Retour sur cette journée du 20 Juillet, où l’improvisation et le hasard avaient bien fait les choses en me menant au château Lamothe-Bergeron et dans quelques jolis coins de nature de Cussac-Fort-Médoc.
Mais commençons par le début : une première halte, à une boulangerie (faut bien assurer le ravitaillement !), juste à côté de l’église.
Quelques images des ornements, avec de jolis bas-reliefs et certaines fresques évoquant, comme par exemple à Saint-Romain de Soussans, la vigne. Pour une vision complète et de longues explications, voir les dossiers ci-dessous.
Dossiers inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine :
Je me devais, pour ce billet sur Lamothe-Bergeron, de parler d’abord de vin et non d’histoire !
C’est au hasard des petites routes sillonnant les vignes de Cussac-Fort-Médoc, que j’ai découvert ce très joli château, dans un écrin de verdure.
Sous des platanes et un cèdre, des tables se prêtent à des déjeuners champêtres. Une famille s’est déjà installée. Bref, on l’aura compris, les lieux sont accueillants !
Pour la première fois, j’ai donc mis de côté l’appareil-photo et entamé une vraie visite !
Un grand merci pour celle, individuelle, qui m’a été proposée au pied levé, alors qu’une visite de groupe (mais en anglais) était programmée une heure plus tard.
Et « enchantée », il n’y a pas que la visite qui l’était ! Les explications (terroir, vin) agrémentées de quelques anecdotes, les effets visuels dans le cuvier et les chais d’élevage, et pour finir, l’initiation à la dégustation, m’ont donné envie de mieux découvrir cet univers. Il était temps !…
Quelques images du château de style néo-classique (1868)
Château Lamothe-Bergeron, Cussac-Fort-Médoc – le 20 Juillet 2021
Parcours « Découverte & Innovation »
Blotti entre Margaux et Saint-Julien, le vignoble du Château Lamothe Bergeron s’étend sur 67 hectares en appellation Haut-Médoc. Son vin reflète la qualité de son terroir de graves garonnaises et bénéficie du statut de Cru Bourgeois depuis le 19ème siècle. Aujourd’hui, le Château Lamothe Bergeron appartient à la CAPSSA et fait appel à Hubert de Boüard pour suivre et conseiller la propriété.
Depuis 2015, le château accueille les visiteurs dans une bâtisse du 19ème siècle entièrement rénovée et leur propose une immersion scénographique au sein de la propriété. Récompensé aux Best Of Wine Tourism pour ce parcours « Découverte & Innovation » (« les visites enchantées »), le château Lamothe Bergeron vous fait découvrir les secrets de l’élaboration et de la dégustation du vin.
Elle commence au Moyen-Âge avec, à Cussac, une seigneurie du Captal de Buch (eh oui, on n’est pas bien loin du Bassin et du Pays de Buch !) et la construction d’un château sur une « butte » ou « motte » : le château Lamothe.
Au 18ème siècle, le château est la propriété de la famille Bergeron. En 1796, Jacques de Bergeron (1760-1810) à l’origine de plusieurs essais sur la culture de la vigne, met au point une technique de greffe : la « méthode Bergeron ».
Une des descendantes de sa belle famille fait construire avec son époux M. d’Armana le château actuel (1868, architecte Henri Duphot). Le domaine se compose de 25 hectares de vigne.
A la fin du 19ème siècle, un des descendants lui donnera le nom de Château Lamothe de Bergeron.
Au cours du 20ème siècle, le château changera plusieurs fois de propriétaires. Il est classé Cru Bourgeois en 1932.
En 1957, propriété de la famille Camus, il est endommagé par un incendie et sa charpente en bois est remplacée par une charpente métallique.
Le domaine de 56 ha comporte alors 36 ha de vignes. La société Cordier-Mestrezat mènera une opération d’agrandissement portant ces superficies à 77 ha dont 64 ha de vignes dans les années 1990. Ceci, au détriment du château…
En 2009, la société de Cognacs H. Mounier & Hardy achète le domaine et entreprend en 2014 d’importants travaux de rénovation.
Depuis Juillet 2015, le château accueille les visiteurs. (voir chapitre précédent et ci-dessous)
L’église Saint-Seurin de Lamarque (XIXème), surtout connue pour son dôme offrant une vue panoramique sur le Médoc, se refait une beauté, avec la restauration des peintures de la coupole, au dessus de l’autel.
Elle reste toutefois ouverte, et les bénévoles de l’association des Amis de l’église de Lamarque accueillent les visiteurs (en savoir +).
Cette église fait la fierté des habitants de Lamarque. Avec son dôme de plomb, elle offre une vue panoramique sur l’estuaire, ses îles ainsi que le vignoble. Par beau temps, vous pouvez même voir le pont d’Aquitaine. L’église, construite à partir de 1838, a pourtant failli perdre son plus bel atout à la fin des années 1960. Son dôme menaçait de s’effondrer, le budget de la commune ne permettait pas alors de le restaurer. Il a fallu attendre 2005 pour que la coiffe de l’église soit rénovée et que ses fidèles puissent profiter du petit bijou que vous avez sous les yeux. Le visiteur pénètre dans le dôme par un escalier unique en son genre, tantôt droit, tantôt en colimaçon. Il rappellera peut-être aux cinéphiles celui du film « Le nom de la rose ». Le tout a un côté fantastique et poétique qui vaut le détour.
Quelques images anciennes pour déjà planter le décor et se préparer à l’ascension du dôme de l’église Saint-Seurin, avec une vue plongeante et panoramique sur Lamarque et ses environs.
(8 photos)
Eglise St Seurin(1836), et son dôme (restauré en 2005) Lamarque, le 11 Juillet 2017 .
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Brochure de présentation (double-clic pour agrandir) :
Un petit air de déjà vu… Et cette fois encore pas à l’heure idéale et sans une jolie lumière, mais avec un vert éclatant interdisant le passage en N&B !
Prochain rendez-vous par une belle journée d’Automne !!