Sud-Gironde

Portets : entre Garonne, tour de Gascq et château

« Port je fus, vignoble je reste »

C’est peut-être à partir de son port – d’où la commune tire d’ailleurs son nom – que le patrimoine de Portets se dévoile avec le plus de majesté. La première chose qu’on remarque, se dressant au milieu de la vigne, c’est l’élégante Tour du Roy (ou tour de Gascq – XIVème) qui contrôlait le trafic des gabarres sur la Garonne.

Derrière, le château de Portets, à l’architecture Renaissance, domine la Garonne du haut de son altière terrasse de pierre que Napoléon gravit en 1808. A gauche, le charmant quartier du port avec une belle maison qui servait d’auberge au XVIIe siècle. C’est magique, sans ostentation. Toute l’élégance du classicisme. En remontant un peu, on découvre Mongenan, « folie » d’époque Louis XV avec son musée et son jardin botanique inspiré par Jean-Jacques Rousseau qui séjourna au château.

Mais l’histoire de Portets remonte à bien plus loin… A mille ans avant Jésus-Christ. Ligures et Ibères vinrent chercher un refuge au bord d’une rivière qui allait devenir la Garonne. Puis les Romains y aménagèrent un port. Après avoir développé le commerce fluvial, ils y implantèrent la vigne qui fait aujourd’hui la richesse de Portets.

(source : Portets.com – Un patrimoine toujours vivant…)

Découvrir l’histoire de Portets, de son port, de son château

Les Romains, Guillaume de Gascq, le passage de Napoléon 1er, les propriétaires successifs du château, l’occupation allemande, l’abandon, l’acquisition par la famille Théron en 1956 et « une saga familiale grandissante ».

J’ai fait ce jour-là une infidélité au Médoc ; mais pas à ses vins, puisque la balade dans la région des Graves que je connais très mal, fut uniquement touristique et contemplative !…

Portets, le 20 Juillet 2023

Médoc, Ostréiculture

Talais : les carrelets, la ferme aquacole et les mattes

(article du 25 Mai, mis en ligne le 26 Juillet)

24 Mai 2023 – Pour compléter les visites du port de Talais (Mai 2021 et Mai 2023) et illustrer un peu le chapitre ostréiculture, nous traverserons cette fois-ci les mattes vers l’estuaire et la ferme aquacole (malheureusement fermée à la visite ce mercredi !).

Les carrelets de la piste côtière des mattes du Cheyzin :

La ferme aquacole des Baluards, à l’embouchure du chenal de Talais :

En 1996, une pollution au Cadmium avait anéanti l’ostréiculture dans les ports de l’estuaire. Depuis 2014, l’affinage des huîtres a repris dans les marais, comme ici, à la ferme aquacole des Baluards.

En savoir + sur l’ostréiculture à Talais : Talais, de mémoire d’ostréiculteur

Les mattes de Talais en se dirigeant vers le port de Saint-Vivien :

En savoir + sur les mattes du Médoc, ces terres gagnées sur l’estuaire au XVIIIème siècle, et revoir celles de Jau-Dignac-et-Loirac

Médoc

Retour au port de Talais

(article du 24 Mai, mis en ligne le 26 Juillet)

Port de Talais, le 24 Mai 2023

La toute première visite du port de Talais remontait à Mai 2021. Le coin méritait bien un nouveau détour !

Et ayant évoqué son passé ostréicole, la pollution de 1996 et la relance de cette activité en 2014, on se dirigera ensuite vers la piste côtière des mattes du Cheyzin et une ferme aquacole.

Les cabanes, en bordure du chenal :

- Banc d'Arguin, - Pyla sur Mer, BASSIN D'ARCACHON, La Teste-de-Buch

Si le Banc d’Arguin nous était conté !…

photos d’archive : Banc d’Arguin vu depuis la dune du Pilat, et sterne caugek

La réserve naturelle nationale du banc d’Arguin (RNN5) est située en Nouvelle-Aquitaine (Gironde, La Teste de Buch). Classée en 1972 et occupant une surface de 4 360 ha, elle protège l’ensemble du banc de sable visible au large de l’entrée du bassin d’Arcachon qui sert de zone de nidification, d’hivernage et de halte migratoire pour de nombreuses espèces d’oiseaux, dont en particulier la sterne caugek.

Personne n’est vraiment sûr de l’origine de ce nom. Il est utilisé pour la première fois en 1835 pour désigner ce banc dans le bassin d’Arcachon. L’ingénieur hydrographe Paul Monnier (1796-1843) utilisa ce nom sur une carte maritime de ce bassin après le naufrage de la frégate française La Méduse survenu en juillet 1816 sur le banc homonyme en Mauritanie

(…) source Wikipédia

Au fil de la matinée et de la balade contée sur le Banc d’Arguin

Mercredi 19 Avril 2023

Des oiseaux et de Paul Monnier il aura été évidemment question ce matin là, lors d’une balade à deux facettes (*) :

  • la découverte et l’observation du site avec une guide naturaliste de la SEPANSO,
  • des récits et légendes par la conteuse Myriam Darmante (que nous avions découverte à la cabane 244, pour ses contes des 3 horizons et ses gourmandises).

(*) Entre contes et réalité : les tracas des cormorans, les maladresses des gravelots à collier mais aussi leurs ruses pour protéger leurs nids des prédateurs, la rencontre entre Paul Monnier et un pêcheur sur les traces de sa mère selkie, le naufrage de la Méduse et le sable de Mauritanie, le caquilier (roquette de mer), les diverses colonies d’oiseaux, la proximité humaine et le respect de la règlementation…

ci-contre (à fond de zoom !) : un couple de huîtriers pies

Corniche et plage de la dune du Pilat, avant d’embarquer :

Sur le banc d’Arguin :

Un grand MERCI à nos deux accompagnatrices

pour nous avoir permis de mieux ouvrir les yeux sur ce lieu enchanteur et de laisser vagabonder nos pensées au pays des contes…

Page Facebook de la Réserve Naturelle Nationale du Banc d’Arguin

Présentation du Banc d’Arguin

(Historique, formation géologique, règlementation, faune et flore)

Site de la SEPANSO (Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest)