En 2022, la commune de Salles a fait l’acquisition du château, alors propriété d’un groupe hollandais et livré à des amateurs d’Urbex plus ou moins scrupuleux.
Les règles de l’Urbex imposant de ne pas dévoiler l’adresse de lieux explorés (ni donner trop d’indices !), ce billet était resté dans un tiroir secret du blog et je n’avais posté que deux ou trois photos sans légende , ou seulement ciblé, sous un chêne, un vieux fauteuil et une porte sortie de ses gonds !
Je me permets aujourd’hui de le mettre en ligne, du fait de la réhabilitation en cours du château (voir en fin d’article) et surtout de la projection ce soir d’un film retraçant son histoire,
Une, et même plusieurs vies pour le château de Salles…
Construit entre 1657 et 1659 par la famille Pontac (famille parlementaire bordelaise du 17ème siècle). Sa construction a été surveillée par Artaud Masson (lié à la famille Cazauvieilh). Charles Dupuy était le jardinier du château.
À la révolution, ce dernier appartenait à Monsieur de Pichard qui fut guillotiné ainsi que son épouse et leur régisseur, Monsieur Clerc. La fille de Monsieur Pichard était en Angleterre au moment de la révolution. Elle avait épousé Monsieur Puysegur et, est revenue en France. Le château fut revendu à Raoul Brun au début du 20ème siècle, puis vendu ensuite à Monsieur Choquet, avocat à Paris qui mourut, ainsi que son épouse, tragiquement dans un accident de voiture. Et ce sera la fille de Monsieur Choquet qui héritera de ce bien et le vendra à un groupe hollandais qui en sera propriétaire jusqu’en 2022 (avec la résidence du Château de Salles).
La commune de Salles a fait l’acquisition du Château de Salles, de ses dépendances et parcelles alentours le 10 juin 2022.
Autour du château de Salles et de ses dépendances (Août 2019)
20Août 2019 – Une balade le long de la Leyre, à partir de la Tour Ronde nous a conduits à une bâtisse en piteux état qui s’est avérée être une aile du château.
J’ai découvert sur le Net un site d’Urbex (urbexsession.com)avec un très beau reportage-photo sur ce château nommé « château Cazaux ».
Pourquoi ce nom (celui d’un violeur en série…) ? J’ai posé la question au modérateur du site. Sa réponse : « … quasiment tous les lieux que nous publions sont surnommés avec un nom de tueur en série, il n’y a aucun lien, c’est thématique ;) »
26 Août 2019 – Retour au « Château Cazaux ». Ayant appris qu’il est simplement d’usage, pour les amateurs d’Urbex, de rebaptiser du nom de tueurs en série les bâtisses explorées, me voilà donc rassurée sur la « fréquentabilité » des lieux ! Je ne croiserai d’ailleurs qu’un cavalier bien sympa accompagné de son chien et d’une chèvre : charmant tableau !
J’arrive cette fois par l’entrée principale, et non par la forêt. Il me semble que le château a de nouveau été « visité » depuis la semaine dernière et que des portes ont été forcées. Des panneaux mettent en garde contre les risques d’effondrement, mais c’est sans doute ce qui met du piment à la chose !
Pour ma part, ce sera une simple balade entre le château et ses dépendances, parmi les herbes folles et les ronces : de l’Urbex des champs en quelque sorte !
Le conseil municipal a approuvé l’achat du château pour y accueillir, après rénovation, des équipements culturels. Gros travaux de plusieurs millions à venir.
(article Premium Sud-Ouest)
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Août et Octobre 2022 – la mairie de Salles a organisé des chantiers participatifs pour le déblayage des écuries et des bâtiments annexes puis pour le débroussaillage du mur d’enceinte du parc du château, en lançant des appels à bénévoles :
photos d’archive : Banc d’Arguin vu depuis la dune du Pilat, et sterne caugek
La réserve naturelle nationale du banc d’Arguin (RNN5) est située en Nouvelle-Aquitaine (Gironde, La Teste de Buch). Classée en 1972 et occupant une surface de 4 360 ha, elle protège l’ensemble du banc de sable visible au large de l’entrée du bassin d’Arcachon qui sert de zone de nidification, d’hivernage et de halte migratoire pour de nombreuses espèces d’oiseaux, dont en particulier la sterne caugek.
Personne n’est vraiment sûr de l’origine de ce nom. Il est utilisé pour la première fois en 1835 pour désigner ce banc dans le bassin d’Arcachon. L’ingénieur hydrographe Paul Monnier (1796-1843) utilisa ce nom sur une carte maritime de ce bassin après le naufrage de la frégate française La Méduse survenu en juillet 1816 sur le banc homonyme en Mauritanie
Au fil de la matinée et de la balade contée sur le Banc d’Arguin
Mercredi 19 Avril 2023
Des oiseaux et de Paul Monnier il aura été évidemment question ce matin là, lors d’une balade à deux facettes (*) :
la découverte et l’observation du site avec une guide naturaliste de la SEPANSO,
des récits et légendes par la conteuse Myriam Darmante (que nous avions découverte à la cabane 244, pour ses contes des 3 horizons et ses gourmandises).
(*)Entre contes et réalité : les tracas des cormorans, les maladresses des gravelots à collier mais aussi leurs ruses pour protéger leurs nids des prédateurs, la rencontre entre Paul Monnier et un pêcheur sur les traces de sa mère selkie, le naufrage de la Méduse et le sable de Mauritanie, le caquilier (roquette de mer), les diverses colonies d’oiseaux, la proximité humaine et le respect de la règlementation…
ci-contre (à fond de zoom !) : un couple de huîtriers pies
Corniche et plage de la dune du Pilat, avant d’embarquer :
Sur le banc d’Arguin :
Un grand MERCI à nos deux accompagnatrices
pour nous avoir permis de mieux ouvrir les yeux sur ce lieu enchanteur et de laisser vagabonder nos pensées au pays des contes…
(PRESENTATION GENERALE ET TOUTES LES GALERIES-PHOTOS)
J’avais découvert la réserve des Barails un jour d’hiver 2020, où fuyant l’agitation des centres commerciaux de Bordeaux-Lac et me rendant dans le Médoc, j’étais passée devant l’entrée du bois.
Cet automne, c’est en évoquant « le petit jardin de Casablanca », qu’un fidèle lecteur du blog (fuyant, lui, le Matmut voisin !), m’a vraiment donné envie de m’y balader.
Après trois premiers billets de zelliges de Fès et de magnolias, voici enfin une présentation des lieux puis toutes les images du parcours de cet après-midi là, sur la seule moitié Est.
Inutile de dire qu’il me faudra y retourner, une journée plus ensoleillée, à la saison des roses, pivoines et feuilles de vigne et en prévoyant le double de temps pour explorer la partie Ouest de la réserve, avec son bois, ses étangs et leurs îles, la roselière…
La réserve écologique des Barails
« Le barail » caractérise un paysage cultivé de prairies humides bocagères. Il constitue, avec le parc floral et le bois, l’un des trois aspects de cette réserve écologique de Bordeaux.
Située au nord de Bordeaux, la réserve écologique des Barails, espace vert de 156 hectares (le plus grand de la ville de Bordeaux), inaugurée en octobre 2018, regroupe désormais le parc floral, le bois de Bordeaux et les zones humidesenvironnantes.
Parc floral
Conçu en 1992, à l’occasion des premières « Floralies internationales de Bordeaux », ce parc floral est un espace vert de 33 hectares créé artificiellement autour d’un plan d’eau lui-même artificiel qui s’étend sur 33 hectares au nord de Bordeaux, entre le stade Matmut-Atlantique et le golf de Bordeaux-Lac.
– L’un des plus beaux jardins de pivoines du sud de la France avec 65 variétés différentes, ainsi que 180 espèces d’iris et 150 variétés de rhododendrons.
– Un arboretum avec de nombreux magnolias.
– Une roseraie de 5 000 m2
– Des jardins de terre de Bruyère, d’azalées, de camélias.
– Des exemplaires de toutes les variétés de vignes
Bois de Bordeaux – Prairies, zones humides et corridors écologiques
Le Bois de Bordeaux fut créé par décision municipale en 1974, dans le cadre de « l’opération 100 000 arbres ». Il prend place sur des terrains remblayés lors du creusement du lac de Bordeaux. Inauguré en 1975, il offre 87 hectares boisés (forêt artificielle) et plus de 50 hectares de prairies et d’étangs, officiellement inscrits dans le domaine des espaces verts publics de la ville. Le travail paysager est particulièrement soigné, avec la formation de quelques buttes et la plantation d’essences adaptées au site (…)
Les prairies sont pâturées par les vaches de race bordelaise. Les zones humides sont, avec les prairies, les milieux les plus typiques de l’environnement local de la vallée des Jalles. Les corridors écologiques permettent de relier l’ensemble de ces milieux et d’y accueillir une faune et une flore spécifiques. (…)