Si le report des conférences est au coeur du sujet, c’est cette phrase de Jean-Marie Froidefond, Président de la Société Scientifique d’Arcachon qui me laisse perplexe (le mot est faible !) :
« Je comprends que le maire souhaite se doter d’un hôtel 5 étoiles sur le site. Mais c’est la culture même d’Arcachon, liée à son histoire marine, qui se trouve aujourd’hui dans une impasse. Nous n’avons besoin que d’une surface de 700 m² pour accueillir l’aquarium et les collections. Ce n’est pas énorme et nous pourrions nous délocaliser, notamment sur le port. »
Quid du patrimoine immobilier ? Difficile d’accepter une capitulation en échange de simplement 700 m² et de cautionner ainsi la destruction de Musée-Aquarium et de la Station Marine…
C’était la première vraie balade depuis fort longtemps, pour repartir d’un bon pied en ce début d’année 2022 et revenir timidement sur la blogosphère. J’en profite pour vous présenter tous mes voeux de bonheur et santé !
Nous voici dans le Médoc, à Macau, sur le chemin du Bord de l’Eau, plus précisément « le Bout de l’Île », où se dressent donc, pieds dans l’eau elles aussi, deux étranges « pagodes » aux origines particulières…
;-)
Dossiers inventaire général du patrimoine culturel de Nouvelle Aquitaine :
Logis, dépendances et kiosques, vers 1960 (collection particulière) –(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire
L’Argentine, clé de ce petit mystère !
Si Macau se tourne inlassablement vers les rives de l’estuaire, l’inspiration architecturale de ses bords de fleuve provient parfois de contrées situées à l’autre bout du monde. On peut ainsi observer deux charmants petits kiosques qui braquent leurs regards sur l’eau. Outre qu’ils nous offrent un joli point devue sur la Garonne et le Bec d’Ambès, avec leurs chapeaux stylisés (un toit hexagonal en tuiles vernies qui se termine par une bordure en rais-de-cœur) ces « pagodes » de 1888-1889 évoquent pourtant l’Amérique latine ! Elles signalaient l’entrée de la propriété du château Biré dont les négociants Dussaud étaient les propriétaires, on sait qu’ils commerçaient avec l’Argentine (à Buenos Aires on trouvait aux embarcadères des kiosques d’accueil très semblables) : c’est sans doute là qu’il faut chercher la clé de ce petit mystère (*) !
Or, la Société Scientifique est propriétaire des murs et des collections. Privée de revenus depuis que l’Université a fermé le Musée-Aquarium, elle a lancé un appel aux dons afin d’attaquer en justice l’Université, empêcher la dispersion des collections et la démolition de ces anciens bâtiments.
Menacés de démolition : Musée-Aquarium (1866) et station marine
Toujours pas de château(x) en vue ! Comme je le disais dans le post précédent, il faudra pour ceci se rendre sur leurs sites respectifs… ou participer aux portes ouvertes de ce week-end ! (*)
Une deuxième série d’images après un tour « en ville », pour quelques couleurs d’automne et se situer par rapport à Bordeaux dont on aperçoit le Tripode (CHU Pellegrin).
Sortir la tête de l’eau ne veut pas dire être hors de danger ; cette étrange créature qui se tenait pourtant à carreau, se voit maintenant rattrapée par le sable et risque bien de disparaître à jamais, comme sa compagne de galères !…