- Bourges, Architecture, Berry, Touraine, Centre, châteaux de la Loire *

Bourges : palais et théâtre Jacques Coeur

« À vaillant cœur, rien d’impossible » !

(devise de Jacques Coeur)

Statue de Jacques Cœur, commande d’État réalisée par Auguste Préault et donnée à la ville de Bourges en 1874

Un personnage romanesque. Marchand à la tête d’un vaste réseau de comptoirs, Jacques Coeur est fait argentier du roi Charles VII en 1438. Anobli vers 1441, il devient son homme de confiance. Le palais (1443-1451) témoigne de son rang. Les jalousies entraînent son arrestation en 1451. Évadé de prison, il se réfugie à Rome. Il meurt de maladie à la tête d’une croisade en 1456. Jacques Cœur entre dans la légende et sa destinée est chantée par le poète François Villon. 

Un édifice public. Hôtel de ville au XVIIe siècle, siège de tribunaux et finalement palais de justice à partir de 1820, l’édifice est inscrit sur la première liste des monuments historiques de 1840.

(source : site officiel du Palais Jacques Coeur)


Merci à Suzanne et Pierre pour cette suggestion de lecture :

Le Grand Coeur, de Jean-Christophe Rufin

capture d’écran site Babelio / Le grand Coeur


Le palais Jacques Coeur (1443-1451), gothique flamboyant

Monument unique en France pour cette époque, le palais Jacques Coeur illustre bien la personnalité originale de son constructeur.

Cet édifice préfigure les hôtels particuliers de la Renaissance : un grand corps de logis est construit en prenant appui sur la muraille gallo-romaine. Des galeries de circulation délimitant une cour d’honneur relient ce bâtiment à la chapelle établie au-dessus du portail d’entrée.

(…) (source : site officiel ville de Bourges/Palais Jacques Coeur)

en savoir + : page Wikipédia / Palais Jacques Coeur

Vues extérieures de la partie haute (rue et place Jacques Coeur) et basse (rue des Arènes)

Pour la visite, voir le dossier abondamment illustré du site Patrimoine-Histoire : Palais Jacques Coeur

La place Jacques Coeur

Lieu de passage entre la ville haute et la ville basse, elle se situe entre le palais et le théâtre, et a été réaménagée il y a une dizaine d’années (en savoir +).

En cette journée quasi-estivale, j’y ai savouré ma pause (et un délicieux cheesecake citron !!) .

Le théâtre Jacques Coeur

Succédant à un premier bâtiment édifié au lendemain de la Révolution Française, entièrement ravagé par un incendie en 1856, l’actuel théâtre Jacques Coeur fut inauguré en 1860.
Bien qu’ayant subi quelques indispensables travaux de rajeunissement, il est resté un théâtre « à l’italienne », avec ses balcons, son poulailler…

(…) (source : site officiel ville de Bourges/théâtre Jacques Coeur)

Epilogue : balade du soir cette fois (ce 11 Mai 2022)

- Bourges, Architecture, Berry, Touraine, Centre, châteaux de la Loire *

Bourges s’éveille : place Gordaine, rues Bourbonnoux et Joyeuse

On quitte le boulevard.

J’ai oublié de préciser la raison de cette escapade de début de journée : voir les vitraux de la cathédrale au soleil du matin.

Mais pas question pour autant d’avancer tête baissée place Gordaine et rue Bourbonnoux ou de renoncer à un crochet par la rue Joyeuse !

Bourges, le 11 Mai 2022

- Bourges, Berry, Touraine, Centre, châteaux de la Loire *

Bourges : boulevard du matin et du soir

Le trajet entre l’hôtel et le centre historique, avec des maisons à pans de bois, des cours (assez nombreuses à Bourges), des façades plus récentes, des petits commerces, des rues attenantes pavées.

Le début et la fin d’une nouvelle longue journée à sillonner Bourges !

(Pardon pour l’aspect répétitif des images dans mes moments d’enthousiasme… Cet enthousiasme qui a fait de cette longue artère, à mes yeux, un « boulevard » et non une simple rue ! )

Boulevard Rue Edouard Vaillant, rues attenantes et Voiselle – 11 Mai 2022

- Bourges, Berry, Touraine, Centre, châteaux de la Loire *

Bourges : église Saint-Pierre le Guillard

Après la cathédrale Saint-Étienne, Saint-Pierre-le-Guillard est la plus intéressante église de Bourges sur un plan architectural. C’est aussi la plus ancienne (voir l’origine du nom plus bas). Sa construction démarre vers 1220. Le narthex et tout le côté sud actuels sont de cette époque. Le style de l’église est le gothique bourguignon, proche du gothique champenois. Ce choix montre l’influence de Nevers, métropole bourguignonne toute proche. Du XIIIe siècle, il reste aussi une fort intéressante chapelle dédiée actuellement à sainte Thérèse, dans le déambulatoire (voir plus bas). Au XVe siècle, d’importantes restaurations sont entreprises sur le côté nord et sur la voûte du vaisseau central (voir l’encadré sur le problème non résolu de l’écroulement du côté nord et du rôle probable du Grand Incendie de 1487). La dissymétrie des élévations nord et sud (bien visible sur la photo ci-dessous) date de cette époque. Au XVe siècle toujours, Jacques Cœur finance une chapelle au nord du chœur. À la même époque, l’architecture de l’église s’enrichit au titre d’un processus coutumier après la guerre de Cent Ans : les riches bourgeois et les corporations de la ville financent la construction de douze chapelles latérales entre les arcs-boutants. Le style retenu est bien sûr le gothique flamboyant.
À la Révolution, l’église Saint-Pierre-le-Guillard, désaffectée, est transformée en salpêtrière. Elle arrive cependant au Concordat de 1802 sans trop de dommages et elle est rendue au culte. De 1826 à 1855, on assiste à une nouvelle vague de restaurations pour consolider un ensemble qui reste fragile (reprise de piliers, de contreforts et d’arcs-boutants).
Dans l’Entre-deux-guerres, l’état de l’église se délabre fâcheusement. Les chapelles gothiques, bâties sans fondation, s’affaissent, menaçant dangereusement les voûtes latérales, et par suite celle du vaisseau central. Les eaux de pluie finissent par s’infiltrer partout. Pis ! en 1951, le chanoine qui dessert la messe de minuit meurt d’un sévère refroidissement. En conséquence, l’édifice est fermé au culte. Avec l’aide de la population, la mairie de Bourges lance un emprunt et le bâtiment peut être sauvé de la ruine.
L’église possède quelques tableaux anciens et des fresques des XIIIe et XVIe siècles (notamment dans la chapelle Cujas). Enfin, une chapelle latérale, sur le côté sud, garde quelques fragments de vitraux Renaissance dans le tympan d’une verrière.
(…)

Lire dossier richement illustré : PATRIMOINE HISTOIRE – Eglise Saint-Pierre-le-Guillard à Bourges


Saint-Pierre-le-Guillard est l’une des rares églises gothiques du département. La tradition locale attribue sa fondation à un miracle de saint Antoine de Padoue, dont le passage est attesté à Bourges vers 1225-1230.
Comme la cathédrale Saint-Etienne dont elle est contemporaine, l’église Saint-Pierre-le-Guillard est dépourvue de transept et possède un déambulatoire à chapelles rayonnantes.
Les voûtes en pierre de la nef datent probablement du début du XVIe siècle : elles ont remplacé une charpente lambrissée.

Les chapelles latérales ont conservé, pour l’essentiel, leur décor intérieur : bas-reliefs en pierre sculptée, peintures murales, tableau de l’école française du XVIIe siècle (Ascension), verrières de l’atelier Lobin (XIXe siècle).

Panneau descriptif – site officiel ville de Bourges


Visite express… en suivant (le guide) la grive !

Bourges, le 11 Mai 2022