

L’unique agapanthe (+ triplette virtuelle !) – J+3, 1er Août 2021
Cette année encore, une floraison bien timide… mais je ne désespère pas !!




Agapanthe, J0 et J+1 !
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A suivre : J+3 !


Cussac-Fort-Médoc, le 20 Juillet 2021
Envie de revivre encore un peu cette journée de mardi dernier dans le Médoc ! Un plan, près de l’église Saint-Symphorien indiquait des carrelets (à « la Tuilerie », je crois… d’après une carte de 1888). Difficile de résister à l’appel de la rivière, m’y voilà partie !
Au bord de l’estuaire (pas très loin du Fort-Médoc, ouvrage de Vauban) :
Certains vacanciers sont aux premières loges… Mais je choisirai, en cette journée de canicule, de faire une halte à l’ombre !


Petite route dans les vignes des palus puis vers les pâturages :



Fin de la balade bucolique, tout près du Château Lamothe-Bergeron :






Merci pour vos derniers passages du côté… du Médoc !
;-)
Retour sur cette journée du 20 Juillet, où l’improvisation et le hasard avaient bien fait les choses en me menant au château Lamothe-Bergeron et dans quelques jolis coins de nature de Cussac-Fort-Médoc.
Mais commençons par le début : une première halte, à une boulangerie (faut bien assurer le ravitaillement !), juste à côté de l’église.
Quelques images des ornements, avec de jolis bas-reliefs et certaines fresques évoquant, comme par exemple à Saint-Romain de Soussans, la vigne. Pour une vision complète et de longues explications, voir les dossiers ci-dessous.
Dossiers inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine :
Église paroissiale Saint-Symphorien





















Eglise Saint-Symphorien, Cussac-Fort-Médoc – 20 Juillet 2021
Lue très certainement quand j’avais posté ces images, l’histoire du canelé bordelais m’était sortie de l’esprit. Mais il en a été question pendant la visite du château Lamothe-Bergeron.
Pourquoi ? Parce qu’un des principaux ingrédients du canelé, le jaune d’œuf, provenait de l’industrie viticole !
En effet, les châteaux bordelais utilisaient des blancs d’œuf pour le collage du vin (méthode utilisée par le vigneron pour clarifier son vin et lui apporter sa limpidité en incorporant un produit spécifique), et le surplus de jaune servait donc à la fabrication des canelés !
Canelé et moules en cuivre
Du « canelat » des religieuses des Annonciades, à « notre » canelé…
Son nom provient du Gascon, langue parlée à Bordeaux jusqu’au 20e siècle, « Canelat » avec un seul « n », orthographe conservée jusqu’à nos jours.
Ce sont les religieuses du couvent des Annonciades, situé derrière l’église de Ste Eulalie, qui les fabriquaient. Elles récupéraient sur le port le blé tombé des cales des bateaux ou de sacs éventrés, ainsi que les jaunes d’œufs des chais à vin du Quai des Chartrons, les blancs servant à coller le vin.
Bordeaux était un grand port commercial où il était facile de se procurer du rhum et de la vanille venant des îles. Les religieuses ont ajouté ces ingrédients à leur recette afin d’y apporter plus de goût. Ces petites friandises étaient ensuite distribuées aux pauvres ou vendues à leur profit.
En 1790 elles furent chassées de leur couvent. Plus de Canelats.
Heureusement la recette fut reprise. Les bordelais fabriquaient les Canelés sur les quais, le moule reposant sur de la braise. La tradition se perpétua. Néanmoins la mode du Canelé avait bien été emportée dans la tourmente révolutionnaire, et la petite pâtisserie ne perdura que sur quelques tables bourgeoises bordelaises. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que la recette est prise en main et améliorée par les professionnels. Le Canelé retrouve alors sa place dans les bonnes pâtisseries bordelaises pour devenir un emblème de la ville (*).
(source « la Toque cuivrée »)
(*) En vogue dans les années 30, un peu délaissés à l’après-guerre, ils doivent à Jacques Chaban-Delmas, qui en proposait lors des réceptions à la mairie, leur grand retour dans les années 80… avec un succès jamais démenti depuis !!
À Limoges, on connaît la Canole, une spécialité de pain, fait avec de la farine et des jaunes d’œufs. Il est possible que ce soit le même produit vendu à Bordeaux depuis le XVIIème siècle. (…)
(lire la suite : cuisine à la française)
Pour la recette, je vous renvoie aux innombrables sites et blogs !