BASSIN D'ARCACHON, Biganos

Sujet bateau(x) au fil de l’Eyre… et de la conversation !

Pas de nouvelle virée vers l’estuaire, et l’été, ma recherche de coins tranquilles autour du Bassin me ramène le plus souvent au port des Tuiles.

Bien que ce jour-là, il y régnait une certaine animation, avec sur les quais pêcheurs et vacanciers, et surtout, en raison de la marée, le retour des bateaux de plaisance.

L’Eyre ressemblait donc à un boulevard ! Et le long de ce boulevard aussi, la vie était (presque !) trépidante : chasseurs rejoignant les tonnes pour l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, pilote de drone, promeneuses avec leurs chiens ou leur appareil-photo… Les quelques images seront prises à la volée, pour ne pas perdre le fil de la conversation !

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Port des Tuiles, le 24 Août 2021

BASSIN D'ARCACHON, Biganos

Site naturel (parfois inaccessible !) et port des Tuiles

L’Eyre, le port des Tuiles… et une passerelle du sentier sud


Pour découvrir le site naturel protégé, en amont du port des Tuiles, on reviendra quelques années en arrière (et pour cause…), avec des images automnales. Les baccharis étaient en pleine floraison et les roseaux se contentaient de faire une haie d’honneur aux promeneurs !

(clic pour agrandir carte)En savoir + (site du Conservatoire du littoral)


Site naturel protégé du port des Tuiles, le 17 Octobre 2017


Biganos, le 18 Août 2021 – J’aurais donc aimé suivre de nouveau cette petite boucle paisible. Sauf que cette fois-ci, son accès, à travers les roseaux, était un peu folklorique, sans coupe-coupe ! Pas mieux ensuite avec, sur le sentier, quelques branchages glissants et ornières. Et pour finir, un petit bras de l’Eyre, à sec à ce moment là, mais trop escarpé et vaseux pour être franchi sans risque de vol-plané, me contraindra à un demi-tour toute !!…


Après le repli stratégique la capitulation, retour près du long fleuve tranquille qu’est l’Eyre, face à l’île de Malprat…


… puis sur les quais où quelques promeneurs, avec leurs chiens, leurs vélos ou leurs tandems, s’accordent une pause dans la douceur de cette fin d’après-midi. On y retrouve les herbes folles où se cache Marysol !


… et pour finir, les cabanes dans la végétation. J’y croiserai une vieille connaissance ayant complètement perdu la tête mais au regard encore espiègle, ainsi qu’un nouveau-venu à l’oeil malicieux !

Voilà, c’était une des rares balades de cet été autour du Bassin ! Trop de monde encore pour oser s’aventurer vers les plages… Pause !!

Merci de votre visite et à bientôt !

- Route des vins du Médoc, Médoc, Nature, faune et flore

Clé des champs à Cussac !

Cussac-Fort-Médoc, le 20 Juillet 2021

Envie de revivre encore un peu cette journée de mardi dernier dans le Médoc ! Un plan, près de l’église Saint-Symphorien indiquait des carrelets (à « la Tuilerie », je crois… d’après une carte de 1888). Difficile de résister à l’appel de la rivière, m’y voilà partie !


Au bord de l’estuaire (pas très loin du Fort-Médoc, ouvrage de Vauban) :

Certains vacanciers sont aux premières loges… Mais je choisirai, en cette journée de canicule, de faire une halte à l’ombre !


Petite route dans les vignes des palus puis vers les pâturages :


Fin de la balade bucolique, tout près du Château Lamothe-Bergeron :

Merci pour vos derniers passages du côté… du Médoc !

;-)

- Route des vins du Médoc, Architecture, Médoc

Château Lamothe-Bergeron : « la visite enchantée »…

Je me devais, pour ce billet sur Lamothe-Bergeron, de parler d’abord de vin et non d’histoire !

C’est au hasard des petites routes sillonnant les vignes de Cussac-Fort-Médoc, que j’ai découvert ce très joli château, dans un écrin de verdure.

Sous des platanes et un cèdre, des tables se prêtent à des déjeuners champêtres. Une famille s’est déjà installée. Bref, on l’aura compris, les lieux sont accueillants !

Pour la première fois, j’ai donc mis de côté l’appareil-photo et entamé une vraie visite !

Un grand merci pour celle, individuelle, qui m’a été proposée au pied levé, alors qu’une visite de groupe (mais en anglais) était programmée une heure plus tard.

Et « enchantée », il n’y a pas que la visite qui l’était ! Les explications (terroir, vin) agrémentées de quelques anecdotes, les effets visuels dans le cuvier et les chais d’élevage, et pour finir, l’initiation à la dégustation, m’ont donné envie de mieux découvrir cet univers. Il était temps !…


Quelques images du château de style néo-classique (1868)

(voir description complète avant rénovation)

Château Lamothe-Bergeron, Cussac-Fort-Médoc – le 20 Juillet 2021


Parcours « Découverte & Innovation »

Blotti entre Margaux et Saint-Julien, le vignoble du Château Lamothe Bergeron s’étend sur 67 hectares en appellation Haut-Médoc. Son vin reflète la qualité de son terroir de graves garonnaises et bénéficie du statut de Cru Bourgeois depuis le 19ème siècle. Aujourd’hui, le Château Lamothe Bergeron appartient à la CAPSSA et fait appel à Hubert de Boüard pour suivre et conseiller la propriété.

Depuis 2015, le château accueille les visiteurs dans une bâtisse du 19ème siècle entièrement rénovée et leur propose une immersion scénographique au sein de la propriété. Récompensé aux Best Of Wine Tourism pour ce parcours « Découverte & Innovation » (« les visites enchantées »)
, le château Lamothe Bergeron vous fait découvrir les secrets de l’élaboration et de la dégustation du vin.

(…) source : ruedesvignerons.com, chateau-lamothe-bergeron

Observatoire du terroir, château Lamothe-Bergeron


Un peu d’histoire…

Elle commence au Moyen-Âge avec, à Cussac, une seigneurie du Captal de Buch (eh oui, on n’est pas bien loin du Bassin et du Pays de Buch !) et la construction d’un château sur une « butte » ou « motte » : le château Lamothe.

Au 18ème siècle, le château est la propriété de la famille Bergeron. En 1796, Jacques de Bergeron (1760-1810) à l’origine de plusieurs essais sur la culture de la vigne, met au point une technique de greffe : la « méthode Bergeron ».

Une des descendantes de sa belle famille fait construire avec son époux M. d’Armana le château actuel (1868, architecte Henri Duphot). Le domaine se compose de 25 hectares de vigne.

A la fin du 19ème siècle, un des descendants lui donnera le nom de Château Lamothe de Bergeron.

Au cours du 20ème siècle, le château changera plusieurs fois de propriétaires. Il est classé Cru Bourgeois en 1932.

En 1957, propriété de la famille Camus, il est endommagé par un incendie et sa charpente en bois est remplacée par une charpente métallique.

Le domaine de 56 ha comporte alors 36 ha de vignes. La société Cordier-Mestrezat mènera une opération d’agrandissement portant ces superficies à 77 ha dont 64 ha de vignes dans les années 1990. Ceci, au détriment du château…

En 2009, la société de Cognacs H. Mounier & Hardy achète le domaine et entreprend en 2014 d’importants travaux de rénovation.

Depuis Juillet 2015, le château accueille les visiteurs. (voir chapitre précédent et ci-dessous)

En 2019, il est racheté par la CAPSSA (caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés) et a un nouveau directeur, Charles Lemoine, qui vise un classement Cru Bourgeois Exceptionnel, souhaite  s’orienter vers le bio et poursuivre le travail de son prédécesseur, Laurent Méry, sur le volet oenotouristique.

Aujourd’hui, le vignoble s’étend sur 67 hectares dont 52% plantés en Merlot, 44% en Cabernet Sauvignon, 2% en Cabernet Franc et 2% en Petit Verdot (voir carte du domaine)

en savoir + :

aquitaineonline.com

lamothebergeron.fr/histoire et lamothebergeron.fr/visites


Dossier inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine :

On peut constater l’état du château Lamothe-Bergeron avant sa rénovation de 2014

Photos : Maffre Marie-Hélène (2008)


Si, comme moi, vous voulez commencer à vous instruire… ;-)

(le site, malheureusement en sommeil, espère trouver « un repreneur »… )

source images : https://www.oenologie.fr/vigne/cepages/cepage_home.shtml


Enfin, pour compléter la visite : site officiel de château Lamothe-Bergeron

Photos du diaporama téléchargées depuis le site de Château Lamothe-Bergeron

- Pauillac, - Route des vins du Médoc, Médoc

Lafite-Rothschild, fontaine de Jouvence !

Quittant Pauillac, en direction de Saint-Estèphe, une nouvelle halte s’imposait devant l’un des plus prestigieux châteaux du Médoc, Lafite Rothschild (appellation Pauillac), « premier grand cru classé », une distinction rare qu’il partage avec Latour et Mouton Rothschild (également d’appellation Pauillac), Margaux (appellation Margaux), ainsi qu’avec Haut-Brion (du vignoble des Graves et d’appellation Pessac-Léognan).

Si le château Grand-Puy-Lacoste, vu précédemment, n’a connu que deux familles de propriétaires, il en est tout autre pour Lafite-Rothschild, dont l’histoire mérite un large chapitre !

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Château Lafite-Rothschild

Ses origines remontent à la Seigneurie médiévale de Lafite (XIVème), avec probablement de la vigne sur la propriété.

Jacques de Ségur effectue d’importantes plantations vers 1670.

La renommée de Château Lafite se fait à Londres dès le début du XVIIIème et bien plus tard en France, grâce au marquis Nicolas Alexandre de Ségur « prince des vignes » et au Maréchal de Richelieu (petit neveu du cardinal). Ce dernier, alors gouverneur de la Guyenne, se fait recommander par son médecin le château Lafite (la « tisane du Maréchal » !) et le fait connaître en 1755 à la Cour qui ne buvait alors que du vin de Bourgogne ou de Champagne.

« Maréchal, lui dit Louis XV à son retour à Paris, je suis tenté de croire que vous avez vingt-cinq ans de moins qu’à votre départ pour la Guyenne ». – « Votre Majesté ignore-t-elle que j’ai trouvé la fameuse fontaine de Jouvence? J’ai découvert que le vin de Château Lafite est un cordial généreux, délicieux et comparable à l’ambroisie des Dieux de l’Olympe »

Château Lafite devient alors le « Vin du Roi » !

Thomas Jefferson, futur président des Etats-Unis, ambassadeur auprès de la Cour de Versailles en fait l’éloge en 1787, dans ses notes de voyage et contribue à la renommée des vins de Bordeaux dans son pays.

Après des successions difficiles, le château passe de mains en mains, subit la Terreur, devient propriété de Hollandais.

En 1855, il est consacré « premier des premiers crus ».

Le Baron James de Rothschild l’acquiert en 1868, décède trois mois après, ses trois fils en héritent.

Suivront des périodes prospères, des calamités avec le mildiou, puis la 1ère guerre mondiale, la crise des années 30, la seconde guerre avec l’occupation du Médoc en 1940 et la séquestration de Lafite-Rothschild (et Mouton-Rothschild) où s’installe une garnison allemande. Les Barons n’en reprendront possession que fin 1945 et devront se consacrer à la remise en état du domaine pour assurer sa renaissance et confirmer son caractère d’excellence.

(en savoir + sur l’histoire de Château Lafite-Rothschild)

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Le château (inscrit MH en 1989) et le parc, se refaisant une beauté (face au miroir !) :

Château Lafite-Rothschild, Pauillac – 1er Juillet 2021