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Toutain au Printemps d’Arcachon 2010

 

 

Du 18 mai au 22 juin, le Front de Mer accueillera
les sculptures monumentales de Jean-Louis TOUTAIN
et les oeuvres aériennes de GEDDA.

 

Jean-Louis Toutain privilégie les personnages massifs, au corps voluptueux, pleins de tendresse dont les membres semblent fuir vers l’inatteignable.
Ces personnages aux formes pleines et douces qui ont fait le tour du monde, seront exposés face au Bassin. A portée de tous, le public peut toucher les statues, les enfants peuvent se les approprier en les escaladant.
http://www.toutain-art.com/

Nota : une exposition de bronzes se tiendra à la Galerie Saint Martin, au Moulleau.

 

Gedda, elle, privilégie des oeuvres en couleurs, vives et lumineuses, pleine de légèreté. Elle en travaille l’expressivité en jouant sur les effets de transparence. Elle livre, sur le Front de Mer, une série de trentaine d’oeuvres, réalisées sur des plaques de verre synthétiques, qui seront suspendues aux arbres du Front de Mer pour sortit l’art des cimaises et des lieux consacrés à la culture.
http://www.art-gedda.com/

 

(source portail officiel de la ville d’Arcachon)

 

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Le temps ne se prêtait pas vraiment aux photos ce matin, et cette découverte des « monumentales » de Toutain, dont celle-ci, sur la jetée Thiers, fut un pur hasard…

A suivre !

 

 

 

« A l’abordage », Monumentale de Toutain, et un fan-club !

 

 

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Les baigneuses de Jean-Louis Toutin envahissent le Bassin d'Arcachon

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Paris et banlieue, Portraits et moments de vie

« Le retour de Marcus Sextus »

 

« J’allai donc ce matin au Louvre; mais avant d’arriver à l’atelier du peintre de M. de Serbellane, je m’arrêtai dans la galerie des tableaux; il y en avoit un qu’un jeune artiste venoit de terminer [Le Marcus Sextus de Guérin.]: il me frappa tellement, qu’à l’instant où je le regardai, je me sentis baignée de larmes. Vous savez que de tous les arts, c’est à la peinture que je suis le moins sensible; mais ce tableau produisit sur moi l’impression vive et pénétrante, que jusqu’alors je n’avois jamais éprouvée que par la poésie ou la musique. Il représente Marcus Sextus, revenant à Rome après les proscriptions de Sylla. En rentrant dans sa maison, il retrouve sa femme étendue sans vie, sur son lit; sa jeune fille, au désespoir, se prosterne à ses pieds. Marcus tient la main pâle et livide de sa femme dans la sienne; il ne regarde pas encore son visage; il a peur de ce qu’il va souffrir; ses cheveux se hérissent, il est immobile; mais tous ses membres sont dans la contraction du désespoir. L’excès de l’agitation de l’âme semble lui commander l’inaction du corps. La lampe s’éteint, le trépied qui la soutient se renverse, tout rappelle la mort dans ce tableau; il n’y a de vivant que la douleur. Je fus saisie, en le voyant, de cette pitié profonde que les fictions n’excitent jamais dans notre coeur, sans un retour sur nous-mêmes; et je contemplai cette image du malheur comme si, dangereusement menacée au milieu de la mer, j’avois vu de loin, sur les flots, les débris d’un naufrage. Je fus tirée de ma rêverie par l’arrivée du peintre qui me mena dans son atelier; je vis le portrait de M. de Serbellane, très-frappant de ressemblance. Je demandai qu’on le portât dans ma voiture: pendant qu’on l’arrangeoit, je revins dans la galerie pour revoir encore le tableau de Marcus Sextus.»

extrait du roman »Delphine » (1802), de Mme de Staël (1766-1817)

 

 

Le retour de Marcus Sextus de  Pierre-Narcisse Guérin – 1799 – musée du Louvre 
Technique Huile sur toile 217 x 243 cm

 

 

source wikipédia – clic sur l’image puis sur la loupe pour l’affichage en grand format

 

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Pour la petite histoire…

De cette visite au musée du Louvre, un dimanche d’Avril 1982, je n’avais gardé en mémoire qu’un regard : celui de Marcus Sextus. Autant un célèbre sourire énigmatique m’avait confortée dans mon indifférence, autant ce tableau m’avait émue (moi aussi !).

Aujourd’hui enfin, je recroise ce regard…