Passage obligé quand je suis dans le Médoc : cette route entre Pauillac et Saint-Estèphe (on pourrait l’appeler « avenue des carrelets » tant ils sont nombreux !!) avec, en fin de parcours, une halte au petit port de la Chapelle.
Le port de Saint-Estèphe, en bordure d’estuaire – le 7 Mars 2022
Sur le chemin du retour, je n’ai pas résisté à un petit crochet par Margaux. La taille hivernale de la vigne ainsi que le remplacement des piquets (sécaillage ou carassonnage) s’achèvent.
Toujours pas de franc soleil, seule la longue haie d’osiers à proximité du château apporte une note de couleur !
Pauillac, le 22 Février 2022 – Pour cette deuxième virée de l’année dans le Médoc, après une courte pause sur le port, intriguée par cette grue derrière la mairie, je décide de visiter un peu le quartier dont je ne connaissais qu’une petite boulangerie sur les quais et un restaurant uruguayen !
Les facteurs semblent avoir trouvé une bonne adresse ! Les rues sont particulièrement paisibles en ce milieu de journée.
On découvre l’église Saint-Martin (de style néo-classique, construite de 1824 à 1829) et la légende de son clocher, dont le dôme avait été détruit par un violent orage en 2013…
A l’intérieur, le regard se porte sur le maître-autel au style baroque et sur l’ex-voto du Saint-Clément (navire de guerre de la fin du XVIIIe siècle) honorant la mémoire de Saint-Clément, pape et patron des marins, pilotes, lamaneurs et aspirants de la station de Pauillac.
Le quartier recèle de vieilles façades, quelques tours aux toits étranges et une faune parfois sauvage ! Plus sérieusement, je vous invite à consulter le site officiel Pauillac-Médoc pour découvrir la ville, son histoire, son patrimoine.
Quant à la grue qui avait éveillé ma curiosité, elle se situe sur le chantier de rénovation du château Grand-Puy-Ducasse. Rendez-vous en 2023 (j’espère…) pour une visite et une dégustation !
C’était la première vraie balade depuis fort longtemps, pour repartir d’un bon pied en ce début d’année 2022 et revenir timidement sur la blogosphère. J’en profite pour vous présenter tous mes voeux de bonheur et santé !
Nous voici dans le Médoc, à Macau, sur le chemin du Bord de l’Eau, plus précisément « le Bout de l’Île », où se dressent donc, pieds dans l’eau elles aussi, deux étranges « pagodes » aux origines particulières…
;-)
Dossiers inventaire général du patrimoine culturel de Nouvelle Aquitaine :
Logis, dépendances et kiosques, vers 1960 (collection particulière) –(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire
L’Argentine, clé de ce petit mystère !
Si Macau se tourne inlassablement vers les rives de l’estuaire, l’inspiration architecturale de ses bords de fleuve provient parfois de contrées situées à l’autre bout du monde. On peut ainsi observer deux charmants petits kiosques qui braquent leurs regards sur l’eau. Outre qu’ils nous offrent un joli point devue sur la Garonne et le Bec d’Ambès, avec leurs chapeaux stylisés (un toit hexagonal en tuiles vernies qui se termine par une bordure en rais-de-cœur) ces « pagodes » de 1888-1889 évoquent pourtant l’Amérique latine ! Elles signalaient l’entrée de la propriété du château Biré dont les négociants Dussaud étaient les propriétaires, on sait qu’ils commerçaient avec l’Argentine (à Buenos Aires on trouvait aux embarcadères des kiosques d’accueil très semblables) : c’est sans doute là qu’il faut chercher la clé de ce petit mystère (*) !