(Le jardin de l’Archevêché, appelé aussi jardin de l’hôtel de ville) s’étend aux pieds de la cathédrale, dans une ordonnance sobre de parterres voisinant avec une partie boisée.
Le jardin de l’hôtel de Ville est en effet composé de deux parties bien distinctes: – l’une, que l’ont peut qualifier d’architecturée, prolongeant l’ancien Palais de l’Archevêché avec des plantes fleuries, des rideaux taillés, des boulingrins … – l’autre, densément plantée et ordonnée en secteurs rayonnants autour du bassin.
Un peu d’histoire : si c’est le célèbre paysagiste Le Nôtre qui est contacté en 1681 pour ce projet, il ne semble pas qu’il ait lui-même établi les premières esquisses. Ce n’est qu’à partir de 1731 que le jardinier Coudreau entreprend la réalisation de ce jardin.
A voir : Le kiosque à musique et les quatre vases monumentaux en bronze représentant les quatre saisons. Créés par Louis-Léon Cugnot à la fin du XIXe siècle, ces vases ont été inscrits en 1990 sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et ont fait l’objet en 1994 d’une restauration minutieuse.
La cathédrale Saint-Etienne, la promenade des remparts, la rue Bourbonnoux, la place Gordaine
Après les premières images des marais de Bourges, je partagerai quelques albums-souvenirs de cette trop courte semaine… très bien remplie !
Retour à ce lundi 9 Mai 2022, au matin – d’abord un repérage du parcours entre hôtel et lieu de stage (eh oui, c’était le but premier du déplacement… pour mon binôme ! ;-) ), puis cap sur le centre historique pour une première visite express !
Déambulez et perdez-vous ! (conseils amplement suivis ces trois journées ! ;-) ) Le coeur historique de la ville ne vous laissera pas insensible. Très préservé, il est orné de plus de 400 maisons à pans de bois, d’hôtels particuliers Renaissance, ou encore des vestiges du rempart gallo-romain. Notre conseil pour apprécier votre visite : perdez-vous dans les rues et flânez !
Majestueuse, elle domine la ville de Bourges. La Cathédrale Saint-Étienne de Bourges, inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1992, est unique en sa conception. Chef d’œuvre de l’art gothique, admirable par ses proportions et l’unité de sa conception, elle témoigne de la puissance du christianisme dans la France médiévale.
La rue Bourbonnoux fait partie des plus anciennes rues de la ville, longeant le côté extérieur du rempart gallo-romain. Au Moyen-Âge, la rue Bourbonnoux permettait de relier la porte Bourbonnoux et la place Gordaine et abritait artisans et commerçants. Cette rue, qui s’appelait en 1500 rue Saint-Jehan-des-Champs, se dénomme en 1608 Grande rue de Bourbonnoux, puis rue de Bourbonnoux en 1650. Durant la période révolutionnaire, le nom est changé en rue des Bonnets-Rouges, pour ensuite prendre la dénomination actuelle.
Au 15e siècle, la place Gordaine était le lieu des boucheries et des poissonneries. Elle se situe au cœur de l’ancienne ville, constituant au Moyen-Âge une des quatre portes d’entrée de celle-ci, délimitant le quartier Bourbonnoux et le quartier Saint-Pryvé. Les boucheries et poissonneries sont détruites en 1871, afin de permettre l’aménagement d’un square entre 1889 et 1891. Ensuite, la place devient de plus en plus urbanisée, et se rapproche de celle que nous connaissons aujourd’hui.
Situés au pied du quartier médiéval, les Marais de Bourges offrent un espace de détente et de découverte à deux pas du centre historique de Bourges. Ainsi, 135 hectares sont amoureusement cultivés en jardins familiaux par leurs propriétaires et offrent une balade nature surprenante en plein cœur de la ville.
Au Moyen-âge, ces terrains marécageux assuraient la défense de la ville et au XVIIème siècle, les Jésuites achètent les marais et les louent à des particuliers, qui les cultivent. La culture maraîchère va durer jusqu’au XIXème siècle.
C’est à la fin de l’été, lorsque les récoltes abondent et au moment de la Saint-Fiacre, le patron des jardiniers, que les Marais de Bourges sont mis à l’honneur. Promenades en barques, visites spéciales des Marais, animations et concerts sont au programme ! La 40ème Fête des Maraisaura lieu les 27 et 28 Août 2022.
Le temps a manqué. Un peu normal vu mes pauses à répétition, sourire béat, et à papoter à deux reprises avec d’autres promeneuses ! Mais surtout, il faisait bien soif ce jour là, j’ai dû modifier le parcours pour une pause-thé et n’ai plus eu ensuite le courage de repartir…
Je me serai donc contentée d’une seule boucle, dans la partie nord-ouest, panachage de celles indiquées sur le plan : quai des Maraîchers, chemin de la digue de l’Yèvre, et retour par la place des Chenus, l’allée des Ribauds, le restaurant la Courcillère et la rue de Babylone.
Sensible au charme des lieux, j’y retournerais bien volontiers, avec de belles lumières d’un petit matin d’automne par exemple, pour des images un peu plus subtiles et mystérieuses que celles-ci !
14 Mai, de retour de BOURGES – J’ai eu un véritable coup de coeur pour cette belle ville, avec en particulier ses marais entre l’Yèvre et la Voiselle, et bien-sûr son centre historique.
BOURGES est une commune française, préfecture du département du Cher.
Avec 64 668 habitants en 2018, il s’agit de la commune la plus peuplée du département et la troisième commune la plus peuplée de la région Centre-Val de Loire, après Tours et Orléans, et devant Blois, Châteauroux et Chartres.
Elle est aussi la capitale historique du Berry, province de l’Ancien Régime correspondant approximativement aux départements actuels de l’Indre et du Cher.
à suivre : le centre historique, la ville, les marais…
jardin de l’Archevêché et cathédralejardin de l’ArchevêchéPalais Jacques CoeurPlace GordaineHalle Saint-BonnetHalle au bléMoulin de la ChappeHôtel-DieuLa VoiselleMaraisMaraisMarais
Pour qui voudrait découvrir Bourges, je recommande ce guide « Villes et Pays d’art et d’histoire » (label du ministère de la Culture et de la Communication), dont Jean-Christophe RUFIN, de l’Académie française et auteur du livre « Le grand Coeur », a signé la préface :
Le passé, à Bourges, est présent partout. Désormais brillamment rénové, le patrimoine est d’une richesse et d’une variété que l’on percevait mal encore pendant mon enfance, quand les bâtiments étaient noirs et les rues mal éclairées. L’élan de foi du XIIe siècle éclate dans toute sa force lorsqu’on fait face aux cinq portails de la cathédrale. Alentour, les hôtels particuliers de la ville haute ont retrouvé leur pureté du Grand Siècle. Plus bas, au pied des remparts, les rues commerçantes du XVe siècle serpentent entre deux rangées de pignons à colombages. Et en suivant la pente de ces anciens faubourgs, on arrive jusqu’aux marais. Car Bourges est une ville dont le coeur invisible est fait de jardins et d’eau.
De là vient peut-être que cette ville semble faite pour les rêves. […] À ceux qui viennent à Bourges pour son Printemps, je recommande un détour par l’hiver des temps révolus, qui vivent ici une manière d’éternité. Et je leur donne rendez-vous aussi au coeur de l’été, quand les parterres fleuris du jardin de l’archevêché répondent aux ciels immenses du Berry et proposent au promeneur, avec la bénédiction de saint Etienne, un bonheur qu’on croyait n’appartenir qu’à l’Italie.
Jean-Christophe RUFIN, de l’Académie française
Sans tomber dans les grandes envolées lyriques, je tiens tout de même à ajouter que durant ces quelques jours à Bourges, j’ai été frappée par l’accueil et la gentillesse des personnes avec lesquelles j’ai échangé quelques mots au sujet de la ville.
Et si je vous présente ce guide, c’est qu’il m’a été offert par une commerçante davantage touchée je pensepar mes propos enthousiastes que par le montant de mes emplettes ! Je l’en remercie doublement !
:-)
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