En ce dimanche de Pâques, la tradition aurait voulu que je poste, comme bien souvent jusqu’ici, des images au parfum chocolaté !
Mais très tôt ce matin, à Minuit passé de quelques secondes, les cloches de l’église Saint-André du Teich ont retenti ; et c’était bien la première fois que leur son parvenait à ma porte.
Fallait-il y voir un signe ?! Je me devais, qui sait, de poster cette fois quelques images pieuses et sages… Le péché de gourmandise et les photos psychédéliques attendront demain !
Les informations que j’espérais recueillir sur cette église sont rares.
Et surtout, le site de la région Nouvelle-Aquitaine dédié à l’inventaire du patrimoine culturel, véritable « bible » (!) où j’ai toujours trouvé mon bonheur, a été remanié avec un système de recherche déconcertant dont j’essaie de comprendre les subtilités !
En attendant, j’ai dû mener une enquête de voisinage !…
Louchats était jusqu’en 1862 un quartier d’Hostens et l’église Sainte-Croix, construite en 1942, une succursale de celle de cette commune.
Une relique de la sainte croix du Christ, offerte en 1953 par l’archevêque de Bordeaux, a été déposée dans le transept.
Les premiers vitraux, installés entre 1950 et 1960, sont l’oeuvre du maître verrier Jacques Dupuy, de Créon. Son successeur Eric Dupuy (Vitraux Dupuy à Langoiran) interviendra plus tard pour remplacer les vitres transparentes encore existantes.
Ci-contre : vitrail éclairant l’autel dédié à la vierge Marie
Les fresques ont particulièrement attiré mon attention. Certaines semblent avoir été restaurées récemment, et quelques esquisses laissent à penser que d’autres travaux sont prévus.
C’était un après-midi plus que printanier, il faisait bien soif. J’aurais apprécié une halte, comme la semaine dernière à la guinguette à Quinquin, mais cette fois devant une boisson fraîche (sans orge ni houblon, je précise !).
Hélas, trois fois hélas,
le Cercle de la Paix était fermé,
le château d’eau inaccessible,
et mes prières sont restées lettre morte !
Tant pis, l’essentiel était de passer quelques instants paisibles dans un joli village des Landes de Gascogne… et là, je ne suis pas restée sur ma soif !
Cercle de la Paix, église Sainte-Croix et château d’eau – Louchats, le 28 Mars 2022
1er classement Monument historique en 1840 Classé MH (1976, châteaux vieux et neuf) Inscrit MH (2002, domaine)
Le site de Roquetaillade a été occupé par l’homme depuis la Préhistoire. De nombreux silex taillés trouvés sur place témoignent de cette présence humaine. Ils sont aujourd’hui visibles dans la salle d’accueil du château.
Il faut imaginer que la présence de grottes naturelles et d’un piton rocheux sur lequel on pouvait se protéger était favorable à une « installation » humaine. L’origine du nom Roquetaillade provient certainement des aménagements « taillés dans la roche » que l’on trouve dans les grottes.
Aujourd’hui Roquetaillade est constitué de deux châteaux forts se trouvant dans la même enceinte :
Le Vieux château dont les premières constructions datent d’avant le XIIe siècle. Il est aussi appelé château de « La Motte ».
Le château « Neuf » date du début du XIVe siècle. Il est construit par Gaillard de La Motte, neveu du Pape Clément V. Il est aménagé par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, qui y entreprend d’importants travaux de décoration et de création de mobilier.
Gravures de Léo Drouyn (1845 et avant restauration par Viollet-le-Duc)
Pour sa sauvegarde Roquetaillade est ouvert en public en 1956.
Le parc classé de Roquetaillade comprend les vestiges de l’enceinte médiévale avec la barbacane, le ruisseau du Pesquey et ses berges, le chalet XIXe et le pigeonnier du Crampet, qui fait partie de l’écomusée de la Bazadaise.
Le château de Roquetaillade est dans la même famille depuis plus de 900 ans.
Peinture des plafonds de la salle synodale pour achever le travail de Viollet-le-Duc
« En un mot, Roquetaillade est une merveille que tous ceux qui aiment le beau devraient visiter. »
Léo Drouyn
De Roquetaillade, que j’avais visité jeune ado, j’avais surtout gardé le souvenir des décors hauts en couleur de Viollet-le-Duc.
Décors qu’il ne sera pas permis de photographier mais qu’on peut retrouver sur le site officiel du château (voir ci-dessus), et bon nombres de pages sur la toile (notamment sur l‘Inventaire du Patrimoine de Nouvelle-Aquitaine).
Je ne les avais pas franchement appréciés à l’époque, mais l’âge aidant et après plusieurs jours de grisaille, mon regard était nettement plus admiratif !!
:-)
Visite sous une pluie fine… (galeries, en gris et vert !)
Entrée du domaine : le château neuf et la chapelle Saint-Michel
Aux portes (et fenêtres !) du château neuf, avant et après la visite, et vue sur la chapelle
Autour du château vieux et des écuries
L’esplanade sud et les abords
La chapelle et la façade est du château neuf
Promenade à refaire par une belle journée d’automne ou de printemps !!