillage
A suivre : Taris tourisme, airial de Lavigne à Moustey (40)
Si le report des conférences est au coeur du sujet, c’est cette phrase de Jean-Marie Froidefond, Président de la Société Scientifique d’Arcachon qui me laisse perplexe (le mot est faible !) :
« Je comprends que le maire souhaite se doter d’un hôtel 5 étoiles sur le site. Mais c’est la culture même d’Arcachon, liée à son histoire marine, qui se trouve aujourd’hui dans une impasse. Nous n’avons besoin que d’une surface de 700 m² pour accueillir l’aquarium et les collections. Ce n’est pas énorme et nous pourrions nous délocaliser, notamment sur le port. »


Quid du patrimoine immobilier ? Difficile d’accepter une capitulation en échange de simplement 700 m² et de cautionner ainsi la destruction de Musée-Aquarium et de la Station Marine…
Sud-Ouest de ce 10 Janvier 2022 : Arcachon : la Société scientifique est-elle mise à l’index ?
(article Prémium)


C’était la première vraie balade depuis fort longtemps, pour repartir d’un bon pied en ce début d’année 2022 et revenir timidement sur la blogosphère. J’en profite pour vous présenter tous mes voeux de bonheur et santé !
On aurait pu rester du côté du Teich et des emblématiques Tchanquées de l’île aux oiseaux (d’autant plus qu’elles font l’actualité du Bassin avec la future reconstruction de la cabane aux volets rouges), mais vous verrez qu’il y a quand-même quelques similitudes entre elles et ce qui va suivre !
Nous voici dans le Médoc, à Macau, sur le chemin du Bord de l’Eau, plus précisément « le Bout de l’Île », où se dressent donc, pieds dans l’eau elles aussi, deux étranges « pagodes » aux origines particulières…
;-)
Dossiers inventaire général du patrimoine culturel de Nouvelle Aquitaine :
Les kiosques ou pagodes de Biré
Logis, dépendances et kiosques, vers 1960 (collection particulière) – (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire
L’Argentine, clé de ce petit mystère !
Si Macau se tourne inlassablement vers les rives de l’estuaire, l’inspiration architecturale de ses bords de fleuve provient parfois de contrées situées à l’autre bout du monde. On peut ainsi observer deux charmants petits kiosques qui braquent leurs regards sur l’eau. Outre qu’ils nous offrent un joli point de vue sur la Garonne et le Bec d’Ambès, avec leurs chapeaux stylisés (un toit hexagonal en tuiles vernies qui se termine par une bordure en rais-de-cœur) ces « pagodes » de 1888-1889 évoquent pourtant l’Amérique latine ! Elles signalaient l’entrée de la propriété du château Biré dont les négociants Dussaud étaient les propriétaires, on sait qu’ils commerçaient avec l’Argentine (à Buenos Aires on trouvait aux embarcadères des kiosques d’accueil très semblables) : c’est sans doute là qu’il faut chercher la clé de ce petit mystère (*) !
source : margaux-tourisme.com
(*) Nota : une légende tenace voudrait que ces deux kiosques proviennent du pavillon chinois de l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Il n’en est rien !
voir article publié par Srpi Aquitaine et revue « le Festin » en 2015 : Gironde / Les kiosques de Macau, des deux rives de l’Atlantique
découvrir le « muelle de pasajeros » de Buenos Aires dont se seraient inspirés les frères Dussaud

Muelle de pasajeros en 1888 – Buenos Aires – Samuel Boote
Quelques images avec l’aimable autorisation des propriétaires :









Kiosques (« pagodes ») du château Biré, à Macau – le 3 Janvier 2022
Sud-Ouest.fr du 8 Décembre 2021 :
(article premium, réservé aux abonnés)
A lire sur l’édition papier Sud-Ouest de ce jeudi 9 Décembre !…
En savoir + sur
L’APPEL AUX DONS DE LA SOCIETE SCIENTIFIQUE D’ARCACHON
Pour rappel : après l’abandon du projet de Pôle Océanographique Aquitain (POA) sur le petit port, l’Université doit entamer des travaux de rénovation sur le site actuel. Mais pour les financer, alors qu’il y a un an, elle semblait y avoir renoncé, elle envisage de vendre au promoteur-même du projet initial d’hôtel 5 étoiles – casino – résidence, la partie de terrain où se situent les locaux les plus anciens de la station marine et le Musée-Aquarium.
Or, la Société Scientifique est propriétaire des murs et des collections. Privée de revenus depuis que l’Université a fermé le Musée-Aquarium, elle a lancé un appel aux dons afin d’attaquer en justice l’Université, empêcher la dispersion des collections et la démolition de ces anciens bâtiments.


Menacés de démolition : Musée-Aquarium (1866) et station marine
Je me garderai de tout commentaire en ce triste dimanche de pluie grêle et vent où le moral n’est peut-être pas au meilleur de sa forme !
Mais depuis 10 ans que je vous inonde d’articles sur le sujet (acte 1 et acte 2) j’avoue m’essouffler un peu (comme vous, très certainement !) et rester perplexe sur l’incapacité des très nombreuses instances en charge du dossier, à protéger le Musée-Aquarium de tout risque de démolition…
______
Faut-il pour autant baisser les bras ? La Société Scientifique a lancé un APPEL AUX DONS
Origine du projet
Ce Musée-Aquarium a été fermé pour travaux par l’Université de Bordeaux fin octobre 2020. Maintenant l’Université nous a annoncé qu’elle souhaitait vendre le terrain sur lequel se trouve ce musée-aquarium pour permettre l’installation d’un hôtel 5*. Que va devenir le musée-aquarium ?
N’ayant plus de recettes, nous avons besoin de ressources financières.
A quoi servira l’argent collecté ?
– de trésorerie afin d’éviter la dissolution de la Société Scientifique pour défaut de paiement, ce qui entrainerait la dispersion des collections vers d’autres légataires.
– de nous opposer au projet immobilier afin de conserver ce patrimoine avec ses collections obtenues grâce aux dons des Arcachonnais et aux sacrifices de généreux bénévoles depuis plus de 150 ans
En savoir + (cliquer sur liens ci-dessous) :