Quand par chahut j’ai lancé cette devinette, j’ai commis une erreur : l’obélisque se trouve en réalité en bordure des vignes de Château d’Armailhac(propriété lui aussi de la famille Rothschild), face à l’allée qui traverse le parc et mène… à Château Mouton-Rothschild !
Merci à vous qui avez rebondi sur mon jeu de mots un peu vaseux, et à Malyloup d’être partie sur les traces de cette étoile !
La belle histoire du Château commence avec la famille Petit-Laroche, négociant en vins, qui s’établit au 19ème siècle au lieu-dit Maucaillou (*) (à Moulis). En 1875, J. Petit-Laroche se marie et offre à sa femme, en cadeau de mariage, la construction d’une belle demeure bourgeoise: le Château actuel. C’est un étrange et audacieux mélange architectural qui semble marier plusieurs styles, à l’image du vin du Médoc qui est issu de l’assemblage de plusieurs cépages. La surabondance du décor, qui veut évoquer à la fois la Renaissance, le milieu et la fin du XVIIème siècle, font de cette construction un excellent exemple de l’architecture éclectique qui fleurit dans le Médoc à la fin du 19ème. La bâtisse du Château Maucaillou est répertoriée dans la Collection inventaire « CHÂTEAUX BORDEAUX ». Simultanément, J. Petit-Laroche constitue aux lieux dits « Maucaillou » et « Caubet», sur 1,5 hectare, un nouveau domaine viticole qui prendra le nom de Château Maucaillou. Ses vins ne cessent depuis 1889 d’être régulièrement à l’honneur, dans le monde entier, lors de concours et de «dégustations à l’aveugle » entre professionnels. La famille Dourthe rachète le Château en 1929 et ne cesse depuis d’appliquer les techniques d’excellence de Philippe Dourthe.
(*) «Maucaillou» signifie «mauvais cailloux», au sens où l’entendaient les agriculteurs du moyen âge, car ce genre de parcelles de terre graveleuse était impropre à toute culture céréalière, principale source de survie à l’époque.
En savoir + (site officiel des domaines de Maucaillou) :
14 Juin 2023 – Arrivée suffisamment tôt à Moulis, j’ai ce matin décidé de bifurquer vers le château de Maucaillou, dont je n’avais vu jusque là que le panneau publicitaire pour le musée. Et bien m’en a pris !…
J’ai pu effectuer avec une guide passionnée la visite du cuvier et du chai, suivie d’une dégustation (dont vous gardez en souvenir le verre gravé).
Après le film de présentation des domaines, place à LA visite du musée des arts et métiers de la vigne et du vin. La collection y est imposante, variée, extrêmement intéressante et les sujets traités nombreux puisque que sont également présentés les métiers annexes directement rattachés à la vie du vin (tonnellerie, fabrication des bouteilles, des bouchons de liège, des étiquettes, oenologie…).
Prévoyez du temps si vous envisagez d’y aller. Pour ma part, un troisième passage va s’imposer, ayant pourtant complété la première visite plus tard dans l’après-midi, après une pause-collation au port de Lamarque !
« Vestiges du patrimoine historique et du paysage typique du Médoc, les cabanes de vignerons émaillent le vignoble. Elles servaient autrefois de refuge pour les ouvriers en cas de mauvais temps et de remise pour les outils. Elles étaient aussi un refuge pour les poules et les canards élevés dans les vignes et qui aidaient les viticulteurs en se nourrissant des escargots qui parasitent les pieds de vigne et dont les attaques peuvent dans les cas extrêmes détruire toute une récolte. »(…)
J’ignore à quel domaine appartient celle-ci, où j’ai déjà fait plusieurs haltes ! Elle n’est pas très loin de celles restaurées par le château Sociando-Mallet et qui jalonnent un circuit pédestre.
Cabane de vignerons – Saint-Seurin-de-Cadourne, le 11 Juillet 2023
Une parcelle de vigne a disparu…
S’agit-il d’un simple renouvellement du vignoble, en attente d’une replantation ?
Ou bien est-ce dans le cadre du plan d’arrachage ? Et lequel ? Celui pour cause sanitaire ou pour cause de surproduction ? Les deux étant parfois liées, des parcelles en friche pouvant devenir un foyer de maladies (mildiou, flavescence dorée …).
En savoir + sur les plans d’arrachage, la crise de la production et les risques sanitaires :
Des cochons nains qui remplacent les herbicides, l’histoire insolite se passe dans le vignoble bordelais, àSaint-Seurin-de-Cadourne. « C’est dingue, vous avez vu le boulot qu’ils ont déjà fait! »
« Ginger, Tirelire, Ortie et Prêle ont beau ne pas avoir la queue en tire-bouchon, ils pourraient bien avoir leur groin sur l’étiquette des futurs millésimes. »
Cos d’Estournel, chapelle de Calon-Ségur et port de Saint-Julien
Jeudi 2 Février – C’était la Chandeleur, détail anodin qui me fera pourtant commettre un sacrilège lors de cette première virée de l’année dans le Médoc : acheter du cidre pour mes crêpes du soir, sur les terres du Saint-Estèphe et du Saint-Julien !!
Pour ma défense, j’espérais en réalité visiter un château, mais rechignant à planifier une sortie et donc à réserver, ce sera impossible (Lamothe Bergeron aura été une sacrée aubaine…).
Par conséquent, rien de nouveau à vous présenter, juste quelques coins où j’ai plaisir à retourner, surtout sous une tempête de ciel bleu !
Première halte : chez « le Maharadjah » de Cos d’Estournel (Saint-Estèphe)
… vendredi 3 Février, à Soulac (pointe du Médoc), un événement a pris une dimension nationale en étant largement relayé par les médias : le début de la démolition de l’immeuble Le Signal(voir articles du blog).
Ce chantier doit durer trois semaines, j’aurai peut-être l’occasion d’y passer et d’y consacrer un billet.