Agenda, actualité, manifestations diverses, BASSIN D'ARCACHON, Gujan-Mestras

Une cale de 170 mètres pour un super-yacht…

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LE « FEUILLETON » COUACH ET FLY 5000
DEPUIS OCTOBRE 2008

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Couach à Gujan-Mestras.

Cette entreprise de Gironde est spécialisée dans le bateau de luxe sur mesure. Deux chiffres en disent long : un carnet de commandes record de 164 millions d’euros et un chiffre d’affaires en hausse de 47% sur le premier semestre de cette année 2008.

Couach souhaite s’équiper d’une cale de 175 m pour mettre à l’eau son prochain géant des mers, un super-yacht de 50 m baptisé le 5000 Fly.

Coût de la cale : 9,2 millions d’euros !… Celle-ci serait financée entièrement par des fonds publics…. En retour, l’entreprise de luxe accepte de s’acquitter d’une redevance à chaque mise à l’eau. Mais les Verts rient jaune alors qu’ils viennent d’apprendre qu’il n’y aurait seulement que deux mises à l’eau prévues par an ! Il faudrait donc un siècle pour tout rembourser…

L’entreprise s’engagerait à créer 150 emplois sur le bassin d’Arcachon.

(A lire dans Sud-ouest du mardi 7 octobre 2008)

(Source BordeauxEvous)

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(Cette) future cale de mise à l’eau fait naître des inquiétudes chez les ostréiculteurs. Ils demandent la mise en place de témoins de pollution et surtout une alerte rapide en cas de problème. «Nous voulons, comme il était prévu, un arrêt du chantier pour la fin d’année. Il ne faut pas que ce chantier soit préjudiciable à la qualité sanitaire de nos produits alors que cette période est décisive pour notre activité» ont-ils expliqué.

(Source Maison de la Nature et de l’environnement)

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Dossier : Schéma directeur du traitement des vases portuaires (SDTVP)

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Description succincte du chantier :

– Construction d’une cale de mise à l’eau de 170 m de longueur et 12 m de largeur
– dragage d’une partie de la darse du port de Canal ouest et de son chenal d’accès (46.400 m3)
– refoulement dans le centre de prétraitement
– terrassements pour aménagement d’un centre de prétraitement des sédiments portuaires sur le port de La Molle (40.800 m3)

. BLOG-DSC_5648-chantier et bouteilles suspendues BLOG-DSC_5644-chantierCe soir – Le chantier port du Canal

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Je ne résiste pas à l’envie de contempler avec vous ce superbe futur joyau !  😀

image Couach

 Fly 5000 - plans ponts

(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

 source site Couach

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PRINTEMPS 2009 : L’INQUIETUDE

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PLAISANCE. Un audit pointe les annulations de commandes et le poids du stock d’occasion

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Couach : les raisons de la cessation de paiement

Couach revient cet après-midi devant le tribunal de commerce, qui devrait en principe se donner un délai supplémentaire pour choisir entre les quatre offres déjà formulées – dont une ne concerne que la filiale varoise IMS – et celles qui pourraient être déposées dans les jours à venir. Arcoa, qui figure dans la première catégorie, a d’ores et déjà annoncé aux salariés qu’il relèverait substantiellement son offre initiale, dans laquelle il ne s’engageait à reprendre que 120 des quelque 300 emplois.

De nouvelles tensions

Dans l’attente de ces décisions, l’activité devrait partiellement redémarrer sur le site de Gujan-Mestras, où elle était quasiment totalement arrêtée depuis la fin mars.

Mais l’atmosphère n’est pas redevenue pour autant plus sereine dans l’établissement girondin. Des tensions se seraient manifestées ces derniers jours entre le principal actionnaire Didier Cazeaux et des membres de la direction. Le tribunal de commerce n’a pas démenti des bruits selon lesquels Didier Cazeaux aurait décidé de troquer son poste de président du conseil de surveillance pour reprendre la direction du chantier.

En tout état de cause, la situation de celui-ci justifiait le dépôt de bilan, si l’on en croit un audit réalisé en février par le cabinet international KPMG.

Selon ce document, réalisé dans le cadre de la procédure de conciliation alors en cours, la situation de Couach était bien plus dégradée que la majorité des observateurs ne le pensait à la fin 2008, et que ne le laissait supposer le communiqué boursier publié par l’entreprise en décembre.

Les constats émis par KPMG portaient notamment sur le carnet de commandes. La société d’audit l’évaluait à 62 millions d’euros, au lieu des 130 millions annoncés deux mois plus tôt par Couach.

Pas d’acomptes versés

Cet écart s’explique, entre autres, par des méthodes de comptabilisation : Couach intégrait à son chiffre d’affaires des bateaux qui avaient fait l’objet de commandes, mais qui n’avaient pas donné lieu à des versements d’acompte.

Tel est notamment le cas d’un des fameux 50 m, commandé par un homme d’affaires ukrainien, et qui a occasionné le versement d’une très grosse commission à un intermédiaire, mais pour lequel le client en question avait le plus grand mal à verser les acomptes.

En outre, la crise a sans doute contribué à l’annulation de quatre commandes l’an dernier. Elle a aussi aggravé les problèmes de revente des bateaux d’occasion, achetés par Couach à ses clients contre l’acquisition de bateaux neufs. KPMG évalue à quelque 21 millions d’euros les sommes consacrées à l’achat de ce stock d’occasion, que la conjoncture a vraisemblablement dévalorisé.

Si on ajoute les difficultés d’apprentissage rencontrées lors du passage à de très grands bateaux (37 et 50 m), et le recours apparemment funeste à des intérimaires polonais inefficaces, on comprend mieux comment l’entreprise s’est retrouvée dans une situation critique.

Mais la pluralité des candidats à sa reprise montre qu’elle garde un nom, un prestige et un savoir-faire qui devraient, d’une façon ou d’une autre, lui permettre de survivre à cette tempête.

Auteur : Bernard Broustet et Chantal Roman

 

 GUJAN-MESTRAS. Les juges se donnent un délai pour choisir le repreneur

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Couach : le tribunal tranchera le 3 juin

On devrait être fixé le 3 juin sur le sort de Couach. C’est en effet le délai que s’est donné hier le tribunal de commerce pour trancher entre les offres de reprise, que les candidats ont jusqu’au 15 mai pour déposer ou améliorer.
à ce jour, Bernard Krief, Arcoa et Fabrice Vial, patron du groupe de menuiserie éponyme, sont les seuls à avoir déposé une proposition en bonne et due forme. Mais le dossier intéresse aussi un tandem associant le patron du groupe de quincaillerie landais Dussarrat à la société financière Cofima.

Didier Cazeaux, principal actionnaire de Couach, était lui aussi hier à l’audience. L’homme d’affaires nous a confirmé qu’il avait repris en direct – pour quelques jours au moins – le gouvernail de la firme, en redevenant président du directoire, à la place de Jérôme Cao, qui reste présent dans la société, mais qui n’était pas au tribunal.

Ne pouvant cumuler des postes dans les deux instances, Didier Cazeaux a cédé la présidence du conseil de surveillance à son vieil ami Nicolas Leroy Fleuriot, PDG de la société de services informatiques Cheops Technology, dont le patron actuel de Couach est un important actionnaire.

« La dureté des banques »

Didier Cazeaux qui, du fait de son exil fiscal en Suisse, avait pris une relative distance avec le chantier de Gujan-Mestras, s’est un peu expliqué sur les raisons de son retour à la barre. « Je souhaite que cette entreprise que j’avais refondée soit remise entre de bonnes mains », a-t-il assuré. Dans ce contexte, il n’exclut pas formellement de présenter un plan de continuation avec le concours d’autres investisseurs. Mais cette hypothèse lui paraît à ce jour peu vraisemblable.

Revenant sur la période antérieure au dépôt de bilan, Didier Cazeaux a mis en cause la « dureté des banques » responsables, selon lui, de l’échec de la conciliation menée entre janvier et mars. Il a indiqué qu’il avait, entre autres, proposé alors de racheter un des bateaux qui avait fait l’objet d’annulations de commandes, afin de contribuer à amener de la trésorerie.

Concurrence entre repreneurs

Fabrice Vial, qui avait été pendant quelques mois à cette époque membre du conseil de surveillance de Couach et qui avait proposé d’injecter quelque 5 millions dans le capital, est apparemment toujours intéressé par Couach. Le patron du groupe de menuiserie provençal, créancier de l’entreprise à hauteur de 7 millions, avait été le premier à formuler une offre de reprise après le dépôt de bilan.

Mais, depuis lors, il doit faire face à la concurrence d’Arcoa et de Bernard Krief Industry, qui ont sensiblement amélioré leurs propositions ces derniers jours sur le plan social. Philippe Legrand, vice-président de Bernard Krief Industry, nous a ainsi affirmé qu’il était prêt à reprendre la totalité des quelque 300 emplois, alors qu’Arcoa pourrait embaucher un peu plus de 200 personnes.

Mais, au-delà de cette dimension sociale capitale, c’est aussi sur les modalités de financement d’une entreprise aujourd’hui exsangue que le tribunal se prononcera le 3 juin. Sa décision mettra un terme à la longue attente des salariés, sans que malheureusement les créanciers les plus vulnérables puissent espérer récupérer une partie significative de leurs avoirs.

 Auteur : Bernard Broustet

10 réflexions sur “Une cale de 170 mètres pour un super-yacht…

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