Pas de nouvelle virée médoquine depuis celle du 10 Juin à Saint-Julien, appareil-photo au repos forcé, j’en suis réduite à rebloguer des articles et chercher quelques vieilleries oubliées !… La pause s’impose !
Bonnes vacances aux chanceux qui font leurs valises, et à bientôt !
« Dia de muertos en musica », « les danseuses » et « Expo » de PINAMAR, cabane 244
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Ce samedi, PINAMAR (Georges Kohnen), jeune artiste peintre désireux de se consacrer à plein temps à sa passion, exposait à la cabane 244, sur le port de Larros.
Puisant son inspiration dans ses séjours en Amérique latine, son histoire personnelle, l’actualité, il nous offre des oeuvres colorées, originales, avec des jeux de superpositions (aux interprétations multiples !), sur des thèmes très divers et donc une large palette d’émotions.
Un peu d’histoire, pour commencer. Venant du Bassin d’Arcachon, il était grandement temps de consacrer un chapitre à l’ostréiculture sur l’estuaire, dans le Bas-Médoc…
La pêche de l´huître plate est attestée dans l’estuaire dés l´Antiquité, puis au Moyen Âge, mais semble disparaître au 16e siècle. L’abbé Baurein y consacre un passage dans son ouvrage vers 1784-1786.
Des décrets sont mis en œuvre en 1852 et 1853 pour la pêche à pied et à la drague.
Ce n´est vraiment que dans la seconde moitié du 19e siècle que l´ostréiculture prend de l´ampleur avec l´arrivée de l´huître portugaise : en 1868, lors d´une tempête, le navire « Le Morlaisien », en provenance du Tage, transportant des cargaisons d´huîtres portugaises, aurait rejeté une partie des huîtres avariée au niveau du lieu-dit « La Fosse », situé entre Talais et Saint-Vivien-de-Médoc. Des gisements ont ainsi commencé à apparaître progressivement sur la rive gauche. A partir de 1875, les crassats (gisements naturels d’huîtres) ont été organisés en parcs et concessions, du chenal de Goulée jusqu´à Soulac. A Talais, quatre parcs à huîtres sont établis en 1881 sur le crassat du Cheysin, puis agrandis en 1883. Cette même année, la production atteint son apogée avec 62 millions d´huîtres pour l’ensemble des communes du Bas-Médoc. Un extrait des registres de délibérations de la commune de Talais de l´année 1922 (voir en annexe) montre l´ampleur du phénomène ; des cartes postales montrent notamment l´effervescence qui règne alors dans les petits ports du Bas-Médoc. L´activité ostréicole diminue progressivement à partir des années 1970, à la suite de virus et à la pollution cadmium des eaux estuariennes (en provenance d´anciennes mines de l´Aveyron). Le projet de développement de l´avant-port du Verdon et l´envasement de l´estran contribuent également à la disparition de l’ostréiculture ; les parcs sont expropriés afin de permettre la réalisation des bassins portuaires. A Talais, l´activité ostréicole a été relancée avec succès dans les années 2010. (…)
(…) le port est établi en 1858 sur le chenal de Talais au niveau dela Passe Castillonnaise. L’activité du port est essentiellement tournée vers la pêche de l’huître qui débute autour de 1880.Des travaux sont effectués en 1890. Le port est détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La commune procède alorsà un réaménagement total du lieu en reconstruisant notamment les cabanes. Toutefois, le port de Talais est abandonnéprogressivement à partir de 1950, condamné par l’arrêt définitif de l’activité ostréicole dans les années 1970. L’élevage ostréicole dans le port connait une renaissance dans les années 2010. (…)
en savoir + : dossier inventaire Aquitaine complet sur le port de Talais
Saviez-vous que les Hollandais appellent affectueusement notre Deudeuche nationale « le canard (moche) »?!
Voilà qui explique le nom donné par Peter van Heijst et Marianne Hazejager, installés à Aubeterre et à Bonnes, à leur petite entreprise de location de 2CV !