Médoc

Pondre sur les mattes du Médoc !

Suite de la balade, mise au vert !


Nous quittons le port de Talais en direction du phare de Richard. Nous sommes sur la commune de Jau-Dignac-et-Loirac, encore dans les marais, ces « mattes » qui sont des terres gagnées sur l’estuaire au XVIII ème siècle, protégées de celui-ci par des digues et quadrillées de fossés et chemins.

Elles se composent de grands pâturages pour bovins, ovins et chevaux, et on y cultive aussi des céréales, du lin, du tournesol…

En savoir + sur les mattes du Médoc (Atlas des paysages de la Gironde)

Revoir les champs de tournesols près du chenal de Neyran, sur les mattes de Paladon

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Une halte pour assister à la « ponte » de balles de foin ! (comme il y a quelques années, au Teich)

Ramasseuse presse sur les mattes de Jau-Dignac-et-Loirac – le 27 Mai 2021

A SUIVRE :

bord d’estuaire et nouvelle halte au phare de Richard

Médoc, Ostréiculture

Talais, de mémoire d’ostréiculteurs…

Un peu d’histoire, pour commencer. Venant du Bassin d’Arcachon, il était grandement temps de consacrer un chapitre à l’ostréiculture sur l’estuaire, dans le Bas-Médoc

La pêche de l´huître plate est attestée dans l’estuaire dés l´Antiquité, puis au Moyen Âge, mais semble disparaître au 16e siècle. L’abbé Baurein y consacre un passage dans son ouvrage vers 1784-1786.

Des décrets sont mis en œuvre en 1852 et 1853 pour la pêche à pied et à la drague.

Ce n´est vraiment que dans la seconde moitié du 19e siècle que l´ostréiculture prend de l´ampleur avec l´arrivée de l´huître portugaise : en 1868, lors d´une tempête, le navire « Le Morlaisien », en provenance du Tage, transportant des cargaisons d´huîtres portugaises, aurait rejeté une partie des huîtres avariée au niveau du lieu-dit « La Fosse », situé entre Talais et Saint-Vivien-de-Médoc. Des gisements ont ainsi commencé à apparaître progressivement sur la rive gauche. A partir de 1875, les crassats (gisements naturels d’huîtres) ont été organisés en parcs et concessions, du chenal de Goulée jusqu´à Soulac. A Talais, quatre parcs à huîtres sont établis en 1881 sur le crassat du Cheysin, puis agrandis en 1883. Cette même année, la production atteint son apogée avec 62 millions d´huîtres pour l’ensemble des communes du Bas-Médoc. Un extrait des registres de délibérations de la commune de Talais de l´année 1922 (voir en annexe) montre l´ampleur du phénomène ; des cartes postales montrent notamment l´effervescence qui règne alors dans les petits ports du Bas-Médoc. L´activité ostréicole diminue progressivement à partir des années 1970, à la suite de virus et à la pollution cadmium des eaux estuariennes (en provenance d´anciennes mines de l´Aveyron). Le projet de développement de l´avant-port du Verdon et l´envasement de l´estran contribuent également à la disparition de l’ostréiculture ; les parcs sont expropriés afin de permettre la réalisation des bassins portuaires. A Talais, l´activité ostréicole a été relancée avec succès dans les années 2010. (…)

en savoir + : dossier inventaire Aquitaine – exploitation ostréicole

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Le port de Talais

Carte postale de Talais (collection particulière), 2ème moitié du 20e siècle

(…) le port est établi en 1858 sur le chenal de Talais au niveau dela Passe Castillonnaise. L’activité du port est essentiellement tournée vers la pêche de l’huître qui débute autour de 1880.Des travaux sont effectués en 1890. Le port est détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La commune procède alorsà un réaménagement total du lieu en reconstruisant notamment les cabanes. Toutefois, le port de Talais est abandonnéprogressivement à partir de 1950, condamné par l’arrêt définitif de l’activité ostréicole dans les années 1970. L’élevage ostréicole dans le port connait une renaissance dans les années 2010. (…)

en savoir + : dossier inventaire Aquitaine complet sur le port de Talais

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On passe maintenant en mode « tourisme » (voir le dépliant sur Talais) , avec des images-souvenirs d’une vraie journée de vacances !

Port de Talais, le 27 Mai 2021

- Carcans-Maubuisson, Médoc

Maubuisson, entre sentier du lac et ville

MAUBUISSON, qui dépend – avec le Pouch, Bombannes et Carcans-plage – de la commune de Carcans, est une station touristique créée dans les années 1960-1970.

Elle se situe dans les Landes du Médoc, sur le plus grand lac naturel d’eau douce de France : le lac d’Hourtin et de Carcans.

Après une première halte au pont de la Gourdoune, le temps a manqué pour flâner et s’attabler à une terrasse.

Juste une courte balade sur le sentier du lac, sans pouvoir non-plus boucler la boucle. Je joins donc en bas de cet article, le dépliant remis par l’office du tourisme, avec plusieurs autres circuits à découvrir… une prochaine fois peut-être !

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La plage et le sentier surplombant le lac ( voir autres aspects du parcours ICI ) :

Passage en ville (fantôme ?!) :

Maubuisson, le 20 Mai 2021

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Au point de départ du sentier du lac :

Présentation des sentiers de Carcans-Maubuisson :

Cliquer sur vignettes pour lire

- Carcans-Maubuisson, Médoc

Maubuisson, entre lac et pont de la Gourdoune

Avant de découvrir le coeur de la station touristique de Maubuisson (commune de Carcans), je vous propose une première halte au Montaut, sur un bras du canal des étangs, se jetant lui aussi dans le lac d’Hourtin et de Carcans.

Du lac au pont de la Gourdoune, près de Maubuisson – 20 Mai 2021

A SUIVRE : Maubuisson et le sentier du lac