- Route des vins du Médoc, Architecture, Médoc

Margaux : au coeur de la vigne

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Le Margaux est un vin rouge français d’appellation d’origine contrôlée produit autour de la commune de Margaux dans le Médoc, une des subdivisions du vignoble de Bordeaux.

C’est la plus étendue et la plus méridionale des appellations communales du vignoble du Médoc. On dit des Margaux qu’ils sont les plus féminins des vins médocains.

(source Wikipédia – lire la suite)

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blog-p8010723-vigne-margaux.jpg Village de Margaux, église St Michel et vignoble autour de Château-Margaux
Le 1er Août
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- Margaux, - Route des vins du Médoc, Architecture, Médoc

Prestigieux Château Margaux…

(5 galeries)

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Le château Margaux est un domaine viticole réputé de 262 hectares dans le Médoc, situé en appellation AOC margaux sur la commune de Margaux. Il produit l’un des vins de Bordeaux les plus prestigieux, qui porte ce même nom.
Le Château Margaux est un « premier grand cru classé » selon la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855. Il partage cette rare distinction avec le Château Lafite Rothschild, le Château Latour, le Château Mouton-Rothschild et le Château Haut-Brion.

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En 1977, André Mentzelopoulos achète à la famille Ginestet l’ensemble du domaine et le restaure. Ces investissements marquent le retour de Château Margaux au rang des Premiers Crus. En poursuivant le programme d’investissement défini par son père, Corinne Mentzelopoulos, dans les années qui suivent la disparition d’André, va réussir à faire face à l’explosion de la demande pour les grands vins de Bordeaux à partir de 1982.
Elle s’associe en 1990 à la famille Agnelli, qui détient la majorité, avec 75 % du capital de Château Margaux. Cette association va durer jusqu’en 2003, date du décès de Giovanni Agnelli. Le groupe italien revend alors ses parts à Corinne Mentzelopoulos qui redevient l’unique actionnaire du domaine, propriétaire et gérante de la société Château Margaux.

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(Source Wikipédia – en savoir +)

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Le château (1810-16, classé MH), oeuvre de l’architecte Louis Combes  :

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Autour du hall d’accueil :

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Le hall d’accueil :

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Les chais et divers bâtiments :

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Un vent de modernité : le nouveau chai conçu par Norman Foster
(en savoir +)

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Site officiel de Château Margaux
(avec  notamment une très belle présentation du travail de la vigne et des chais
ainsi que des conseils de dégustation) :.http://www.chateau-margaux.com/fr

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A SUIVRE : le vignoble et l’église Saint-Michel

vigne et église Saint-Michel de Margaux

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- Pessac, Agenda, actualité, manifestations diverses, Architecture, Bordeaux-Métropole

Maison Mauresque de Pessac : « le rêve brisé », texte du Professeur Marc Saboya

 

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La villa Bengali
(page Facebook du collectif de défense)

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La villa Bengali à Pessac, un rêve brisé

 

Pendant des mois, des femmes et des hommes se sont groupés, mobilisés pour sauver un monument. Ce monument a été détruit, à l’abri des regards, au lever du jour en commençant par la loggia mauresque qui ornait sa façade. Il était temps : le mouvement qui demandait la protection de la villa prenait trop d’ampleur. En commençant par la loggia les démolisseurs savaient ce qu’ils faisaient. Cette construction, par sa composition cohérente, par le rythme de ses colonnes et de ses arcs, par ses couleurs créait une unité, plaquait un discours, faisait naître une image et c’est sur cette image, reprise par la presse, que s’appuyait le collectif des défenseurs du patrimoine qui en faisait l’image de sa lutte, son symbole, le socle de ses propositions de sauvegarde dépassant largement le cadre de ce simple édicule. Cette destruction sape tout le travail de reconstruction et affiche la violence du pouvoir qui la décrète.

La loggia et la villa sont désormais à terre. Il ne reste, pour nous et ceux qui nous suivront, que quelques photographies qui vont rejoindre dans un carton d’archive la villa mauresque de l’Herbe, le buffet chinois de la gare d’Arcachon, le casino mauresque de son jardin public et les images du musée des frères Bonie dont les collections sont aujourd’hui dispersées. Certes, cela suffit peut-être pour écrire l’histoire mais en conservant ce témoignage on avait une occasion de continuer à faire vivre cette histoire et même de vivre en son sein. Nexity a raté cette chance qui lui était offerte : être à la fois promoteur immobilier et protecteur d’un patrimoine vivant.

La loggia mauresque de la villa pessacaise témoignait en effet du goût de l’Europe pour l’Orient dans la seconde moitié du XIXe siècle. Cette ouverture vers d’autres frontières va au-delà de la politique de colonisation pour caresser le rêve de l’unité d’une culture méditerranéenne réunissant, par une communion de formes, Athènes, Cordoue, Constantinople, Alger, Sienne, Marseille et Le Caire. La loggia de la villa de Pessac se plaçait très modestement dans cet oecuménisme. Installée sur une véranda elle offrait une terrasse protégée qui avançait la vue et l’espace de vie vers un beau parc. Les colonnes où alternaient brique et pierre cadraient des points de vue. Mais la grande originalité de cette architecture était ici dans le dessin des arcs : le traditionnel arc outrepassé qui définit en général le caractère mauresque était remplacé par un couvrement en forme de large accolade se resserrant à sa base et traduisant une inspiration plus rare proche de l’art moghol, ce qui expliquerait l’autre nom, indien celui-ci, de la villa, la villa Bengali.

On pourrait voir dans cette interprétation un élargissement du pillage des formes vers le sous-continent indien en même temps qu’une impossibilité du monde occidental de renouveler en puisant dans son propre fonds des rhétoriques usées. Mais à ce seul titre la villa Bengali était déjà un témoignage précieux. La loggia était donc le miroir de toute une histoire, celle de la circulation des formes qui a toujours enrichi l’histoire de l’art comme celle de l’expression des idéologies qui ont dicté ces transferts. Ces témoignages qui reconstruisent un Orient imaginaire sont de nos jours de plus en plus rares et la modestie de cette installation avec son écran de colonnes polychromes et ses arcs délicats ne pouvait justifier sa destruction : « Une simple cuillère à café ne reflète-elle pas le soleil ?» écrivait en 1948 Siegfried Giedion, le grand historien du Mouvement moderne. Le rêve est brisé mais le refoulé de ce reflet éteint fera un jour son retour !

Marc Saboya
Professeur d’ Histoire de l’art
Université Michel de Montaigne

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En savoir + sur la villa Bengali :

« Sauver la villa Bengali (1854) à Pessac »
 « C’est fini pour la villa mauresque de Pessac »

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