Il faisait trop froid lors de mon précédent passage à Arcins, pour un tour complet de l’église. Cette journée printanière s’y prêtait bien mieux ! Et je tiens à le préciser : non, Notre-Dame n’est pas encerclée de barbelés !
C’était l’année dernière, et partie dès le matin du Teich, j’avais eu le temps de faire une bien jolie balade depuis Bordeaux jusqu’à Margaux. A Macau, le chemin du bord de l’eau est particulièrement plaisant, avec quelques châteaux et guinguettes en bordure de Garonne. (autres photos « cuvées » 2020 et 2021 suivront !)
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Une halte au château Plaisance
Château viticole des 18e et 19e siècles, élevé sur les bords de la Garonne. Le château, construit à la fin du 18e siècle pour Jean Cavalié, est attribué à l’architecte François Lhote et est orienté vers le fleuve. Le logis est établi sur un haut soubassement à usage de chai. Sa stricte façade néo-classique, avec un perron à double volée, est encadrée de deux ailes basses de communs dessinant une cour d’honneur.
Eglise Saint Romain de Soussans – Architecte Gustave Alaux (1874)
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Soussans possède une église de style gothique ouverte au culte officiellement le 28 octobre 1875.
Les habitants de Soussans envisagèrent la construction d’une nouvelle église car « l’ancienne église » était devenue vétuste et trop petite.
La « nouvelle église » orientée Nord-Sud est située à l’emplacement de l’ancienne qui était, elle, orientée Est-Ouest selon la tradition.
Le seul rapport existant entre l’ancienne et la nouvelle église se situe au niveau des clochers qui furent pratiquement construits sur les mêmes fondations.
Les seuls vestiges de l’ancienne église que l’on a pu conserver sont une crucifixion en albâtre et une remarquable Vierge de Pitié. Celle-ci, en chêne polychrome, remonte au début du XVIème siècle. Elle a été cachée à la Révolution, puis a retrouvé sa place dans la nouvelle église en 1888.
L’association les Amis de l’Eglise Saint Romain de Soussans veille à la promotion et à l’entretien de ce patrimoine religieux et les travaux de restauration se poursuivent (voir ci-dessous) avec notamment les vitraux du choeur.
16 Février 2021 : en fin de matinée, des vols de grues cendrées remontant vers le Nooord traversaient le ciel de Sud-Gironde. N’ayant pu m’arrêter en bord de route pour en observer un particulièrement imposant, j’ai tout de même pu assister à deux autres passages (sans escale !) lors de ma petite halte touristique au château de Landiras.
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L’histoire du Château Landiras remonte au XIIè siècle lorsque William le Templier, Archevêque de Bordeaux acheta les terres de Landiras. En 1306, le Château est reconstruit sur les ruines de la forteresse érigée par les Seigneurs de Landiras. Au cours du XVIIe siècle, le Château devient la résidence de sa plus emblématique propriétaire à travers les âges : Sainte Jeanne de Lestonnac, canonisée par le Pape Pie XII en 1949. Cette visionnaire a dévoué une partie de sa vie à l’éducation des jeunes filles au delà du seul projet de maternité. Dans ce but, elle créa la Compagnie de Marie Notre Dame dont elle devient la mère supérieur. C’est pour cette raison que la propriété demeure toujours un lieu de pèlerinage. A son arrivée en 2007, Michel Pélissié a imaginé le Château Landiras comme un lieu viticole mais aussi comme un domaine dédié à la culture. Ainsi, le Château Landiras, au delà de la production viticole est un lieu culturel emblématique de la région.
Le terroir du Château Landiras est constitué de belles graves blanches typiques de la région. Le domaine s’étend sur 100 hectares dont 51 de vignes plantées en 75% Merlot et 25% Cabernet Sauvignon.