Après une courte halte aux grilles du château, il y a quelques années, j’avais présenté Château Lafite Rothschild et son histoire, depuis la Seigneurie médiévale de Lafite (XIVème) jusqu’à son acquisition par le Baron James de Rothschild en 1868 et la confirmation de ce caractère d’excellence.
Je vous propose cette fois une balade autour des chais et dans le vignoble et vous rappelle qu’en raison de travaux, le château est fermé pour les visites (+ d’infos).
Quand par chahut j’ai lancé cette devinette, j’ai commis une erreur : l’obélisque se trouve en réalité en bordure des vignes de Château d’Armailhac(propriété lui aussi de la famille Rothschild), face à l’allée qui traverse le parc et mène… à Château Mouton-Rothschild !
Merci à vous qui avez rebondi sur mon jeu de mots un peu vaseux, et à Malyloup d’être partie sur les traces de cette étoile !
(Suite de l’album-souvenir du 28 Juin, mis en ligne le 2 Août)
Château Maucaillou, dont je recommande la visite du musée de la vigne et du vin (j’y suis repassée pour quelques photos de la façade) – Lamothe-Bergeron, ma première visite de château, il y a deux ans, où j’ai plaisir à venir faire quelques emplettes ! – Loudenne, où je n’ai pour l’instant fait qu’une courte halte en bordure des vignes :
La belle histoire du Château commence avec la famille Petit-Laroche, négociant en vins, qui s’établit au 19ème siècle au lieu-dit Maucaillou (*) (à Moulis). En 1875, J. Petit-Laroche se marie et offre à sa femme, en cadeau de mariage, la construction d’une belle demeure bourgeoise: le Château actuel. C’est un étrange et audacieux mélange architectural qui semble marier plusieurs styles, à l’image du vin du Médoc qui est issu de l’assemblage de plusieurs cépages. La surabondance du décor, qui veut évoquer à la fois la Renaissance, le milieu et la fin du XVIIème siècle, font de cette construction un excellent exemple de l’architecture éclectique qui fleurit dans le Médoc à la fin du 19ème. La bâtisse du Château Maucaillou est répertoriée dans la Collection inventaire « CHÂTEAUX BORDEAUX ». Simultanément, J. Petit-Laroche constitue aux lieux dits « Maucaillou » et « Caubet», sur 1,5 hectare, un nouveau domaine viticole qui prendra le nom de Château Maucaillou. Ses vins ne cessent depuis 1889 d’être régulièrement à l’honneur, dans le monde entier, lors de concours et de «dégustations à l’aveugle » entre professionnels. La famille Dourthe rachète le Château en 1929 et ne cesse depuis d’appliquer les techniques d’excellence de Philippe Dourthe.
(*) «Maucaillou» signifie «mauvais cailloux», au sens où l’entendaient les agriculteurs du moyen âge, car ce genre de parcelles de terre graveleuse était impropre à toute culture céréalière, principale source de survie à l’époque.
En savoir + (site officiel des domaines de Maucaillou) :
14 Juin 2023 – Arrivée suffisamment tôt à Moulis, j’ai ce matin décidé de bifurquer vers le château de Maucaillou, dont je n’avais vu jusque là que le panneau publicitaire pour le musée. Et bien m’en a pris !…
J’ai pu effectuer avec une guide passionnée la visite du cuvier et du chai, suivie d’une dégustation (dont vous gardez en souvenir le verre gravé).
Après le film de présentation des domaines, place à LA visite du musée des arts et métiers de la vigne et du vin. La collection y est imposante, variée, extrêmement intéressante et les sujets traités nombreux puisque que sont également présentés les métiers annexes directement rattachés à la vie du vin (tonnellerie, fabrication des bouteilles, des bouchons de liège, des étiquettes, oenologie…).
Prévoyez du temps si vous envisagez d’y aller. Pour ma part, un troisième passage va s’imposer, ayant pourtant complété la première visite plus tard dans l’après-midi, après une pause-collation au port de Lamarque !